Une éva­lua­tion nu­tri­tion­nelle avant le dé­but des trai­te­ments

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Santé -

So­phie Es­tran est dié­té­ti­cienne au sein du CHU de Nice. Elle ren­contre les pa­tients dès l’an­nonce du diag­nos­tic du can­cer. Son rôle est es­sen­tiel puis­qu’elle veille à ce que les ma­lades conservent un poids sa­tis­fai­sant. « Il ne faut pas at­tendre la perte de poids pour prendre en charge une per­sonne mais faire une éva­lua­tion nu­tri­tion­nelle avant le dé­but des trai­te­ments. » Pour ap­pré­cier les gains et pertes pon­dé­rales, elle se base sur le poids de forme, qui sert de ré­fé­rence. « Le pa­tient doit pri­vi­lé­gier les re­pas agréables, va­riés. Si be­soin, il peut frac­tion­ner l’ali­men­ta­tion en  ou  prises sous forme de pe­tits vo­lumes – man­ger moins mais plus sou­vent –, ou en­core pri­vi­lé­gier les ali­ments éner­gé­tiques », in­dique So­phie Es­tran. Si mal­gré ces conseils la dé­nu­tri­tion s’ins­talle, plu­sieurs so­lu­tions sont en­vi­sa­geables : la prise de com­plé­ments nu­tri­tion­nels oraux (il en existe sous dif­fé­rentes formes et sa­veurs) ou la nu­tri­tion ar­ti­fi­cielle (en­té­rale ou pa­ren­té­rale). La dié­té­ti­cienne cherche à pré­ve­nir et li­mi­ter les ef­fets se­con­daires des trai­te­ments (troubles du goût, de la dé­glu­ti­tion, nau­sées, vo­mis­se­ments, diar­rhées, consti­pa­tion, etc.) Et après ? Il ne faut pas re­tom­ber dans ses éven­tuels tra­vers et li­mi­ter la prise de poids, pra­ti­quer une ac­ti­vi­té phy­sique et adop­ter une ali­men­ta­tion équi­li­brée.

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