Claire Keim

« J’aime im­pro­vi­ser en cui­sine »

Vie Pratique Gourmand - - SOMMAIRE - Par Ni­cole Réal

Le lun­di 28 mai, avant la 30e cé­ré­mo­nie des Mo­lières, France 2 dif­fuse en di­rect « La gar­çon­nière », une pièce de théâtre avec la co­mé­dienne Claire Keim dans le rôle prin­ci­pal fé­mi­nin.

Êtes-vous at­ten­tive au conte­nu de votre as­siette ?

Oui, sur­tout à la fa­çon dont on pro­duit ce que l’on mange. Les dé­ci­sions po­li­tiques ac­tuelles au­ront, pour nous et nos en­fants, des ré­per­cus­sions sur l’en­vi­ron­ne­ment et la san­té. J’ai gran­di à la cam­pagne et j’ai vu le chan­ge­ment éco­lo­gique. C’est triste à dire mais tant que l’écologie ne se­ra pas ren­table, les gens ne s’in­té­res­se­ront pas au pro­blème.

Quel était votre quo­ti­dien à la mai­son ?

J’ai gran­di en Pi­car­die, au con­tact de la na­ture, en man­geant des pa­tates, des bet­te­raves, des choux-fleurs et du miel. Ma nou­nou et son ma­ri étant api­cul­teurs, nous avions la chance de ré­col­ter le miel dans les ruches.

Vous êtes-vous conver­tie au bio dès son ap­pa­ri­tion ?

Oui, et pen­dant un cer­tain temps, je me suis com­por­tée comme un aya­tol­lah du bio parce qu’il me sem­blait que c’était notre seul sa­lut. Mais à cause des contraintes im­po­sées pour ob­te­nir ce la­bel, les pe­tits pro­duc­teurs lo­caux qui cultivent en res­pec­tant la na­ture et l’en­vi­ron­ne­ment en sont ex­clus. Or, leurs lé­gumes et leurs fruits sont plus sains que cer­tains pro­duits bio.

Quels sont les cri­tères dans le choix de vos pro­duits ?

Je pri­vi­lé­gie le lo­cal de sai­son avec le moins d’em­bal­lage pos­sible. Si c’est bio, tant mieux, mais ce n’est plus une obli­ga­tion.

Avez-vous un plat pré­fé­ré ?

Je suis tel­le­ment gour­mande qu’il m’est im­pos­sible d’en choi­sir un seul. Tout le monde se moque de moi lorsque j’avoue que, pour me rendre heu­reuse, il me suf­fit d’une bonne sau­cisse pu­rée. En dé­gus­tant ce plat qui me console de beau­coup de contra­rié­tés, j’ai à nou­veau 10 ans et je me sens bien.

Qu’ai­mez-vous cui­si­ner ?

Je n’aime pas la rou­tine. Oser des mé­langes im­pro­bables sous forme de po­tage avec les lé­gumes que j’ai dans mon fri­go me met en joie. J’adore aus­si la pâ­tis­se­rie. Je suis une vraie ma­man gâ­teau.

Quel ali­ment ne ser­vez-vous ja­mais à votre fille ?

J’ai beau­coup de chance car ma fille n’aime ni les bois­sons su­crées ni les bon­bons mais elle adore les huîtres. J’étais si­dé­rée de la voir en dé­gus­ter alors qu’elle avait à peine 5 ans. J’évite de lui don­ner tous les pro­duits qui contiennent des E400 quelque chose.

Êtes-vous plu­tôt grand res­tau­rant ou pe­tite bras­se­rie ?

Grâce à l’ac­teur Fran­çois Vin­cen­tel­li, j’ai dé­cou­vert Le Foo­ding, une ap­pli­ca­tion ab­so­lu­ment gé­niale qui com­mu­nique les en­droits qui pra­tiquent la cui­sine du mar­ché pré­pa­rée le jour même. Ils ne servent qu’un ou deux plats mais cui­si­nés avec pas­sion et avec une ga­ran­tie de fraî­cheur.

Quel est votre pé­ché mi­gnon ?

Le fro­mage. Fro­mage et fruits suf­fisent am­ple­ment à mon bon­heur.

Avez-vous été, très jeune, at­ten­tive au pro­blème de l’en­vi­ron­ne­ment ?

J’admire les bé­né­voles qui, toute l’an­née, se battent pour dé­fendre l’en­vi­ron­ne­ment. Moi, je me contente de re­layer le mes­sage des as­so­cia­tions im­pli­quées dans ce com­bat.

NASSERBERZANE_ABACAPRESS

L’ac­trice par­tage de­puis 12 ans la vie de Bixente Li­za­ra­zu, avec qui elle a eu une pe­tite fille.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.