Mode de vie – Et si on vi­vait sans fri­go ?

Moins conser­ver de nour­ri­ture au ré­fri­gé­ra­teur, une ex­cen­tri­ci­té ab­surde ? Pas si sûr ! Voi­ci six ar­gu­ments qui vous fe­ront voir cet élé­ment de votre cui­sine d’un autre oeil. Sans al­ler jus­qu’à le dé­bran­cher, il peut être in­té­res­sant de moins l’uti­li­ser

Vie Pratique Feminin - - Sommaire - PAR CÉ­LINE FION

1/ DÉ­CI­DER

DE « MAN­GER MIEUX »

Ma­rie Co­chard a po­pu­la­ri­sé la pra­tique en me­nant une en­quête et en pu­bliant Notre aven­ture sans fri­go, ou presque…

(éd. Ey­rolles). Sa dé­marche est lo­gique : si vous consom­mez ma­jo­ri­tai­re­ment des pro­duits frais ou en conserve, que vous li­mi­tez votre ap­port en pro­duits d’ori­gine ani­male et que vous n’ache­tez pas de plats pré­pa­rés, il reste peu de choses à ran­ger dans son ré­fri­gé­ra­teur.

2/ MOINS GAS­PILLER

Le stu­dio de de­si­gn Ji­hyun Da­vid, dans le cadre d’un pro­jet de créa­tion d’ob­jets du quo­ti­dien, s’est in­té­res­sé au gas­pillage ali­men­taire et a fait un constat éclai­rant : « Nous avons dé­cou­vert, via des re­cherches, qu’une grande par­tie de ce gas­pillage était gé­né­rée par un ob­jet in­ven­té pour pré­ser­ver : le ré­fri­gé­ra­teur. » La preuve : com­bien de fois avez-vous dé­cou­vert un ali­ment pé­ri­mé qui se ca­chait dans le fond de votre fri­go ?

Dé­ci­der de ré­flé­chir à notre usage du ré­fri­gé­ra­teur, c’est aus­si ré­flé­chir à une en­vie de re­dé­cou­vrir des sa­veurs, de man­ger au quo­ti­dien des plats adap­tés à d’autres modes de conser­va­tion.

3/ RE­PEN­SER LA CONSER­VA­TION DES ALI­MENTS

Vous pen­sez que le ré­fri­gé­ra­teur em­pêche les ali­ments de s’abî­mer ? C’est par­fois le contraire ! « Les fruits et lé­gumes res­tent vi­vants et conti­nuent d’évo­luer chi­mi­que­ment en fonc­tion de leur en­vi­ron­ne­ment – comme tous les vé­gé­taux. Dé­tec­tant qu’elles ont été sé­pa­rées de la plante qui les porte, les to­mates vont ré­pondre à cette in­for­ma­tion en de­ve­nant plus rouges, plus par­fu­mées et plus riches en nu­tri­ments, à condi­tion d’être conser­vées à une tem­pé­ra­ture su­pé­rieure à 10 °C » , ex­plique James Wong au­teur de Man­ger mieux pour vivre mieux (éd. Ha­chette). Les pommes conser­vées sur un re­bord de fe­nêtre et ex­po­sées au so­leil contien­dront plus de vi­ta­mine C que si elles sont sto­ckées au ré­fri­gé­ra­teur.

4/ UNE ÉCO­NO­MIE D’ÉNER­GIE COLOSSALE

Le pôle cui­sine re­pré­sente un quart des dé­penses éner­gé­tiques d’un foyer. Un ré­fri­gé­ra­teur de plus de cinq ans consomme 500 kwh par an – soit deux fois plus qu’un lave-vais­selle uti­li­sé cinq fois par se­maine, et vingt fois plus qu’une hotte al­lu­mée 40 mi­nutes par jour.

5/ CONSER­VER PLUS DU­RA­BLE­MENT

Ma­rie Co­chard rap­pelle que

« les restes se conservent entre 3 et 6 mois au congé­la­teur, contre 1 à 4 jours au ré­fri­gé­ra­teur » . Conclu­sion, elle s’est sé­pa­rée de son ré­fri­gé­ra­teur, mais sû­re­ment pas de son congé­la­teur ! Avant de con­ge­ler les pe­tits restes, ache­tez en pe­tites quan­ti­tés et va­riez les me­nus – c’est le meilleur moyen de ne plus je­ter de den­rées pé­ris­sables et de ne plus ja­mais s’en­nuyer à table.

6/ UN GAIN DE PLACE DANS LA CUI­SINE

Ne plus avoir de ré­fri­gé­ra­teur per­met de dé­ga­ger de l’es­pace chez soi – pour cer­tains, c’est un vé­ri­table luxe. Cer­tains ali­ments que l’on range par ré­flexe au fri­go – les oeufs, les jus de fruits, les lé­gumes, les fro­mages à pâte dure, le miel, la con­fi­ture, etc. – prennent moins de place que lui !

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