Fuites uri­naires : ce qu’elles peuvent ca­cher

CE QU’ELLES PEUVENT CA­CHER

Vie Pratique Sante - - SANTÉ - Par San­dra Fran­re­net

Sans gra­vi­té dans la ma­jo­ri­té des cas, elles peuvent par­fois être le signe de pa­tho­lo­gies in­soup­çon­nées. Les ex­pli­ca­tions du Dr Fran­cis Abra­mo­vi­ci, mé­de­cin gé­né­ra­liste.

Ra­re­ment abor­dé en consul­ta­tion, par­fois mi­ni­mi­sé, le pro­blème doit pour­tant être pris au sé­rieux : liées, prin­ci­pa­le­ment, à la ménopause ou au pro­lap­sus (des­cente d’or­ganes consé­cu­tive à des gros­sesses mul­tiples et/ou un ac­cou­che­ment dif­fi­cile), les fuites uri­naires peuvent non seule­ment gé­né­rer des cys­tites mais, plus grave, ré­vé­ler des tu­meurs de la ves­sie ou des ma­la­dies neu­ro­lo­giques », in­dique le Dr Fran­cis Abra­mo­vi­ci, mé­de­cin gé­né­ra­liste à La­gny-sur-Marne et pré­sident de l’Una­for­mec Île-de-France (or­ga­nisme de for­ma­tion mé­di­cale conti­nue). Diag­nos­ti­quée gé­né­ra­le­ment entre 50 et 70 ans, la tu­meur de la ves­sie touche trois fois plus d’hommes que de femmes. « C’est le se­cond can­cer de l’ap­pa­reil uri­naire après ce­lui de la pros

tate », in­dique le Dr Fran­cis Abra­mo­vi­ci.

3 mil­lions C'est le nombre d'hommes et de femmes de tous âges, tou­chés par l'in­con­ti­nence uri­naire, en France. Les femmes mé­no­pau­sées sont lar­ge­ment re­pré­sen­tées. Source : As­so­cia­tion fran­çaise d'uro­lo­gie

(AFU).

Bé­nignes si elles ne sont pas ac­com­pa­gnées d'autres symp­tômes Si des fuites peuvent ré­vé­ler la ma­la­die, c’est en rai­son de la pré­sence d’un ou plu­sieurs po­lypes qui di­mi­nuent le volume glo­bal de la ves­sie. Le pa­tient a donc plus de mal à re­te­nir ses urines. Le mé­de­cin se veut tou­te­fois ras­su­rant : « En gé­né­ral, d’autres symp­tômes in­ter­viennent beau­coup plus pré­co­ce­ment dans le dé­ve­lop­pe­ment de la ma­la­die. » L’in­con­ti­nence uri­naire peut éga­le­ment ca­cher une ma­la­die neu­ro­lo­gique, telle que la sclé­rose en plaque, la ma­la­die de Char­cot ou les at­teintes de la moelle épi­nière, no­tam­ment. « Ef­fec­ti­ve­ment, les pa­tho­lo­gies qui at­teignent la com­mande des nerfs em­pêchent le fonc­tion­ne­ment nor­mal des muscles, dont ce­lui de la ves­sie, d’où des pro­blèmes de fuites », conclut le spé­cia­liste. Heu­reu­se­ment dans la grande ma­jo­ri­té des cas, ces fuites uri­naires sont bé­nignes et se soignent très bien.

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