DES LI­MITES POUR QUOI FAIRE ?

Au­cun contrat ce­pen­dant ne met à l’abri des dé­ra­pages.

Vie Pratique Sante - - ADOS -

Un jour ou l’autre se po­se­ra la ques­tion des sanc­tions. En clair, que faire lorsque son en­fant prend des li­ber­tés avec cer­taines clauses de l’ac­cord ? « Là en­core, tout passe par le dia­logue, pré­cise Da­niel Bailly. Pour­quoi y a-t-il eu échec? Quelles conclu­sions en tires-tu?» À par­tir de ce bi­lan réa­li­sé par l’ado lui-même, il de­vient fa­cile de prendre les dé­ci­sions qui s’im­posent. Il peut s’agir de contraintes tem­po­raires (une sanc­tion intelligemment do­sée afin de ne pas perdre la confiance de l’en­fant) ou Si l’on a beau­coup van­té le mo­dèle de l’édu­ca­tion li­bé­rale à la scan­di­nave, les pre­mières cri­tiques ont fait leur ap­pa­ri­tion. Ne con­nais­sant pas la frus­tra­tion, cer­tains des pe­tits Sué­dois, en gran­dis­sant, gèrent mal les contraintes que le monde ex­té­rieur leur op­pose. Consé­quence : re­fus de l’au­to­ri­té et conduites ad­dic­tives. Le ta­bleau est-il si sombre ? Se­lon Da­niel Bailly, il convient de nuan­cer. « Con­crè­te­ment, il y a deux édu­ca­tions dé­lé­tères : celle qui est trop laxiste et celle qui est coer­ci­tive. Dans les deux cas, les en­fants per­çoivent que leurs pa­rents ne sont pas dis­po­nibles. » Pour au­tant, per­mis­sif ne veut pas dire tout lais­ser faire. « On peut per­mettre si ce­la cor­res­pond aux be­soins de l’en­fant » , pré­cise le pé­do­psy­chiatre. En­core une fois, tout est af­faire d’adap­ta­tion. La même at­ti­tude avec des en­fants dif­fé­rents au­ra des consé­quences dif­fé­rentes. Ce que l’on peut af­fir­mer, c’est que l’édu­ca­tion à la sué­doise se­ra adap­tée à cer­tains en­fants. En re­vanche, elle ne convient pas aux in­di­vi­dus qui ont be­soin d’un cadre plus so­lide, d’un sui­vi et de règles pour se construire.

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