ET POUR­QUOI PAS DES COURS DE FIT­NESS ENTRE ADOS ?

Vie Pratique Sante - - ADOS -

Et s’il existe réel­le­ment un pro­blème ?

Jus­te­ment, cette vi­site per­met aus­si de dé­ce­ler des ano­ma­lies et de pra­ti­quer des exa­mens com­plé­men­taires. Les pa­rents doivent s’aler­ter et consul­ter si une fille n’a pas sa pu­ber­té à 13 ans et un gar­çon à 15 ans, ou si l'en­fant souffre de troubles du som­meil ou de ma­la­die à ré­pé­ti­tion. Les ado­les­cents ne consultent pas as­sez le mé­de­cin. Il y a des ma­la­dies qui pour­raient être dé­pis­tées et qui ne le sont pas à cause du manque de sui­vi (la se­conde cause de mor­ta­li­té chez les ado­les­cents, après les ac­ci­dents de la route, est le can­cer). Ces vi­sites sont donc l’oc­ca­sion de dé­pis­ter des pa­tho­lo­gies, mais aus­si de dé­ce­ler des failles psy­cho­lo­giques liées à la tran­si­tion vers l’âge adulte et les bou­le­ver­se­ments phy­sio­lo­giques.

Où se si­tue la part psy­cho­lo­gique de leurs pro­blèmes ?

Les en­sei­gnants et les pa­rents pensent que tout est psy­cho­lo­gique, mais ce n’est pas le cas. Il y a des ma­la­dies non diag­nos­ti­quées ou trop tar­di­ve­ment qui af­fai­blissent ou de simples pro­blèmes qui sont ra­pi­de­ment sol­vables. Pre­nons un exemple : 70 % des ado­les­cents consi­dèrent l’ac­né comme une ma­la­die grave alors que des trai­te­ments sont très ef­fi­caces. Les pro­blèmes de peau les rendent mal­heu­reux, c’est in­es­thé­tique et l’ado­les­cent va s’iso­ler du groupe et s’éloi­gner de ses amis. Chez les filles, c’est la même chose pour les règles dou­lou­reuses qui les font souf­frir alors qu’on peut très bien pres­crire des mé­di­ca­ments pour les sou­la­ger. Bref, on peut ai­der son en­fant à fran­chir le cap de l’ado­les­cence sim­ple­ment en lui don­nant ac­cès aux so­lu­tions qui viennent gué­rir ses maux !

Quelles ac­ti­vi­tés leur pro­po­ser pour les dé­com­plexer ?

Le corps doit ser­vir. Quand on ne sait pas qui on est, on a be­soin des autres pour le dé­cou­vrir. L’ado­les­cent doit pra­ti­quer une ac­ti­vi­té col­lec­tive parce que le groupe des pairs est es­sen­tiel pour qu’il se si­tue. Je ne pro­pose pas une nouvelle ac­ti­vi­té, spor­tive ou autre, mais il faut veiller à leur faire te­nir les en­ga­ge­ments qu’ils avaient pris en­fant. Ado­les­cents, ils pensent qu’ils ont des pe­tits seins, de grosses fesses et ils aban­donnent leurs ac­ti­vi­tés parce qu’ils sont com­plexés. Pen­dant l’ado­les­cence, sport, ac­ti­vi­tés cultu­relles et ar­tis­tiques sont l’oc­ca­sion de per­ce­voir un re­flet juste et va­lo­ri­sant du corps. Et de gar­der à l’es­prit qu’il s’agit d’un ou­til au ser­vice de ses pas­sions et non d’une source de pro­blèmes et d'em­bar­ras. Sport, théâtre, danse, tout est bon pour­vu que l’ac­ti­vi­té s’exerce en groupe et qu'elle fa­vo­rise les échanges.

Et à la mai­son, faut-il prendre des me­sures ?

Il faut veiller à ce que les ado­les­cents aient une bonne in­ser­tion so­ciale. Qu’ils ne se re­tirent pas de leurs groupes d’amis. Il est tout à fait nor­mal qu’ils prennent plu­sieurs tra­jec­toires, parce que toutes sont pos­sibles à cet âge. L’ado a droit à des al­lers-re­tours entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. L’es­sen­tiel est qu’ils prennent des risques de fa­çon po­si­tive, pour ap­prendre et évo­luer. LES­MIL­LS, le spé­cia­liste du fit­ness fait un constat ac­ca­blant : 3/4 des ado­les­cents ne pra­tiquent au­cune ac­ti­vi­té spor­tive alors qu'ils passent de plus en plus de temps de­vants leurs écrans. Il a donc dé­ci­dé de créer des cours dé­diés aux jeunes de 2 à 16 ans, in­ti­tu­lés Born to move. Les ado­les­cents peuvent ain­si as­sis­ter à des cours col­lec­tifs dont le conte­nu et l’in­ten­si­té sont adap­tés à leur phy­sio­lo­gie et à leurs goûts. Ici, l'am­biance est fun, co­lo­rée et dy­na­mique. Sans adultes pour les ju­ger, les com­plexes res­tent au ves­tiaire. Bas­kets aux pieds, les ados vont, du­rant 30 à 45 mi­nutes, bou­ger en rythme sur les tubes du mo­ment. Une am­biance propre à re­froi­dir les pa­rents, mais à la­quelle adhèrent plei­ne­ment les ados. Aux exer­cices ha­bi­tuels des cours de gym se sub­sti­tuent des mou­ve­ments ins­pi­rés des arts mar­tiaux ou des sports col­lec­tifs, plus en rap­port avec la cul­ture “ado”. Les jeunes ap­prennent à ca­na­li­ser leur éner­gie. Après quelques séances, ils forment un groupe sou­dé, se mo­tivent et se sou­tiennent dans l'ef­fort. Plus d’infos sur clu­bles­mil­ls.com/cours/born­to­move.php

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