Chee­sy : Ka­wai made in Ja­pan

Les gui­tares du So­leil Le­vant

Vintage Guitare - - LA UNE - ( Coll. Pa­trice Noël)

Conti­nuons notre par­cours dans l’his­toire de la gui­tare élec­trique po­pu­laire avec une nou­velle es­ca­pade vers les ac­teurs du mi­racle éco­no­mique ja­po­nais. La marque Ka­wai est plus connue pour ses pia­nos de re­nom et ses syn­thé­ti­seurs que pour ses gui­tares et il faut re­con­naître que les gui­tares ar­bo­rant réel­le­ment un lo­go Ka­wai ne courent pas les rues. Mais en réa­li­té, du­rant les Trente Glo­rieuses, Ka­wai au­ra joué un rôle pré­pon­dé­rant dans l’in­dus­trie de la gui­tare ja­po­naise à tra­vers plus de cin­quante marques. Dans le monde en­tier, les ini­tiés du vin­tage ja­po­nais ont pris l’ha­bi­tude de par­ler de Teis­co pour toute gui­tare ja­po­naise non iden­ti­fiée des an­nées 60, par­tant de l’hy­po­thèse que Teis­co en au­rait fa­bri­qué la ma­jo­ri­té. Nous al­lons voir qu’il se­rait plus ri­gou­reux de par­ler de Ka­wai.

Comme dé­jà évo­qué dans le nu­mé­ro 9 de notre ma­ga­zine, l’in­dus­trie de la gui­tare ja­po­naise des an­nées 60- 70 était un ré­seau de fa­bri­cants, de sous- trai­tants et de re­ven­deurs, liés eux- mêmes à une mul­ti­tude de marques croi­sées d’im­por­ta­teurs et dis­tri­bu­teurs. Tout ce­ci ne fa­ci­li­tant pas a pos­te­rio­ri l’iden­ti­fi­ca­tion du fa­bri­cant d’un mo­dèle don­né. Ka­wai ne dé­roge pas à la règle, cette en­tre­prise a d’abord pro­duit ses ins­tru­ments, puis ra­che­té les capacités de pro­duc­tion de concur­rents et trai­té avec de nom­breux dis­tri­bu­teurs sous de nom­breuses house brands.

La baie d’En­shu

L’his­toire de Ka­wai com­mence dans la pre­mière moi­tié du XXe siècle à Ha­ma­mat­su, une ville in­dus­trielle dans la ré­gion de Shi­zuo­ka au sud du Ja­pon. Ha­ma­mat­su se si­tue en bord de mer, dans une par­tie de l’océan Pa­ci­fique nom­mée mer d’En­shu par les Ja­po­nais. La ville re­groupe une com­mu­nau­té de fac­teurs d’ins­tru­ments de mu­sique et no­tam­ment des fa­bri­cants de pia­no, dont Ya­ma­ha et To­kai. Le fon­da­teur de Ka­wai, Koi­chi Ka­wai, est né en 1886. En 1927, il crée son propre ate­lier après un pas­sage for­ma­teur chez Ya­ma­ha puis chez un artisan lo­cal. Koi­chi Ka­wai choi­sit son propre pa­tro­nyme comme la­bel de son en­tre­prise, un choix au­da­cieux, le terme Ka­wai si­gni­fiant “Mi­gnon” en lan­gage po­pu­laire. Du­rant les an­nées 30, son en­tre­prise la KMIM ( Ka­wai Mu­si­cal Ins­tru­ments Ma­nu­fac­tu­ring), de­vient

L’his­toire de Ka­wai com­mence à Ha­ma­mat­su dans le sud du Ja­pon.

