J’ai tes­té le shiat­su : « Comme l’im­pres­sion de pla­ner »

« Comme l’im­pres­sion de pla­ner »

Vie Pratique Sante - - SANTÉ - Par San­dra Fran­re­net

Uti­li­sé comme ou­til de mé­de­cine pré­ven­tive au Ja­pon, ce mas­sage éner­gé­tique

agit sur le corps et le men­tal.

E ntre mas­sage et soin, le shiat­su est une tech­nique ja­po­naise qui si­gni­fie « pres­sion des doigts ». Exer­cées sur les mé­ri­diens d’acu­punc­ture, ces pres­sions ré­équi­librent la cir­cu­la­tion de l’éner­gie par l’éli­mi­na­tion des ten­sions mus­cu­laires. Ses ef­fets se font res­sen­tir au ni­veau du corps (ac­crois­se­ment de la souplesse ar­ti­cu­laire, ré­gu­la­tion du mé­ta­bo­lisme) et du psy­chique (bien-être consé­cu­tif à la li­bé­ra­tion d’en­dor­phines, de sé­ro­to­nine, de do­pa­mine et d’ocy­to­cine). « Bien qu’il s’agisse d’une tech­nique pré­ven­tive, elle prend tout son sens en pé­riode de stress, lors des pré­mices d’une ma­la­die et en cas de pro­blèmes os­téo-ar­ti­cu­laires », ex­plique Mar­tine Dauh­lac, pra­ti­cienne shiat­su. Notre jour­na­liste lui a confié son corps pour une séance test.

HEURE H : MON DOS SE LAISSE AP­PRI­VOI­SER

J’en­file tee-shirt et leg­ging puis m’al­longe sur la table de mas­sage. Mar­tine com­mence par exer­cer de douces pres­sions le long de ma co­lonne. Mon ventre lui ré­pond par des gar­gouillis. Elle s’y at­tarde jus­qu’à ce que mon dos ac­cepte de lâ­cher ses ten­sions. Je com­mence à avoir froid. « C’est le stress qui s’en va », m’ex­plique-t-elle avant de me cou­vrir. Elle des­cend len­te­ment jus­qu’à mes pieds qu’elle masse en in­sis­tant sur cer­taines zones.

H + 30 MIN : LE SOM­MEIL ME GUETTE

Mar­tine me de­mande de me re­tour­ner. Ses doigts s’ac­tivent dé­sor­mais sur mon crâne et mon visage. Ber­cée par ces ca­resses, je plonge dans un de­mi-som­meil. Ses mains se di­rigent en­suite vers mes côtes, qu’elles « lissent », puis s’at­tardent sur mon « deuxième cer­veau » : le ventre. Vi­si­ble­ment, il est « spas­mé », signe d’an­xié­té. Pour le dé­nouer, elle re­prend ses pres­sions. C’est in­do­lore, mais il ré­agit en gar­gouillant de plus belle !

H+1: MES DER­NIÈRES TEN­SIONS S’EN­VOLENT

Mar­tine exerce main­te­nant des points le long des mé­ri­diens si­tués sur la face in­té­rieure de chaque jambe. Cer­tains sont un peu plus dou­lou­reux que d’autres mais glo­ba­le­ment ce­la reste doux. Elle vé­ri­fie la flui­di­té de mes ar­ti­cu­la­tions en ef­fec­tuant des rotations dans les deux sens. Elle s’as­sure dans la fou­lée que mes hanches ré­pondent à ses éti­re­ments la­té­raux puis ter­mine par un mas­sage de l’in­té­rieur des poi­gnets pour chas­ser mes der­nières ten­sions.

H+2: MES COPINES ME TROUVENT SU­PER-DÉ­TEN­DUE

En me le­vant, j’ai l’im­pres­sion de pla­ner. Si je m’écou­tais, je fi­le­rais me cou­cher. À la place, je re­joins trois copines. « Tu as l’air su­per dé­ten­due », s’ex­clame l’une d’elle en me voyant.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.