Hom­mage à Gilles Sca­glio­la ce di­manche

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Saint-tropez - N. SA.

Ce di­manche, pen­dant la messe do­mi­ni­cale, un hom­mage se­ra ren­du à Gilles Sca­glio­la, dis­pa­ru il y a un an, à 59 ans. Ses proches se réuni­ront à cette oc­ca­sion. Une date qui entre en ré­so­nance à Saint-Tro­pez avec deux évé­ne­ments que cet hô­te­lier a ar­dem­ment sou­te­nu : le fes­ti­val des An­ti­podes à ses dé­buts et la bra­de­rie, toute proche. Alors que l’his­toire fa­mi­liale s’ancre du cô­té de Cas­tel­nau­da­ry, c’est à Saint-Tro­pez qu’elle pour­sui­vra son autre che­min. Dans l’Aude, ses pa­rents tiennent une phar­ma­cie. Au dé­cès de son père, Gas­sin de­vient un lieu de ré­si­dence se­con­daire pour sa mère. Odette achète aus­si un bout de ter­rain der­rière la place des Lices où sont plan­tées des vignes.

Ou­ver­ture de l’hô­tel en 

Et l’aven­ture de l’Hô­tel des Lices com­men­ce­ra par une plai­san­te­rie. « Elle re­ce­vait beau­coup, beau­coup d’amis », ra­conte Clé­ment, le fils de Gilles. Elle di­sait qu’elle al­lait fi­nir par ou­vrir un hô­tel pour re­ce­voir tout le monde ». Ce se­ra chose faite en 72, l’éta­blis­se­ment - 3 étoiles, 40 chambres au­jourd’hui -- était né. « Moi, j’ai fait ma pre­mière sai­son avec Gilles en 76 », se sou­vient sa femme Vé­ro­nique. 87 mar­que­ra l’ins­tal­la­tion dé­fi­ni­tive de la fa­mille Sca­glio­la au vil­lage. « Gilles a tout de suite vou­lu par­ti­ci­per à la vie tro­pé­zienne », en s’im­pli­quant no­tam­ment dans le syn­di­cat des hô­te­liers, la chambre de com­merce. Ra­dio Saint-Tro­pez po­se­ra ses mi­cros dans le pa­tio de l’hô­tel pen­dant une sai­son. Mais « lui, son but, c’était de faire vivre le vil­lage à l’an­née ».

« On s’ré­gale ! »

Ber­nard Kek­li­kian qui a oeu­vré avec lui au sein de l’as­so­cia­tion des com­mer­çants, se sou­vient de leur com­pa­gnon­nage à l’Udacs. « En­semble, en 96, on a ré­flé­chi à la date qui se­rait la plus in­té­res­sante pour la bra­de­rie et on a choi­si le dé­but des va­cances. Je lui ai suc­cé­dé à la pré­si­dence de l’as­so­cia­tion pour gé­rer cet évé­ne­ment créé par Léo­po­lod Tor­né et Phi­lippe Pons. On l’a dé­ve­lop­pé à notre ma­nière, comme l’ont fait nos suc­ces­seurs ». « On s’ré­gale...», lâche sou­dain Ber­nard Kek­li­kian. « C’était sa phrase : on s’ré­gale ! » ré­pète-t-il comme s’il l’en­ten­dait en­core. « Il voyait tou­jours les choses du bon cô­té. Je suis ému d’en par­ler au­jourd’hui. C’était quel­qu’un de bon.» À l’image de l’hô­tel vu comme « une grande mai­son », sou­ligne Vé­ro­nique. État es­prit qu’elle per­pé­tue avec ses fils Maxime et Clé­ment, à bord de­puis 10 ans. « J’aime que nos clients se sou­viennent de la per­sonne qui les a ac­cueillis et celle qui vous dit au-re­voir », di­telle, en se fai­sant un de­voir de les conseiller au plus juste pour qu’ils aient un bon sou­ve­nir de Saint-Tro­pez. « En fait, nous sommes comme des agents tou­ris­tiques ! »

(Pho­to D. R.)

Gilles Sca­glio­la.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.