« Je n’ai pas mieux ven­du ma pein­ture pour au­tant »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L'été -

Trois mois de pri­son avec sur­sis, au­tour de 300 000 eu­ros d’amende (il ne les a ja­mais ver­sés), une oreille en moins, ce qui lui fait un point com­mun avec Van Gogh, une brû­lure à la joue qu’il s’est in­fli­gée avec un fer à sou­der pour dé­non­cer le ré­gime maoïste… Pierre Pi­non­cel­li n’a ja­mais re­cu­lé de­vant rien pour at­ti­rer l’at­ten­tion sur les causes qu’il dé­fen­dait, tout en fai­sant par­ler de lui. « Ça me fait une belle jambe. Je n’ai pas mieux ven­du ma pein­ture pour au­tant », dit-il en ri­go­lant. Lui-même a dé­cli­né un uri­noir en oeuvre, dont il a ven­du un exem­plaire au Mu­sée de Nice. « Le Ma­mac l’a ac­cep­té, en plus. C’est ça le comble ! » Ce qu’il en­ten­dait dé­non­cer ? « L’ado­ra­tion des gens qui se pros­ternent de­vant une pis­so­tière. Ce­ci n’a pas lieu d’être. » Tout pour lui est pré­texte à per­for­mance. Re­tour sur cette af­faire de l’oreille : « Je suis des­cen­du dans une arène et un tau­reau me l’a ar­ra­chée. J’ai eu aus­si un trau­ma­tisme crâ­nien. Faute d’hé­li­co­ptère, deux po­li­ciers ont es­cor­té l’am­bu­lance pen­dant que ma femme ré­ci­tait la prière des ago­ni­sants. Et je ne re­grette rien. »

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