ra­pi­de­ment une af­faire stable et re­con­nue d’une ving­taine d’em­ployés. Elle se dis­tingue à tra­vers une fa­bri­ca­tion de pia­nos de bonne fac­ture et se di­ver­si­fie dès les an­nées trente en ajou­tant orgues et har­mo­ni­cas à son ca­ta­logue. Koi­chi était plus qu’un artisan ou un chef d’en­tre­prise, il était éga­le­ment con­cep­teur, in­ven­teur, avec plu­sieurs bre­vets à son ac­tif. Il mar­qua la pro­fes­sion en tant que pre­mier ac­teur de l’in­dus­trie ins­tru­men­tale nip­pone à re­ce­voir la dis­tinc­tion « ru­ban bleu » dé­cer­née par l’em­pe­reur du Ja­pon. Après la pa­ren­thèse de la Se­conde Guerre mon­diale, l‘ usine re­double d’ac­ti­vi­té jus­qu’au dé­cès pré­ma­tu­ré de son fon­da­teur en 1955. Le fils de Koi­chi Ka­wai, nom­mé Shi­ge­ru Ka­wai, re­prend alors le flam­beau et s’in­té­resse au mar­ché de la gui­tare acous­tique dès sa nomination en 1955. Les pre­miers mo­dèles sont des gui­tares clas­siques d’ins­pi­ra­tion es­pa­gnole, puis des Par­lor à cordes acier ins­pi­rées des Stel­la amé­ri­caines ( voir l’ar­ticle Une Étoile amé­ri­caine du GVM n° 5 d’oc­tobre 2011). Shi­ge­ru Ka­wai est alors dans le moule des jeunes chefs d’en­tre­prise nip­pons des an­nées 50- 60, por­té par le mi­racle éco­no­mique ja­po­nais d’après­guerre nom­mé « boom Iza­na­gi » , avec une vi­sion in­dus­trielle de son ac­ti­vi­té et une am­bi­tion in­ter­na­tio­nale. En cette fin des an­nées 50, il n’existe que deux fa­bri­cants nip­pons ca­pables de réa­li­ser des gui­tares élec­triques de sé­rie, Guya­tone et Teis­co. Mais à par­tir de 1960, la dé­fer­lante rock’n’roll aug­mente la de­mande d’ins­tru­ments qui de­vient su­pé­rieure aux capacités de pro­duc­tion des deux pion­niers. Le cré­neau est vite com­blé par de nou­veaux ac­teurs nip­pons comme Ze­non ou Fu­ji­gen. Fin 1962, Ka­wai dé­cide de se lan­cer et d’uti­li­ser le sa­voir- faire de l’acous­tique pour abor­der le mar­ché de l’élec­trique. La pro­duc­tion des Ka­wai est tem­po­rai­re­ment sous-

Fin 1962, Ka­wai dé­cide de se lan­cer sur le mar­ché de l’élec­trique.

trai­tée aux ate­liers de Teis­co. À tra­vers cette col­la­bo­ra­tion stra­té­gique, Ka­wai peut se po­si­tion­ner im­mé­dia­te­ment sur le mar­ché et éven­tuel­le­ment pro­fi­ter du sa­voir faire du géant Teis­co. Pa­ral­lè­le­ment, Ka­wai équipe son usine En­shu Gak­ki à Ha­ma­mat­su afin de dé­mar­rer une pro­duc­tion com­plète. Contrai­re­ment aux autres concur­rents de la même pé­riode, les com­po­sants des gui­tares

Ka­wai se­ront en qua­si- to­ta­li­té éla­bo­rés et fa­bri­qués dans les ate­liers du site de En­shu pour ré­duire les coûts : mi­cros mai­son, as­sem­blage de l’élec­tro­nique, pick­guards alu, vi­bra­tos et lu­the­rie. Seules quelques pièces stan­dar­di­sées ( mé­ca­niques, com­po­sants élec­tro­niques) se­ront ache­tés à l’ex­té­rieur. Mi- 1963, les pre­mières so­lid­bo­dies ( les S) sortent de l’ate­lier gui­tares d’En­shu. Pour cette my­thique sé­rie S ( po­pu­la­ri­sée par Hound Dog Tay­lor), les manches sont épais, la lu­the­rie ba­sique, les pick­guards en tôle d’alu­mi­nium. Les mi­cros faits mai­son sont de qua­li­té avec un ren­du so­nore très ho­no­rable. Ces ins­tru­ments de pre­mière gamme s’adres­sant au mar­ché gran­dis­sant des ama­teurs sé­duisent alors les grands dis­tri­bu­teurs in­ter­na­tio­naux grâce à un bon rap­port qua­li­té- prix, le suc­cès com­mer­cial est au ren­dez- vous.

