LE YO­GA NOUS AIDE À PRÉ­SER­VER NOTRE IN­TES­TIN

Vie Pratique Sante - - DOSSIER -

Main­te­nir le dé­li­cat équi­libre de notre flore in­tes­ti­nale sup­pose de se plier à de saines ha­bi­tudes.

J’adopte une ali­men­ta­tion va­riée et de qua­li­té

Quand un ali­ment par­vient dans l’in­tes­tin, les bac­té­ries qui co­lo­nisent ce­lui-ci le trans­forment en nu­tri­ments et syn­thé­tisent les vi­ta­mines. Si l’on in­gère du sucre, du sel, des graisses de mau­vaise qua­li­té, de la viande ou de la char­cu­te­rie en quan­ti­té im­por­tante, cer­tains mi­crobes de­viennent do­mi­nants et dé­gagent des toxines. Ajou­tez les an­ti­bio­tiques in­jec­tés aux ani­maux pour ac­cé­lé­rer leur crois­sance et le cock­tail de­vient ex­plo­sif ! Mieux vaut pri­vi­lé­gier les fibres des fruits et lé­gumes et op­ter pour des cé­réales com­plètes ou se­mi­com­plètes. Li­mi­tez l’in­ges­tion de viandes et pois­sons trai­tés aux an­ti­bio­tiques et uti­li­sez des huiles ob­te­nues par pres­sion à froid.

Je m’hy­drate cor­rec­te­ment

Les épi­sodes de consti­pa­tion peuvent dés­équi­li­brer la flore in­tes­ti­nale. Or une mau­vaise hy­dra­ta­tion du corps fa­vo­rise ce type de trouble di­ges­tif. Il est donc es­sen­tiel de boire au moins 1,5 litre d’eau par jour, in­gé­ré en pe­tites quan­ti­tés tout au long de la jour­née. Ne vous con­ten­tez pas de ti­sanes ou de thé, qui ont ten­dance à fa­vo­ri­ser l’éli­mi­na­tion et peuvent ac­cé­lé­rer la déshy­dra­ta­tion.

Je pra­tique un sport et des ac­ti­vi­tés re­laxantes

Le stress est un fac­teur connu de dés­équi­libre pour notre flore in­tes­ti­nale. Aus­si, toutes les ac­ti­vi­tés sus­cep­tibles de nous apai­ser sont les bien­ve­nues : yo­ga, tai-chi, so­phro­lo­gie, re­laxa­tion ou même la marche à pied…

Je consomme des pro­bio­tiques

Vous ve­nez de prendre des an­ti­bio­tiques ? Pen­sez aux pro­bio­tiques ca­pables d’ai­der à re­cons­ti­tuer la flore et de la pré­ser­ver. De ré­centes études ont mon­tré qu’une prise ré­gu­lière de pro­duits lai­tiers fer­men­tés (riches en pro­bio­tiques) per­met de di­mi­nuer les symp­tômes de l’in­tes­tin ir­ri­table. Consom­més du­rant la pe­tite en­fance, les pro­bio­tiques di­mi­nuent les symp­tômes des rhi­nites al­ler­giques et de l’asthme.

J’évite de va­rier l’ali­men­ta­tion de bé­bé avant 6 mois

Avant la nais­sance, le tube di­ges­tif est sté­rile. Il faut at­tendre le pas­sage du bé­bé dans le va­gin de sa mère pour que l’in­tes­tin soit co­lo­ni­sé par la flore va­gi­nale et rec­tale de sa mère. Au cours des six pre­miers mois, l’in­tes­tin du nou­veau-né étant hy­per­per­méable, mieux vaut fa­vo­ri­ser l’al­lai­te­ment ex­clu­sif pour pro­té­ger la san­té de l’en­fant. En tout état de cause, on évi­te­ra de di­ver­si­fier son ali­men­ta­tion avant l’âge de 6 mois. Des pro­téines non di­gé­rées peuvent tra­ver­ser les pa­rois et créer des ré­ac­tions al­ler­giques, voire fa­vo­ri­ser de fu­tures ma­la­dies au­to-im­munes. «Par la pra­tique, on tra­vaille la sou­plesse de la co­lonne ver­té­brale, mais pas seu­le­ment » , nous ex­plique Ri­car­da Lan­ge­vin, pro­fes­seure de yo­ga. « Cer­taines pos­tures d’éti­re­ment ar­rière ou avant per­mettent de mas­ser les vis­cères.» Avec le yo­ga, on ap­prend aus­si des tech­niques de res­pi­ra­tion qui «ac­tivent le sys­tème ner­veux pa­ra­sym­pa­thique afin de contrer les ef­fets du stress sur l’or­ga­nisme et de pré­ser­ver notre in­tes­tin» . Pour al­ler plus loin, ex­plique Ri­car­da Lan­ge­vin, «il est pos­sible de pra­ti­quer, sous la di­rec­tion d’un en­sei­gnant ex­pé­ri­men­té, des net­toyages de l’es­to­mac et du tube di­ges­tif. Le tran­sit s’en trouve alors amé­lio­ré. » Pour en sa­voir plus : www.yo­ga-vision.org

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