Ces voi­tures-là, mon vieux, elles sont ter­ribles

Pre­mière vente aux en­chères de vé­hi­cules de col­lec­tion de­main, sa­me­di à la Zac du Cer­ce­ron.Vingt-sept mo­dèles de lé­gende sont pro­po­sés aux col­lec­tion­neurs

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Saint-Raphaël -

“Il y en a vrai­ment pour tous les bud­gets” Huis­sier de jus­tice ins­tal­lé à Fré­jus, pour la pre­mière fois de sa longue car­rière, Maître Gé­rard Char­lier de Vrain­ville ani­me­ra une vente aux en­chères de vé­hi­cules de col­lec­tion. Une pre­mière vente vo­lon­taire sur l’Est-Var qui de­vrait at­ti­rer son lot de pas­sion­nés de belles car­ros­se­ries.

Tout d’abord, que si­gni­fie cette ap­pel­la­tion de « vente vo­lon­taire » ? On dis­tingue ce qu’on ap­pelle des ventes ju­di­ciaires liées aux sai­sies ou li­qui­da­tions, et les ventes vo­lon­taires qui – comme leur nom l’in­dique – s’ef­fec­tuent sur la base du vo­lon­ta­riat. Ce­la veut dire que les pro­prié­taires col­lec­tion­neurs signent un man­dat avec un prix de base, pour en­suite la mettre en vente comme ce­la se­ra le cas de­main. Ils peuvent, tout aus­si bien, pro­po­ser leur bien sur un site spé­cia­li­sé. Mais une vente aux en­chères per­met le plus sou­vent d’en ti­rer le meilleur prix… car il y da­van­tage de monde et les prix peuvent mon­ter, mon­ter... Pour­quoi or­ga­ni­ser une vente de ce genre à Saint-Ra­phaël ? À l’image du Salon de la voi­ture his­to­rique qui se dé­rou­le­ra chaque an­née à Fré­jus, les vé­hi­cules de col­lec­tion at­tirent de plus en plus de monde. Cô­té ven­deurs comme cô­té ache­teurs, il y a une forte de­mande pour ce type de pro­duit. Or, il n’exis­tait rien sur le sec­teur. C’est une pre­mière ! Ne se­rait-ce que pour les frais d’or­ga­ni­sa­tion, vous pre­nez donc un risque ? Ef­fec­ti­ve­ment. Est-ce que les vi­si­teurs vien­dront sim­ple­ment pour ad­mi­rer ces voi­tures, ou est-ce qu’ils se dé­pla­ce­ront pour in­ves­tir sur un modèle qui leur plaît ? Est-ce que la mayon­naise va prendre ou pas ? Ré­ponse de­main en fin d’après-mi­di. Si cette pre­mière s’avère concluante, je n’hé­si­te­rai pas à or­ga­ni­ser ré­gu­liè­re­ment ce type d’évé­ne­ment… Com­bien de vé­hi­cules se­ront pro­po­sés ? Vingt-sept. Les pro­prié­taires viennent d’un peu par­tout en France. Je pré­cise que toutes ces voi­tures sont ven­dues avec le cer­ti­fi­cat de contrôle tech­nique. Elles se­ront ex­po­sées le ma­tin de  h à  h . La vente dé­bu­te­ra à par­tir de  heures. Cette vente sup­pose de gros moyens fi­nan­ciers ? Jus­te­ment non : il y en a vrai­ment pour tous les bud­gets. Certes, il y a des mo­dèles haut de gamme comme la Bent­ley ou la Porsche Tar­ga, mais il y a aus­si des Fiat , l’Aus­tin Mi­ni ou la Mi­ni-Moke qui sont à des prix très abor­dables, ac­ces­sibles à tous les nos­tal­giques d’une époque. Sur quelle base ta­ri­faire son­telles mises en vente ? Di­sons qu’il y a d’un cô­té le prix de ré­serve, c’est-à-dire le prix de base fixé par le pro­prié­taire, et de l’autre cô­té l’es­ti­ma­tion réelle du vé­hi­cule. Entre les deux, il y a une marge in­té­res­sante pour les ache­teurs éven­tuels. Par ailleurs, étant en­ten­du que c’est une vente vo­lon­taire, je pré­cise qu’au prix de vente se ra­joutent  %, et non  % comme l’exige une vente ju­di­ciaire. En clair, pour un vé­hi­cule ven­du   € ,il fau­dra ra­jou­ter  € et non 

O J , Maître Gé­rard Char­lier de Vrain­ville ani­me­ra la vente aux en­chères. 6 H ) _ ` 5

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