L’ogre nip­pon

Ka­wai ayant dé­jà ses en­trées chez des re­ven­deurs in­ter­na­tio­naux grâce à son ac­ti­vi­té au­tour des cla­viers, son en­trée dans le mar­ché de la gui­tare élec­trique n’est alors qu’une for­ma­li­té. La pre­mière an­née de pro­duc­tion les car­nets de com­mandes sont pleins. En 1964 Ka­wai rafle une par­tie des mar­chés de la gui­tare pre­mier prix à d’autres concur­rents nip­pons : Teis­co, Guya­tone, Ze­non… Dès 1965 on re­trouve des Ka­wai dans le monde en­tier sous une cin­quan­taine de la­bels ou house brands dif­fé­rents. En 1966, Ka­wai ra­chète un des ses confrères, Shin­ko Gak­ki ( voir en­ca­dré) si­tué éga­le­ment au sud du Ja­pon. Cette ac­qui­si­tion lui per­met­tra de pro­gres­ser tech­ni­que­ment avec l’ab­sorp­tion d’in­gé­nieurs concep­teurs d’un ni­veau tech­nique su­pé­rieur et en ra­jou­tant une gamme ho­no­rable à son ca­ta­logue. La force de Ka­wai par rap­port à ses concur­rents lu­thiers du dé­but des Six­ties était sa po­si­tion af­fir­mée sur le mar­ché de l’orgue élec­tro­nique. Cette di­ver­si­fi­ca­tion ins­tru­men­tale lui don­nait alors une ro­bus­tesse pour mieux amor­tir les fluc­tua­tions de la de­mande, elle lui per­met­tra de sur­na­ger à la crise du mar­ché mon­dial de la gui­tare de 1967. En 1967, Ka­wai conti­nue sa bou­li­mie et ra­chète son an­cien par­te­naire et

En 1966, Ka­wai ra­chète son confrère Shin­ko Gak­ki.

À par­tir de 1969, toutes les gui­tares Teis­co se­ront construites par Ka­wai.

ori­gi­nale qui per­met­tra de res­ter dans le pe­lo­ton de tête nip­pon face à l’ar­ri­vée des syn­thé­ti­seurs. Ce­ci étant dit, pour ce qui est du mar­ché in­ter­na­tio­nal de la gui­tare, le pa­tro­nyme Teis­co est plus ven­deur et sonne plus an­glo- saxon, moins ja­po­nais que Ka­wai. Sur son site d’En­shu, Ka­wai pro­dui­ra dé­sor­mais ses gui­tares sous le lo­go Teis­co, mais aus­si sous les nom­breuses house brands des dis­tri­bu­teurs mon­diaux. À par­tir de 1969 toutes les Teis­co se­ront fa­bri­quées par Ka­wai. Cette an­nexion se­ra un bou­le­ver­se­ment ma­jeur dans l’in­dus­trie mu­si­cale ja­po­naise : la ma­jo­ri­té de l’ex- maind’oeuvre de Teis­co est ven­ti­lée, une par­tie re­join­dra d’autres concur­rents no- tam­ment Fu­ji­Gen, une autre par­tie es­sai­me­ra quelques pe­tits ate­liers de sous- trai­tants. Quoi qu’il en soit, Ka­wai ré­cu­père les clients, le stock, le ma­té­riel de Teis­co et sa tech­ni­ci­té. L’ab­sorp­tion de Shin­ko, puis de Teis­co, au­ra per­mis à Ka­wai une di­ver­si­fi­ca­tion de ses mo­dèles de gui­tares et des com­po­sants uti­li­sés, avec des styles hé­té­ro­clites jus­qu’à la fin des an­nées 60. Tout ce­ci rend dif­fi­cile, de nos jours, l’iden­ti­fi­ca­tion de cer­taines gui­tares pour­tant bien ma­nu­fac­tu­rés par Ka­wai. concur­rent Teis­co, alors lea­der de la gui­tare élec­trique ja­po­naise. Teis­co avait at­teint une taille cri­tique, la marque avait beau­coup in­ves­ti et fi­na­le­ment per­du des contrats face aux nou­veaux concur­rents qui inon­daient le mar­ché de la gui­tare et du cla­vier. Ka­wai au­ra ra­che­té son par­te­naire de la pre­mière heure, no 1 du mar­ché, après seule­ment quatre ans d’ac­ti­vi­té dans l’élec­trique. C’est un coup de maître. Ce­pen­dant, l’usine Teis­co Gak­ki, trop coû­teuse, est ra­pi­de­ment fer­mée par Ka­wai et les moyens de pro­duc­tion dé­mé­na­gés sur le site En­shu Gak­ki du re­pre­neur à Ha­ma­mat­su. Ce qui in­té­resse prin­ci­pa­le­ment Ka­wai dans ce ra­chat, ce ne sont pas tant les gui­tares de Teis­co que ses orgues élec­tro­niques et leur tech­no­lo­gie

