Cé­saire Payan, maire d’En­traunes, tué en sau­vant un ca­ma­rade

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Armistice De 14-18 -

Le di­manche 6 dé­cembre 1914, Cé­saire Payan, âgé de 35 ans, ma­rié, père de deux en­fants, maire d’En­traunes son vil­lage na­tal dans le haut-pays ni­çois, est af­fec­té au 6e Ba­taillon de chas­seurs al­pins (BCA), à la ca­serne si­tuée dans le quar­tier SaintRoch à Nice.

Bran­car­dier

Cé­saire prête main-forte à ses ca­ma­rades se­cou­ris­tes­bran­car­diers. C’est ce qu’il fait en fin d’après-mi­di le 20 août 1918, à l’ouest de la ville de Roye, dans le dé­par­te­ment de la Somme. Alors qu’il tente de sau­ver un ca­ma­rade griè­ve­ment bles­sé, un avion en­ne­mi lâche une bombe. Cé­saire est tou­ché par l’ex­plo­sion. Bien que griè­ve­ment bles­sé au ventre, il re­joint le poste de se­cours de Villers-lèsRoye. Il met son ca­ma­rade à l’abri mais meurt peu après. D’autres maires des Al­pesMa­ri­times sont morts du­rant cette guerre : Mi­chel Ange Gra­glia, sol­dat au 111e RI, maire de Rou­bion, mort le 6 fé­vrier 1915; An­dré Blan­chi, sol­dat au 114e RI, maire de L’Es­ca­rène, mort le 6 août 1917, et Léo­nard Vir­gile (dit Jo­seph) Gas­pe­ri­ni, sous-lieu­te­nant au 55e ré­gi­ment d’ar­tille­rie, maire du Mou­li­net, mort le 14 mars 1915.

(Pho­to fa­mille Payan)

Comme Cé­saire Payan, d’autres maires sont morts au com­bat.

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