58 Mon couple Nos hommes dé­testent quand…

Zoom sur toutes ces pe­tites choses que les femmes font (par­fois sans même s’en rendre compte) mais qui agacent, vexent, trau­ma­tisent, dé­rangent, fa­tiguent, re­froi­dissent… bref, qui saoulent leur mec*.

Vie Pratique Feminin - - SOMMAIRE - Par Xa­vier Beau­nieux

Nos hommes dé­testent quand…

Sous la couette, mon ma­ri dé­teste quand je colle mes pieds gla­cés contre ses mol­lets pour me ré­chauf­fer. J’ai beau lui ex­pli­quer que nous, les filles, on a tou­jours froid aux pieds, rien n’y fait : il suf­fit que mes pe­tons frôlent ses jambes pour qu’il sur­saute comme si une guêpe l’avait pi­qué et me rap­pelle que sur son front, y a pas écrit “bouillotte”… » Sté­pha­nie, 40 ans, Pa­ris (75) Chaque an­née, avant l’été, je me mets au ré­gime, his­toire de pou­voir ren­trer dans mon maillot de bain. Mais comme il est hors de ques­tion que je laisse mon mec se bâ­frer de­vant moi, je nous mets tous les deux à la diète. Le pro­blème, c’est qu’il vit très mal cette so­li­da­ri­té ali­men­taire… » So­phie, 42 ans, Li­sieux (14) C’est plus fort que moi, on a à peine fi­ni de faire l’amour avec mon mec que je saute dans mon py­ja­ma en pi­lou. Il dé­teste ce py­ja­ma (il trouve qu’il res­semble aux ri­deaux de ma grand-mère), alors que moi, je me sens su­per bien de­dans. Bon ! c’est clair que ce n’est pas aus­si sexy qu’une nui­sette, mais tant pis si le gla­mour en prend un coup : mon confort avant tout ! » Ka­tia, 35 ans, Au­bagne (13) J’ai mis du temps avant de m’en rendre compte, mais les mecs n’aiment pas trop qu’on les colle. En­fin, c’était le cas de mon ex. Il m’a re­pro­ché de l’avoir trop ra­pi­de­ment col­lé, comme une moule sur son ro­cher. Moi, ça me ré­con­for­tait, mais lui, ça l’étouf­fait. Je le pre­nais pour mon dou­dou alors que lui, il avait be­soin de pré­ser­ver son es­pace vi­tal… » Ma­ri­na, 39 ans, Saint-étienne (42) Mon ma­ri me re­proche d’ar­ri­ver tou­jours en re­tard. J’ai beau faire des ef­forts pour être à l’heure, c’est peine per­due : je n’y ar­rive pas… La ponc­tua­li­té et moi, clai­re­ment, ça fait deux. Il suf­fit que j’aie quelques mi­nutes d’avance pour les perdre aus­si­tôt. Et ça, sans même m’en rendre compte ! C’est li­mite pa­tho­lo­gique… Pour­tant, je n’ai pas tou­jours été à la bourre. La preuve, je suis née à huit mois ! » Éli­sa­beth, 37 ans, Sèvres (92)

L’autre jour, j’ai eu le mal­heur de dire à mon co­pain qu’avec mon ex, les pré­li­mi­naires

du­raient plus long­temps qu’avec lui… De­puis, il psy­chote et n’ar­rête pas de se com­pa­rer à mon ex – qu’il n’a ja­mais ren­con­tré – et à me bom­bar­der de ques­tions. J’ai beau lui dire que lui aus­si est un très bon amant, rien n’y fait : il fait une fixette ! De son cô­té, il ne se gêne pour­tant pas pour me dire que son ex à lui avait une plus belle poi­trine que moi… » Au­drey, 28 ans, Pa­ris (75)

Mon ma­ri s’ap­pelle Mi­chel. Comme j’ai hor­reur de ce pré­nom que je trouve rin­gard, en pri­vé, je lui ai trou­vé un pe­tit nom

d’amour : Bé­bé­chou. Bon, c’est vrai, j’avoue, y a plus vi­ril comme sur­nom amou­reux. Sur­tout que mon mec est taillé comme une ar­moire à glace… Une fois, au cours d’un dî­ner avec sa fa­mille, ça m’a échap­pé, je l’ai ap­pe­lé Bé­bé­chou de­vant tout le monde : ses pa­rents, ses frères, ses cou­sins… Le pauvre, il s’est fait van­ner pen­dant toute la soi­rée ! » Ly­die, 40 ans, Ouis­tre­ham (14) Même si lui ne se gêne pas pour pé­ter de­vant moi, il suf­fit que ça m’ar­rive pour que mon co­pain me fu­sille du re­gard, l’air dé­goû­té… Non mais, il s’ima­gine quoi ? Que nous, les filles, on est de pe­tits êtres éthé­rés, dé­pour­vus de tube di­ges­tif ? » Ca­ro­line, 39 ans, Stras­bourg (67)

