His­toire du style al­pin

Vertical (French) - - Sommaire - Par Claude Gar­dien.

Quand le nu­mé­ro 1 de Ver­ti­cal pa­raît en 1985, le style al­pin a dé­jà dix ans. Dix ans que Mess­ner et Ha­be­ler ont fait la dé­mons­tra­tion que l’on peut gra­vir un som­met de 8 000 mètres à deux, d’une traite, comme on le fait dans les Alpes.

En 1970, le Né­pal a ou­vert les portes qu’il avait fer­mées pen­dant sept ans. L’expédition de Ch­ris Bo­ning­ton inau­gure l’ère des grandes pa­rois hi­ma­layennes avec la face sud de l’An­na­pur­na. Au­tomne 1975. À l’Eve­rest, l’expédition du même Ch­ris Bo­ning­ton vient à bout de la face sud-ouest. Le grand pro­blème de cette pé­riode est ré­so­lu, après plu­sieurs ten­ta­tives. Le « grand pro­blème » n’a fi­na­le­ment nar­gué les al­pi­nistes que pen­dant cinq ans. Au prin­temps de cette an­née-là, l’autre grand dé­fi, la face sud du Lhotse, est ten­té par une forte équipe di­ri­gée par le lé­gen­daire Ric­car­do Cas­sin. L’un de ses membres est un Ty­ro­lien du Sud âgé de trente et un ans, Reinhold Mess­ner. Ce­lui-ci compte dé­jà deux grandes faces hi­ma­layennes à son ac­tif: celle du Nan­ga Par­bat (1970), et celle du Ma­nas­lu (1970). Mal­gré la pré­sence d’énormes ta­lents, comme Alessandro Go­gna, l’ex­pé de Cas­sin échoue, mal­me­née par des ava­lanches. Mess­ner a dé­jà une autre idée en tête. En 1970, il écri­vait dans son fa­meux

livre, Le sep­tième de­gré : « Avec un homme comme Peter Ha­be­ler, je me sen­ti­rai prêt à gra­vir un 8 000, à deux, par une voie nou­velle. » À peine ren­tré du Lhotse, Reinhold re­part avec Peter au Pa­kis­tan. Quelques se­maines plus tard, les al­pi­nistes mé­du­sés ap­prennent leur as­cen­sion du Ga­sher­brum I (8068 m), par une voie nou­velle en cor­dée de deux. Le style al­pin s’im­pose sur une des plus hautes mon­tagnes de la Terre. Pour tous les al­pi­nistes de l’époque, cette réus­site fut d’abord l’es­poir de par­tir un jour en Hi­ma­laya. Jusque-là, les ex­pé­di­tions étaient la plu­part du temps des équipes na­tio­nales aus­si lour­de­ment équi­pées que co­pieu­se­ment fi­nan­cées. Peu de chance d’intégrer une de ces équipes d’élites cen­sées re­pré­sen­ter la na­tion au som­met d’un 8 000… Les meilleurs al­pi­nistes se jettent sur ce nou­veau style qu’on dit « al­pin ». Doug Scott, « sum­mi­ter » en 1975 à la face sud-ouest de l’Eve­rest avec Dou­gal Has­ton, en se­ra un des por­te­dra­peaux. Les deux hommes font un ga­lop d’es­sai à la face sud du De­na­li, en ou­vrant une voie nou­velle dans des condi­tions dif­fi­ciles. Dou­gal est em­por­té par une ava­lanche à Ley­sin en 1977. Cette an­née­là, Doug est au Bain­tha Brakk (7285 m). Au som­met avec Ch­ris Bo­ning­ton, il se casse les deux che­villes au dé­but de la des­cente. Les deux hommes mènent une ex­tra­or­di­naire re­traite, dans le mau­vais temps. Doug avance à quatre pattes…