no­table de la qua­li­té de fa­bri­ca­tion sur le site d’En­shu. Pour main­te­nir et fa­ci­li­ter toutes ces col­la­bo­ra­tions, Ka­wai avait stra­té­gi­que­ment im­plan­té une an­tenne consé­quente à Los An­geles, la Ka­wai Ame­ri­ca Cor­po­ra­tion. Cette an­tenne em­ployant du per­son­nel amé­ri­ca­no- ja­po­nais, fa­ci­li­tait alors le dia­logue avec la firme nip­pone et les échanges avec le site d’Ha­ma­mat­su. Il faut no­ter que, à la fin des an­nées 60, les clients dis­tri­bu­teurs étaient re­çus à l’usine En­shu, ils ame­naient par­fois des mo­dèles de ré­fé­rence ita­liens, al­le­mands, an­glais… Ka­wai s’en ins­pi­rait pour créer des mo­dèles per­son­na­li­sés. Ain­si sont nées la Teis­co EV2T, clone de la Vox Phan­tom, la King­ston Flying ins­pi­rée de l’Eko Rok ou la VS180 er­satz de la Hof­ner Vio­lin. Du­rant la pre­mière moi­tié des an­nées 70, l’ère de la co­pie est lan­cée. Le site En­shu Gak­ki est ré­or­ga­ni­sé et re­bap­ti­sé Ka­wai Gak­ki. La pro­duc­tion des mo­dèles mar­qués Teis­co va pro­gres­si­ve­ment bais­ser, au pro­fit de la fa­bri­ca­tion des co­pies de stan­dards amé­ri­cains. Ka­wai af­fronte de nou­veaux concur­rents de taille comme Mat­su­mo­ku ou Fu­gi­gen qui prennent une grosse part du gâ­teau. Ce­pen­dant la firme reste re­dou­table dans la grande dis­tri­bu­tion, dans le tout dé­but de gamme no­tam­ment elle main­tient sa

Ka­wai im­plan­ta une an­tenne consé­quente à Los An­geles.

su­pré­ma­tie grâce des dé­ri­vés éco­no­miques des an­ciens mo­dèles Teis­co, qui se­ront fa­bri­qués pour des house brands amé­ri­caines ( Kay, Har­mo­ny...)