Moi, quand j’ai un pro­blème, j’ai be­soin d’en par­ler au­tour de moi. Sauf que mon mec, lui, a hor­reur que je “dé­balle nos pro­blèmes in­times de­vant

tout le monde”. Mais ce qu’il n’a pas l’air de com­prendre, c’est que ce n’est pas en res­tant tout seul à bou­der dans son coin que les choses s’ar­rangent. Au contraire… » Amé­lie, 36 ans, Bourges (18) J’ai eu un pe­tit co­pain qui ne sup­por­tait pas que je me re­fuse à lui. Si lui avait en­vie de faire l’amour, il ne com­pre­nait pas que moi, je puisse ne pas être d’hu­meur à grim­per au ri­deau avec lui… Sa théo­rie, c’était qu’un homme sexuel­le­ment sa­tis­fait n’irait pas voir ailleurs. C’est pour­tant ce qu’il a fi­ni par faire… Bon dé­bar­ras ! » Agathe, 38 ans, Pan­tin (93)

Un homme qui, de son plein gré, fait du shop­ping avec sa co­pine et as­siste à ses es­sayages, ça n’existe que dans “Pret­ty Wo­man” ! Dans la vraie vie, ça n’ar­rive ja­mais. Mon mec, il pré­fé­re­rait se faire ar­ra­cher une dent sans anes­thé­sie que de m’ac­com­pa­gner faire les soldes… » Ca­mille, 35 ans, Mou­vaux (59) Mon ma­ri me re­proche de tou­jours tout ana­ly­ser. C’est plus fort que moi, j’in­ter­prète tout : le moindre mot, le moindre geste, le moindre re­gard, il faut que je le dé­cor­tique. Et, à force de cher­cher constam­ment la pe­tite bête, j’en ar­rive à trou­ver des sous-en­ten­dus là où il n’y en a pas… » Ch­loé, 40 ans, Pa­ris (75) Mon co­pain n’ar­rive pas à ex­pri­mer ses sen­ti­ments. Plus je lui de­mande de se confier à moi, plus il se ren­ferme sur lui-même. C’est su­per frus­trant ! Mes co­pines me disent que ce n’est pas parce qu’il ne dit rien qu’il ne res­sent rien. Mais j’ai­me­rais tel­le­ment connaître ses sen­ti­ments pour moi… » Ma­rie, 32 ans, Cher­bourg (50) Mon co­pain ne sup­porte pas de me voir pleu­rer. Même de­vant un film. Ça le rend fou. Il m’a avoué que c’est parce qu’il se sent im­puis­sant face à ma dé­tresse. Il vou­drait m’ai­der mais il ne sait pas comment. Ce qu’il ne com­prend pas, c’est que si je pleure, c’est peut-être parce que je suis dé­pri­mée, frus­trée ou stres­sée. Mais il ar­rive aus­si que je sois tout sim­ple­ment fa­ti­guée. Et après avoir ver­sé ma pe­tite lar­mi­chette, je me sens bien mieux. » Delphine, 41 ans, Al­bert­ville (73) La mère de mon mec est une vé­ri­table peste ! La pre­mière fois que nous nous sommes re­trou­vées seules toutes les deux, elle m’a dit qu’elle trou­vait étrange que son fils ait cra­qué sur moi. Parce que, d’ha­bi­tude, il ne s’in­té­res­sait qu’aux jo­lies filles. Je hais cette femme ! Le pire, c’est que mon mec m’a avoué qu’il lui ar­ri­vait de la dé­tes­ter aus­si. Mais il suf­fit que je com­mence à cri­ti­quer sa mère pour qu’aus­si­tôt, il prenne sa dé­fense… Ça sent l’oe­dipe mal ré­glé… » Ma­rion, 28 ans, Bor­deaux (33)

« Je confie tout à ma meilleure amie… Et quand je dis tout, c’est vrai­ment tout ! Jus­qu’aux dé­tails les plus in­times. Quand il l’a ap­pris, il est de­ve­nu fou. » Oli­via, 27 ans, Tou­louse (31)

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