Les bé­bés pré­ma­tu­rés vivent mieux qu’il y a  ans Actu

L’étude EPIPAGE-2 me­née par des cher­cheurs de l’équipe In­serm EPOPé (Equipe de re­cherche en épi­dé­mio­lo­gie obs­té­tri­cale, pé­ri­na­tale et pé­dia­trique) sou­ligne les pro­grès ac­com­plis

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Santé -

Les bé­bés pré­ma­tu­rés nés au­jourd’hui se portent mieux que dans les an­nées 19801990. C’est le ré­sul­tat de l’en­quête EPIPAGE-2 me­née par l’In­serm qui conclut qu’«en 20 ans, on constate une nette amé­lio­ra­tion de la sur­vie des en­fants nés pré­ma­tu­ré­ment et une di­mi­nu­tion de moi­tié des sé­quelles cé­ré­brales à l’âge de 2 ans.» « La qua­li­té de vie de ces en­fants est meilleure qu’avant avec moins de han­di­cap sé­vère de type pa­ra­ly­sie cé­ré­brale» sou­ligne le Dr Ju­lie Oer­tel, pé­diatre au ser­vice de mé­de­cine néo­na­tale du CHU de Nice. Pour le Dr Oer­tel, qui a sou­te­nu sa thèse en 2003, l’évo­lu­tion de la prise en charge a beau­coup contri­bué à ces pro­grès. « Ces der­nières an­nées, l’ac­cent a été mis sur les soins de dé­ve­lop­pe­ment. Les nou­veau-nés sont cou­chés dans des co­cons qui fa­vo­risent le po­si­tion­ne­ment sans être en­tra­vés afin de leur per­mettre de bou­ger, de tou­cher leur vi­sage. On in­cite les pa­rents à par­ti­ci­per aux soins, à faire du peau à peau pour fa­vo­ri­ser les contacts, le dé­ve­lop­pe­ment neu­ro­lo­gique et la sta­bi­li­té res­pi­ra­toire.» Fi­na­le­ment, en quelques dé­cen­nies, les pra­tiques ont chan­gé pour prendre en compte le bie­nêtre du nou­veau-né. Les lu­mières des salles sont ta­mi­sées, le bruit li­mi­té. Tout est mis en oeuvre pour li­mi­ter les fac­teurs de stress. Et le per­son­nel hos­pi­ta­lier est plus nom­breux dans ces ser­vices de néo­na­ta­lo­gie. Ain­si, à l’hô­pi­tal l’Ar­chet (CHU de Nice), une in­fir­mière ne s’oc­cupe à la fois que de deux bé­bés en ré­ani­ma­tion néo­na­tale. Les en­fants nés pré­ma­tu­ré­ment sont sui­vis dans les CAMSP (Centres d’ac­tion mé­di­co-so­ciale pré­coce) jus­qu’à l’âge de 6 ans. Ce­la per­met de vé­ri­fier no­tam­ment la crois­sance sta­tu­ro-pon­dé­rale et le dé­ve­lop­pe­ment psy­cho-mo­teur jus­quà l’en­trée en CP. Ain­si, même si le par­cours est plus com­pli­qué au dé­mar­rage, ces tout-pe­tits bé­bés peuvent en­suite vivre aus­si bien que leurs ca­ma­rades.

AXELLE TRUQUET

(Pho­tos F. Cha­va­roche et Ax. T.)

Le Dr Oer­tel (en mé­daillon) constate le bé­né­fice des soins de dé­ve­lop­pe­ment pour les pré­ma­tu­rés.

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