L’Eve­rest sans oxy­gène

Les an­nées sui­vantes sont flam­boyantes : Mess­ner et Ha­be­ler lèvent en 1978 la ques­tion de l’Eve­rest sans bou­teilles d’oxy­gène. Un ta­bou tombe, et si l’as­cen­sion a été réa­li­sée dans le cadre d’une expédition clas­sique (camps, cordes fixes), c’est un vé­ri­table pas dans l’in­con­nu. Cette évo­lu­tion est es­sen­tielle pour la suite. Quelques se­maines au­pa­ra­vant, Reinhold a gra­vi le Nan­ga Par­bat en so­lo, par une voie nou­velle sur le ver­sant Dia­mir… Toutes les bar­rières psy­cho­lo­giques qui pou­vaient jus­ti­fier le main­tien de la tac­tique lourde d’expédition volent en éclat… Quatre jeunes Bri­tan­niques ne ré­pètent-ils pas, cette an­née 1978, en quelques jours, la voie ou­verte par les Fran­çais sous la hou­lette de Lio­nel Ter­ray en 1962 au Jan­nu, qui leur a de­man­dé deux ex­pé­di­tions? Ro­ger Bax­ter-Jones, Rab Car­ring­ton, Brian Hall et Alan Rouse ont dé­mo­li un mythe. Doug Scott s’offre en 1979 l’ou­ver­ture d’une voie nou­velle sur le ver­sant nord du Kang­chen­jun­ga (8 585 m), avec Peter Board­man et Joe Tas­ker. Leur voie re­monte la raide pa­roi du col Nord (6900 m), gra­vie en com­pa­gnie de Georges Bet­tem­bourg. Ils équipent cette par­tie, qu’ils com­parent à la face nord des Droites, puis s’élancent vers le som­met, très éloi­gné, sans Georges, ma­lade. Doug et Georges se tournent en­suite vers le Ku­sum Kan­gu­ru (6367 m), où ils ouvrent une belle voie, puis filent vers le camp de base de l’Eve­rest. Ils optent pour Nuptse (7861 m), et ouvrent une voie au-des­sus de la combe Ouest, avec Brian Hall et

Alan Rouse. Ain­si Georges et Doug on­tils me­né en une sai­son trois ex­pé­di­tions dif­fé­rentes. Avec trois suc­cès pour Doug, deux pour Georges. Cette même an­née, Jim Do­ni­ni, Mi­chael Ken­ne­dy, George Lowe et Jeff Lowe re­montent l’épe­ron nord du La­tok I (7 145 m), jus­qu’à 150 mètres du som­met. Mal­gré de nom­breuses ten­ta­tives de­puis, per­sonne n’a fait aus­si bien, mal­gré les pro­grès en ma­tière de tech­nique et de ma­té­riel…

Mess­ner ne res­pecte vrai­ment rien !

