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Vie Pratique Feminin - - SOMMAIRE - Par Co­line Bou­vart

Lars Muhl, un cher­cheur à Mont­sé­gur

Mu­si­cien ré­pu­té au Da­ne­mark, Lars Muhl tombe gra­ve­ment ma­lade au mi­lieu des an­nées 90. Il vit re­clus plu­sieurs an­nées et souffre au point de ne plus pou­voir quit­ter son lit. Jus­qu’à ce qu’il ren­contre le Voyant, un guide spi­ri­tuel qui va le soi­gner et l’ai­der à se re­trou­ver. Lars Muhl par­tage au­jourd’hui le ré­cit de son aven­ture ini­tia­tique, du Da­ne­mark jus­qu’à Mont­sé­gur, en pays ca­thare, et en An­da­lou­sie. Un té­moi­gnage dont Flam­ma­rion vient de pu­blier en fran­çais le pre­mier tome. Ren­contre.

En quoi consis­tait l’en­sei­gne­ment du Voyant ?

Il faut s’en­traî­ner pour voir ce qui se passe au­tour de soi, être at­ten­tif. Et pour ce­la, être dans le pré­sent. Se li­bé­rer des peurs, du pas­sé, de tout ce que l’on re­foule, pour se re­trou­ver. Par exemple, un de ses exer­cices à Mont­sé­gur consis­tait à me faire gra­vir la mon­tagne avec un sac rem­pli de pierres. Cha­cune d’entre elles re­pré­sen­tait un dé­faut, un pro­blème non ré­so­lu, une souf­france. Ces pierres qui en­tra­vaient ma marche ra­len­tis­saient mon pas, me ti­raient en ar­rière, il fal­lait que je m’en dé­bar­rasse. Je les ai je­tées une à une du haut de la mon­tagne et me suis li­bé­ré des far­deaux qu’elles sym­bo­li­saient.

Au­jourd’hui, on consi­dère presque l’épa­nouis­se­ment de soi comme une in­jonc­tion.

Qu’est-ce que le bon­heur pour vous ? Il n’est pas dif­fi­cile de se réa­li­ser soi-même, il faut être pré­sent, être at­ten­tif et, pour ce­la, s’en­traî­ner à une forme de conscience de soi dans l’ins­tant. Rompre ses ha­bi­tudes et lâ­cher prise. C’est simple, tout est là. Le ma­tin, le Voyant fai­sait une heure de mé­di­ta­tion au ré­veil et lan­çait sa jour­née par cette phrase : « Je me mets à la dis­po­si­tion de l’uni­vers. » Le bon­heur est conscience de soi et conscience d’être lié à l’uni­vers. L’uni­vers est main­te­nant, et main­te­nant est le bon­heur. Le bon­heur est gué­ri­son. « Le Cher­cheur », de Lars Muhl, trad.alice Bou­cher, éd. Flam­ma­rion, 14,90 €.

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