ou an­glaises ( Jed­son, TopT­wen­ty...). En pa­ral­lèle, de nom­breuses co­pies de gamme moyenne se­ront ex­por­tées par des dis­tri­bu­teurs ja­po­nais ( Ci­mar, Gal­lan…). Dans la deuxième moi­tié de la dé­cen­nie, Ka­wai a su éga­le­ment pro­duire des mo­dèles de qua­li­té plus ho­no­rable pour des marques comme Fer­nan­dès et Bur­ny. À par­tir de la fin des an­nées 70, La firme prend du re­cul vis- à- vis du mar­ché de la gui­tare et de son ex­por­ta­tion, elle pré­fè­re­ra do­ré­na­vant se re­cen­trer sur son ac­ti­vi­té de base au­tour du pia­no et des cla­viers élec­tro­niques. Ce­pen­dant quelques mo­dèles re­mar­quables se­ront pro­duits à Ha­ma­mat­su. Par exemple, au dé­but des an­nées 80, Ka­wai conçoit la Moon­Sault, une gui­tare splen­dide en forme de de­mi- lune, in­trou­vable en France, qui se né­go­cie de nos jours aux USA au­tour de 3000 $. Du­rant les an­nées 80 et 90, Ka­wai suit le pas des ma­jors ja­po­nais au­tour de la concep­tion de beaux mo­dèles per­son­nels, les sé­ries KS et F, les Aqua­rius, la RnR Star et les Per­for­mer, des collectors rares en Eu­rope. La pro­duc­tion ja­po­naise de gui­tares Ka­wai ces­se­ra du­rant les an­nées 80. La pro­duc­tion de Ka­wai fut la plus pro­li­fique de toutes les pro­duc­tions ja­po­naises des an­nées 60/ 70. Ka­wai était re­con­nu comme le roi des ex­por­ta­teurs d’ins­tru­ments. À l’ins­tar de Ya­ma­ha, son concur­rent d’Ha­ma­mat­su, Ka­wai a sui­vi une stra­té­gie d’ex­pan­sion et de di­ver­si­fi­ca­tion dans la grande li­gnée nip­pone. Ka­wai a an­nexé Teis­co en 1967 et Teis­co est de­ve­nu la marque ma­jeure de Ka­wai. Comme évo­qué en dé­but d’ar­ticle, il se­rait plus ri­gou­reux d’em­ployer le nom Ka­wai, plu­tôt que Teis­co, pour qua­li­fier par dé­faut toute gui­tare JV des an­nées 60. De nos jours, plus de la moi­tié des gui­tares ja­po­naises vin­tage des an­nées 60 que l’on trouve sur le mar­ché de l’oc­ca­sion et sur les sites de vente en lignes sont des ins­tru­ments is­sus de l’usine Ka­wai En­shu de Ha­ma­mat­su : à tra­vers les marques Apol­lo, Au­di­tion, Bar­clay, Bel­tone, Con­que­ror, Co­ral, Dai­ma­ru, Decca, Dia­so­nic, Do­mi­no, En­core, Har­mo­ny, Heit, Ho­ru­gel, Kay, Kim­ber­ly, King­ston, May­fair, Noble, St Georges, Se­ko­va, Sil­ver­tone, Sor­ren­to, Teis­co, Te­les­tar, True­tone, Wins­ton… et plu­sieurs di­zaines d’autres plus ou moins connues ou ou­bliées. Si dans quelques temps, au dé­tour d’une vente, vous êtes sé­duits par une gui­tare ja­po­naise bi­zarre et non- iden­ti­fiée des an­nées 60- 70… Lais­sez- vous ten­ter ! En sa­chant que dans 80 % des cas vous au­rez af­faire à une Ka­wai / Teis­co avec une per­son­na­li­té, construite il y a un de­mi- siècle, au pays du So­leil Le­vant, au bord de la baie d’En­shu.

À la fin des ‘ 70s, Ka­wai se re­centre sur la construc­tion de pia­nos.

( Pho­to : DR)

Houd Dog Tay­lor et sa Ka­wai Si­gna­ture.

( Pho­to : Pa­trice Noël)

Kay KE10 par Ka­wai du dé­but des an­nées 70.

Teis­co Tu­lip ET100 par Ka­wai

( Coll. Pa­trice Noël)

Ca­ta­logue Sears USA 1969, gui­tares et am­plis Ka­wai.

( Coll. Pa­trice Noël)

Ca­ta­logue Decca USA 1967.

( Pho­to : DR)

Decca « tu­lip » par Ka­wai

( Col­lec­tion Pa­trice Noël)

Plu­sieurs Ka­wai dans un ca­ta­logue Sears USA Ca­ta­logue Sears USA 1970, gui­tares et am­plis Ka­wai 1970.

( Pho­to : DR)

Ka­wai Phan­tom 22, fin an­nées 60, dé­cou­lant de la col­la­bo­ra­tion avec Da­ne­lec­tro.

( Pho­to : Pa­trice Noël)

Flo­ri­lège de divers mi­cros Ka­wai

Ka­wai SS4L

Ca­ta­logue Sears USA 1971 avec de nom­breux mo­dèles, ori­gi­naux ou co­pies, four­nis par Ka­wai.

( Coll. Pa­trice Noël)

Sé­rie Aqua­rius an­nées 80.

( Pho­to : DR)

Ry Coo­der et sa SS4L.

Ka­wai Moon­sault de 1982.

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