Mess­ner n’a pas rac­cro­ché: en 1980, il fait en so­lo l’Eve­rest par le ver­sant nord, ou­vrant une va­riante, et va­li­dant ain­si la pos­si­bi­li­té du style al­pin sans oxy­gène sur le toit du monde… Il part en été, sai­son de mous­son, et se re­trouve vrai­ment seul sur la mon­tagne. Reinhold ne res­pecte dé­ci­dé­ment rien! Les al­pi­nistes de tout poil se tournent vers cet Hi­ma­laya qui pro­met tant aux pe­tites équipes. Au Ma­nas­lu (8163 m) en 1981, Pierre Bé­ghin ouvre une voie dans la face ouest avec Ber­nard Mul­ler. Pierre Bé­ghin dé­marre là, vrai­ment, sa car­rière à haute al­ti­tude. En 1982, Scott ouvre la face sud du Shi­sha­pang­ma (8013 m), avec Ro­ger Bax­ter-Jones et Alex McIn­tyre. Alex, dé­jà ti­tu­laire d’une as­cen­sion de la face est du Dhaulagiri (8165 m) avec Re­né Ghi­li­ni et Woy­tek Kur­ty­ka en 1980, a ten­té la face ouest du Ma­ka­lu (!) en 1981 avec Kukuczka et Kur­ty­ka en 1981. Juste après le Shi­sha, il part pour la face sud de l’An­na­pur­na avec Re­né Ghi­li­ni. Ils partent très lé­gers. Trop lé­gers. Il leur manque un peu de ma­té­riel pour pas­ser une bande ro­cheuse. Ils re­noncent. C’est alors qu’une pierre frappe Alex. En 1982, Mess­ner gra­vit le Kangch, le Ga­sher­brum II et le Broad Peak en une seule sai­son. En 1983, Bé­ghin s’offre le Kangch en so­lo. Au dé­but de ces an­nées quatre-vingt, tout pa­raît pos­sible. Et de fait, l’al­pi­nisme à haute al­ti­tude va connaître un apo­gée. Ce sont d’abord les fa­bu­leuses ten­ta­tives de Doug Scott sur l’arête sud-est du Ma­ka­lu, ar­rê­tées par le mau­vais temps ou par la ma­la­die d’un com­pa­gnon dans la combe Est du Ma­ka­lu à 8130 mètres, en 1980, à 8370 mètres (un peu moins de 100 mètres du som­met!) en 1984. Puis l’en­chaî­ne­ment GI-GII par Mess­ner avec Hans Kam­mer­lan­der. En 1984, la terre tremble… Deux Ca­ta­lans ins­pi­rés, En­ric Lu­cas et Nil Bo­hi­gas, ouvrent une voie dif­fi­cile dans la face sud de l’An­na­pur­na, celle-là même que Ghi­li­ni et McIn­tyre ont ten­tée deux ans au­pa­ra­vant. Ils n’ont guère d’ex­pé­rience en Hi­ma­laya, mais ils bé­né­fi­cient des conseils de Re­né et ils croient en leur bonne étoile: le bas de la face est ex­po­sé aux chutes de pierres? Ils dé­fi­nissent une tac­tique, et ils as­sument… Le ver­rou qui avait ar­rê­té Re­né et Alex im­pose des pas­sages à 80°, duV+ et A2. La par­tie su­pé­rieure, où ils re­joignent la

voie des Po­lo­nais, op­pose en­core de sé­rieuses dif­fi­cul­tés ro­cheuses. Ils re­des­cendent en rap­pels par cette voie et re­gagnent le gla­cier, « à poil ». Le nu­mé­ro un de Ver­ti­cal, qui sort quelques mois plus tard, titre « Le ta­lent des Ca­ta­lans ».Ain­si à l’An­na­pur­na, l’al­pi­nisme, une fois de plus, change de vi­sage: une voie tech­nique est ou­verte sur un 8 000, dans une face ma­jeure, avec des pas­sages

tech­niques, par une cor­dée de deux, dans un style im­pec­cable. Les Ca­ta­lans placent la barre très haut. L’an­née sui­vante, au Ga­sher­brum IV, qui manque la cote des 8 000 de 75 mètres, Voy­tek Kur­ty­ka et Robert Schauer ouvrent la face ouest, à l’ar­rache. Ces deux as­cen­sions sont en­trées dans la lé­gende. Au­cune des deux n’a été ré­pé­tée, et trente ans après, il semble que les pro­grès, de­puis, ont été dif­fi­ciles. De 1975 à 1985, le style al­pin en Hi­ma­laya a tout bous­cu­lé. En 1986, on as­siste en­core à un séisme : Erhard Lo­re­tan et Jean Troillet re­montent le cou­loir Horn­bein in­té­gral à l’Eve­rest. L’al­ler- retour leur de­mande qua­rante-trois heures…

