Louis Ar­baud ,ans, le «Pe­tit bran­car­dier» des Arcs

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Armistice De 14-18 -

En juillet 1914, on s’ap­prête à par­tir en va­cances. Le maître d’école des Arcs, dans le Var, s’adresse à ses élèves : « Mes en­fants, l’heure est grave. L’Al­le­magne veut la guerre, je suis mo­bi­li­sable, je doute fort de me re­trou­ver avec vous à la ren­trée. Amu­sez­vous bien pen­dant les va­cances mais pen­sez à la pa­trie et à votre ins­ti­tu­teur ! » Les en­fants ont le coeur ser­ré. Louis Ar­baud, Ar­cois de 14 ans, en va­cances à La Londe a une idée. Le 6 août au ma­tin, il re­joint la gare d’Hyères, se glisse dans le flot des sol­dats et saute dans le wa­gon à ba­gages.

Bande des­si­née

On ne le dé­cou­vri­ra qu’à l’ar­ri­vée en Lor­raine. Que faire de lui ? On va lui confier un rôle de bran­car­dier. Et voi­là Louis s’ac­ti­vant avec son bras­sard sur l’atroce ter­rain des ba­tailles. Il en­jambe les morts, ra­mène les bles­sés. Un jour, il voit sur le sol un homme éva­noui, dont la jambe a été tra­ver­sée par une balle. C’est son maître. Il le charge sur son épaule et le ra­mène à l’abri. Il est sau­vé. L’émou­vante his­toire de Louis Ar­baud se­ra ra­con­tée et ro­man­cée en bande des­si­née dans le cé­lèbre jour­nal pour en­fants de l’époque, Le Bon Point. Louis Ar­baud, l’en­fant des Arcs, de­vien­dra un hé­ros na­tio­nal sous l’ap­pel­la­tion du « Pe­tit bran­car­dier ». Au bout de quelques se­maines au front, Louis Ar­baud fut ra­me­né par la po­lice chez ses pa­rents dans le Var. Un en­fant n’a pas à faire la guerre !

(DR)

L’his­toire de Louis Ar­baud se­ra ra­con­tée en bande des­si­née.

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