Maux et bo­bos, sou­la­ger nos en­fants sans mé­di­ca­ments

Sou­la­ger nos en­fants sans mé­di­ca­ments

Vie Pratique Sante - - SANTÉ - Mer­ci au Dr Ca­the­rine Lau­ren­çon, pé­dia­tre­ho­méo­pathe.

Dé­cou­vrez des tech­niques douces qui sèchent ef­fi­ca­ce­ment leurs larmes… sans re­cours aux an­tal­giques. Par Ju­lie Millot

DES SIGNES À RE­PÉ­RER

DOU­LEURS DE CROIS­SANCE AUX JAMBES Lors des pous­sées de crois­sance, des « noeuds » peuvent se dé­ve­lop­per à la sur­face des muscles ten­dus. On les appelle aus­si des « points Trig­ger » . Ils pro­voquent des dou­leurs que l’on peut sou­la­ger en les mas­sant, en li­bé­rant la contrac­tion des muscles. Com­men­cez par re­pé­rer ces points dou­lou­reux sur la jambe de votre en­fant. Gé­né­ra­le­ment, ils sont si­tués entre le mi­lieu de la cuisse et 5 cm au-des­sus de son ge­nou. Vous les trou­ve­rez ai­sé­ment car sous vos doigts, vous sen­ti­rez une pe­tite zone plus dure et noueuse. Ap­puyez sur ce point en comp­tant men­ta­le­ment jus­qu’à 8. Cette pres­sion per­met d’aug­men­ter la cir­cu­la­tion san­guine et de di­mi­nuer la dou­leur. Pas­sez en­suite aux « noeuds » sui­vants et re­nou­ve­lez votre geste. Com­men­cez par l’ex­té­rieur de la cuisse, puis faites de même sur Si cer­tains en­fants se plaignent lors­qu’ils res­sentent une dou­leur, d’autres ne bronchent pas. C’est alors le com­por­te­ment qui doit vous mettre la puce à l’oreille. S’il dort plus que d’ha­bi­tude, mange moins, est in­ha­bi­tuel­le­ment calme et to­ta­le­ment in­sen­sible à vos pro­po­si­tions de jeux ou de sor­ties, at­ten­tion ! N’hé­si­tez pas à le ques­tion­ner sur ce qu’il res­sent afin de trou­ver l’ori­gine du mal. la par­tie in­terne et l’ar­rière de la jambe. Des gestes à re­nou­ve­ler chaque jour, jus­qu’à la dis­pa­ri­tion com­plète des dou­leurs.

CHUTE

Choc, coup ou contu­sion… Rien de plus ef­fi­cace pour les sou­la­ger ra­pi­de­ment que d’ap­pli­quer sur la zone tou­chée, pen­dant une di­zaine de mi­nutes, une poche de froid (ou, à dé­faut, quelques gla­çons glis­sés dans un gant de toi­lette). En pro­vo­quant une va­so­cons­tric­tion des vais­seaux san­guins, le froid ré­duit la dou­leur. Faire en­suite pé­né­trer dou­ce­ment une noi­sette d’ar­ni­ca en gel ou en pom­made en doux mou­ve­ments cir­cu­laires.

BRÛ­LURE

Pla­cez aus­si­tôt la zone tou­chée sous l’eau froide, pen­dant 15 mi­nutes. C’est le temps qu’il faut pour que la peau se ra­fraî­chisse, em­pê­chant ain­si la tem­pé­ra­ture éle­vée de se ré­pandre plus en pro­fon­deur. Éta­lez en­suite une couche de crème type Bia­fine, très hy­dra­tante et apai­sante. Sur­tout, n’ap­pli­quez ni beurre ni huile : ces corps gras risquent d’in­fec­ter la plaie.

MAL DE TÊTE

Com­men­cez par prendre la tem­pé­ra­ture de l’en­fant. S’il n’a pas de fièvre (au­quel cas une consul­ta­tion

mé­di­cale peut s’im­po­ser), ins­tal­lezle au calme et au frais, et pra­ti­quez ce mas­sage du crâne. Com­men­cez par po­ser votre in­dex sur son front, à peu près au centre des sour­cils, et exer­cez une pres­sion. Puis pra­ti­quez len­te­ment une sé­rie de 10 cercles, dans le sens des ai­guilles d’une montre. En­fin, pla­cez-vous der­rière l’en­fant, et en­ser­rez sa tête dans vos deux mains : vos in­dex et ma­jeurs se touchent et vos pouces viennent na­tu­rel­le­ment se pla­cer à la base du crâne de votre pe­tit, de part et d’autre des cer­vi­cales. Ap­puyez lé­gè­re­ment, avant d’ef­fec­tuer de pe­tits mou­ve­ments cir­cu­laires. Ces mas­sages ac­tivent la cir­cu­la­tion san­guine et chassent le mal de tête en une ving­taine de mi­nutes.

MAL DE VENTRE Pro­po­sez-lui en pre­mier lieu de se rendre aux toi­lettes. Si ce­la ne suf­fit pas, dé­tour­nez son at­ten­tion de la dou­leur, en lui pro­po­sant une dis­trac­tion calme (écou­ter de la mu­sique ou une his­toire, re­gar­der sa sé­rie pré­fé­rée, des­si­ner). Ou conseillez-lui de s’al­lon­ger quelques ins­tants en po­si­tion foe­tale. Comme celle-ci n’exerce au­cune pres­sion sur le ventre, elle peut ap­por­ter un sou­la­ge­ment. En­fin, en der­nier re­cours, ap­pli­quez une poche de chaud (ou une bouillotte) sur son ventre. La cha­leur a la pro­prié­té de blo­quer l’ac­ti­vi­té de cer­tains ré­cep­teurs de la dou­leur, cal­mant ain­si ses spasmes. MAL DE GORGE Vous pou­vez apai­ser ses dou­leurs en lui pro­po­sant deux cuille­rées à ca­fé de miel. Plu­sieurs études ont sou­li­gné les bien­faits de ce pro­duit de la ruche sur la gorge. Celle pu­bliée dans la re­vue « Pe­dia­trics », a mon­tré que les an­ti­oxy­dants du miel com­battent les in­fec­tions, et que son taux éle­vé de sucre pro­voque une hy­per­sa­li­va­tion très utile pour adou­cir le pha­rynx et le la­rynx. Mais at­ten­tion, bien que na­tu­rel, ce pro­duit ne doit pas être don­né aux en­fants de moins de 1 an : il peut conte­nir une bac­té­rie sus­cep­tible de pro­vo­quer le dé­ve­lop­pe­ment du bo­tu­lisme in­fan­tile chez les nour­ris­sons pos­sé­dant une flore in­tes­ti­nale im­ma­ture.

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