Le style al­pin l’em­porte

Ré­tros­pec­ti­ve­ment, on reste bouche bée de­vant ces per­for­mances vieilles de trente ans pour les plus ré­centes… Le ma­té­riel n’était pas ce­lui d’au­jourd’hui et les al­pi­nistes re­pous­saient à chaque fois les li­mites un peu plus loin. Les grandes pa­rois, pen­dant ce temps, étaient tou­jours en­vi­sa­gées dans un style tra­di­tion­nel : à l’Eve­rest, les Russes ouvrent une voie dif­fi­cile en 1982, puis au Lhotse en 1990. Le style per­du­re­ra en­core long­temps: la face ouest du Ma­ka­lu est gra­vie par une équipe russe en 1997, la face nord du Jan­nu est réus­sie en 2004 par l’expédition d’Alexandre Odint­sov. Cette der­nière, avec des cordes fixes jusque sous le som­met, laisse un goût amer à tous ceux qui avaient ten­té cette pa­roi en style al­pin, ou au moins lé­ger. En 2007, la face ouest du K2 est gra­vie de la même fa­çon. Cette fois, les al­pi­nistes re­gardent ailleurs… au Jan­nu par exemple, où cette même an­née,Va­le­ri Ba­ba­nov et Ser­guey Ko­fa­nov ouvrent l’épe­ron nord-ouest, une voie par­faite, tech­nique et en­ga­gée… Le style al­pin a rem­por­té la par­tie… Les cordes fixes n’in­té­ressent plus que les can­di- dats aux voies nor­males des 8000 amé­na­gées par agences spé­cia­li­sées moyen­nant un bon chèque. Que s’y passe-t-il au­jourd’hui ? Une ten­dance se des­sine sur les ob­jec­tifs tech­niques à al­ti­tude « moyenne » : comme l’équipe de Doug Scott en 1981 au Shivling, les al­pi­nistes cherchent une belle mon­tagne, spec­ta­cu­laire et dif­fi­cile, si­tuée sou­vent entre 6000 et 7000 mètres, et se l’offrent en style al­pin. Mick Fow­ler est un cham­pion de cette pra­tique. Il a lais­sé sur les som­mets su­blimes Span­tik, Chan­ga­bang, Ar­wa To­wer,

Si­gu­niang, Prow of Shi­vah, Hag­shu… d’in­nom­brables voies tech­niques et aven­tu­reuses qui font de lui et de ses amis (Vic Saun­ders, Paul Ram­sden, Steve Sus­tad, An­dy Cave) les am­bas­sa­deurs de ce style. Dans le do­maine de la haute al­ti­tude, le suc­cès reste dif­fi­cile à ac­cro­cher. Faire plus dur que les cé­lèbres voies des an­nées qua­tre­vingt de­mande un ni­veau tech­nique très éle­vé, un men­tal à toute épreuve, une ex­pé­rience de ce mi­lieu à la marge des pos­si­bi­li­tés hu­maines, et une énorme dose de chance. Les al­pi­nistes sont ai­dés par les nou­velles tech­niques, comme celle du dry too­ling, qui per­met d’avan­cer vite en ter­rain mixte, ce­lui-là même qu’on ren­contre le plus sou­vent en Hi­ma­laya. Dans les Alpes, cette tech­nique a ou­vert une nou­velle ère, et les pas­sages au­tre­fois gra­vis en ar­ti­fi­cielle dans les grandes faces nord sont chas­sés par les spé­cia­listes qui troquent pi­tons et étriers contre pio­lets et cram­pons. L’épe­ron Wal­ker des Grandes Jo­rasses, ain­si réa­li­sé en hi­ver au mi­lieu des an­nées 2000, se­ra es­ti­mé moins dur qu’en tech­nique tra­di­tion­nelle… Les hi­ma­layistes vont s’em­pa­rer de cette tech­nique: tout ce qui per­met de ga­gner du temps per­met de ga­gner de l’éner­gie… et du poids ! Les nou­veaux hi­ma­layistes se re­posent aus­si sur l’ex­pé­rience du « single push » (ou non-stop). Ce style a été ex­pé­ri­men­té sur­tout en Alas­ka du fait de la lon­gueur des jours à la belle sai­son. Mais les grim­peurs, qui ont de­puis long­temps dé­cou­vert l’es­ca­lade noc­turne, y ont dé­cou­vert qu’ils pou­vaient bri­ser le rythme tra­di­tion­nel de leurs jour­nées. Quelques haltes pour pré­pa­rer une bois­son chaude, quelques siestes, un peu de nour­ri­ture éner­gé­tique, et on pro­fite des bonnes condi­tions de la mon­tagne, stop­pant plu­tôt dans les heures chaudes de la jour­née où les pa­rois crachent leurs trop-pleins de neige et de cailloux.

