S’y re­trou­ver dans l’al­pha­bet des mor­pho­lo­gies

Avant de com­men­cer à tra­vailler son look, il faut sa­voir comment nous sommes faites, et ce n’est pas une mince af­faire. Sauf à suivre les conseils d’isa­belle Tho­mas.

Vie Pratique Feminin - - SOMMAIRE -

X,A, V, H, O ,8... On en­tend sou­vent par­ler de ces six mor­pho­lo­gies. Comment sa­voir la­quelle est la sienne ? On se re­garde dans une glace en met­tant ses pré­ju­gés de cô­té et on es­saie de des­si­ner une lettre sur soi. Par exemple, la sil­houette en 8 est plu­tôt pul­peuse – en tout cas pas maigre – ar­ron­die en haut et en bas avec une taille mar­quée... Ce n’est pas évident pour tout le monde, il y a des gens qui hé­sitent vrai­ment... sur­tout que la mor­pho­lo­gie peut chan­ger au cours de la vie. Après la mé­no­pause, par exemple, on a sou­vent ten­dance à s’épais­sir en haut du corps (buste, bras, taille) tan­dis que les jambes s’af­finent. Le poids est ré­par­ti au­tre­ment. Avec le chan­ge­ment hor­mo­nal, la mor­pho­lo­gie est plus mas­cu­line. Existe-t-il d’autres cri­tères à prendre en compte ? Oui, bien sûr, car ces six mor­pho­lo­gies res­tent très ré­duc­trices. Il ne faut pas se fo­ca­li­ser sur ces lettres mais prendre en compte la fa­çon dont on se tient, son port de tête, la lon­gueur de son cou, la hau­teur de son buste, la lon­gueur et l’épais­seur de ses bras et de ses jambes (mais aus­si leur forme), l’épais­seur de ses at­taches et de ses ge­noux, etc. Il faut se re­gar­der dans la glo­ba­li­té en pre­nant en compte tous ces cri­tères. On ne met­tra pas la même chose si on a une forte poi­trine et des épaules larges ou une forte poi­trine et des épaules toutes fines. Perdre ou prendre du poids peut-il nous faire chan­ger de mor­pho­lo­gie ? Tout dé­pend. Si on mai­grit, on ne pas­se­ra pas du H au 8, c’est-à-dire d’une sil­houette sans taille mar­quée à une sil­houette de pin-up. Mais le O peut de­ve­nir un 8... Si on a des épaules larges comme le V, c’est une his­toire d’os­sa­ture, pas de poids : on les gar­de­ra tou­jours larges ! Si on mai­grit, on pour­ra éven­tuel­le­ment être plus mince du bas, mais on au­ra tou­jours une carrure... Et au-de­là de ces cri­tères pu­re­ment phy­siques ? La per­son­na­li­té et l’éner­gie qui se dé­gagent de chaque per­sonne sont bien sûr à prendre en compte ! Nous ne sommes pas des pou­pées de bois, ou des

« pa­per dolls », que l’on dé­guise. Je n’ha­bille ja­mais des per­sonnes qui ont la même mor­pho­lo­gie avec des vê­te­ments sem­blables : ils ne ra­content pas la même his­toire d’un in­di­vi­du à un autre, ils ne tombent pas de la même fa­çon. Une même robe peut pa­raître vieillotte sur une femme et au contraire don­ner un air dé­ca­lé à une autre. Il est im­por­tant de prendre aus­si en compte sa per­son­na­li­té. Comment trou­ver son look à soi ? Voi­là une vaste ques­tion... que j’ai beau­coup abor­dée dans mes livres ! Avant tout, il faut avoir en­vie de trou­ver son look et de jouer avec les vê­te­ments. Même si l’ap­pa­rence est une af­faire sé­rieuse, il faut es­sayer d’être lé­ger par rap­port à ça. Quand on est mal dans sa peau, il peut être com­pli­qué de trou­ver du plai­sir à s’ha­biller, mais des vê­te­ments adap­tés à notre per­son­na­li­té peuvent jus­te­ment nous ai­der à al­ler mieux, à avoir une meilleure image, à nous ré­vé­ler. Il faut se faire confiance, ne pas avoir de pré­ju­gés et es­sayer... C’est toute une aven­ture ! Les per­sonnes qui ont du mal à faire la dé­marche seule peuvent faire ap­pel à un coach pour les ai­guiller : par­fois, une heure suf­fit pour re­trou­ver confiance, ana­ly­ser son ap­pa­rence, com­prendre ce que l’on dé­gage.

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