Le pa­raphe

Vintage Guitare - - HISTOIRE -

Le pa­raphe ap­po­sé par Lloyd Loar sur les éti­quettes qui étaient col­lées, une fois leur construc­tion ter­mi­née, en aplomb de l’ouïe basse de ces ins­tru­ments consti­tue une plus- va­lue sans équi­valent sur le marché vin­tage. Un vé­ri­table sé­same pour les éti­quettes ( de prix) ver­ti­gi­neuses. Il est d’ailleurs in­té­res­sant de no­ter que cer­tains exem­plaires de ces ins­tru­ments, dont les ex­perts s’ac­cordent à dire qu’ils ont été construits sous le « règne » de Lloyd Loar, mais dont l’éti­quette s’est per­due au fil des épi­sodes, se sont ven­dus plus d’un tiers du prix moins chers ( soit près de 50 000 dol­lars sur la base de la cote ac­tuelle !). On no­te­ra par ailleurs que Loar s’était amé­na­gé une clause dans son contrat qui lui li­bé­rait les mois de juillet et août pour qu’il puisse s’amé­na­ger des tour­nées. On trouve peu d’ins­tru­ments si­gnés du­rant ces pé­riodes, à l’ex­cep­tion no­table des ins­tru­ments si­gnés le 9 juillet 1923 par­mi les­quels la fa­meuse man­do­line de Bill Mon­roe. Loar était d’ailleurs aus­si sou­vent ab­sent que pré­sent dans les usines de Ka­la­ma­zoo, et une étude dé­taillée de ses em­plois du temps au dé­but des an­nées 1920 prouve que son rôle res­tait très théo­rique au sens propre du terme, et n’était pas pré­pon­dé­rant dans la construc­tion réelle des ins­tru­ments au point de né­ces­si­ter une pré­sence per­ma­nente dans les ate­liers de Ka­la­ma­zoo.

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