Es­ca­lade mixte et ges­tion du temps

Par­mi les as­cen­sions ré­centes, celle du ver­sant Ru­pal du Nan­ga Par­bat en 2005 par Vince An­der­son et Steve House semble bien re­pré­sen­ter cette ren­contre des nou­velles tech­niques d’es­ca­lade mixte et de la ges­tion du temps. Steve House est un des grim­peurs (avec Mark-Fran­cis Twight et Scott Backes), qui ont uti­li­sé ces tech­niques avec suc­cès en Alas­ka, à l’énorme face sud du McKin­ley (De­na­li), no­tam­ment. Le nombre de réus­sites en­suite en style al­pin sur des som­mets de haute al­ti­tude en dix ans montre bien la dif­fi­cul­té de telles en­tre­prises. Pour ce qui est des 8 000, (il n’y en a guère plus sur les grands som­mets de la ca­té­go­rie 7 000), on compte une voie nou­velle à la face nord- est du Ma­nas­lu par De­nis Urub­ko et Ser­guey Sa­moi­lov, une en so­lo au Cho Oyu par Pavle Koz­jek (2006), une autre (ma­jeure !) sur la même face en 2009 par De­nis Urub­ko et Bo­ris De­de­sh­ko, l’arête Ma­ze­no au Nan­ga Par­bat par San­dy Al­lan et Rick Al­len et leur équipe en 2012, les deux fan­tas­tiques réus­sites de Ue­li Steck d’un cô­té, Stéphane Benoist et Yan­nick Gra­zia­ni sur l’An­na­pur­na en 2013. En 2014, la voie ou­verte par l’équipe de Doug Scott au Shi­sha­pang­ma est ré­pé­tée par une cor­dée du Groupe mi­li­taire de haute mon­tagne ( GMHM): Antoine Blet­ton, Max Bon­niot, Sé­ba­sien Moatti et Sé­bas­tien Ra­tel. La fas­ci­na­tion exer­cée par les as­cen­sions ins­pi­rées des hi­ma­layistes d’il y a trente ans reste in­tacte.

Photo Robert Schauer. Photo Ed Webs­ter.

Page de droite : dans le ver­sant Kangshung du col sud de l’Eve­rest

en 1988 : Robert An­der­son, Paul Teare, Ste­phen Ve­nables et Ed Webs­ter larguent les amarres au-des­sus du pi­lier ini­tial. Ci-des­sous : face ouest du Ga­sher­brum IV, 1985. Voy­tek Kur­ty­ka et Robert Schauer réus­sissent la face ouest. Une des as­cen­sions les plus mar­quantes de l’his­toire du style al­pin.

Photo Pierre Bé­ghin. Photo En­ric Lu­cas/Nil Bo­hi­gas.

À droite : Erhard Lo­re­tan et Jean Troillet creusent un

abri dans le cou­loir Horn­bein. En bas : en 1984, En­ric Lu­cas et Nil Bo­hi­gas ouvrent un

iti­né­raire au­da­cieux dans la face sud de l’An­na­pur­na.

Photo Stéphane Benoist

Ci-des­sous : face sud du Nuptse, 2008 : Pa­trice Glai­ron

Rappaz à l’ou­ver­ture (ra­pide !) d’une des plus belles voies de ces der­nières an­nées.

Photo Erhard Lo­re­tan.

À gauche : Jean Troillet dans le cou­loirHorn­bein à l’Eve­rest. Un al­ler-retour de 43 heures…

Photo Pierre Bé­ghin.

Face nord du K2, en 1991 pen­dant

l’as­cen­sion de Pierre Bé­ghin et Ch­ris­tophe Pro­fit.

Photo Pierre Bé­ghin.

Ci-des­sus : Ch­ris­tophe Pro­fit au som­met du K2 en 1991. Les fron­tales de Pierre Bé­ghin et Ch­ris­tophe furent ob­ser­vées du camp de base par un groupe d’al­pi­nistes émus de les sa­voir là-haut en pleine nuit…

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