Chee­sy : Gui­tares Zen- on

Surf in Ja­pan

Vintage Guitare - - LA UNE -

La plu­part des ate­liers étaient des an­ciennes ma­nu­fac­tures de meubles.

Nou­velle in­cur­sion dans l’uni­vers des Chee­sy nip­pones, avec Zen- on, un fa­bri­cant aty­pique du Ja­pon des an­nées 60 et 70. Cet ate­lier a sur­fé sur le tsu­na­mi de la gui­tare élec­trique des six­ties en pro­dui­sant des ins­tru­ments mo­der­nistes et dé­si­rables. Nous vous in­vi­tons donc à faire un tour au siècle der­nier, sur les rives du lac Su­wa, au sud de Mat­su­mo­to et au coeur de l’in­dus­trie de la gui­tare ja­po­naise.

Le bois des mon­tagnes

Le Ja­pon des an­nées 60- 70 a pro­duit une dé­fer­lante de gui­tares hé­té­ro­clites aux pro­duc­tions souvent éphé­mères. Le phé­no­mène nip­pon prend sa source prin­ci­pa­le­ment dans la ré­gion mon­ta­gneuse du centre du Ja­pon. Cette pro­vince, dite de Chùbù, si­tuée au centre de l’île prin­ci­pale à l’ouest de To­kyo, hé­berge de­puis des mil­lé­naires un sa­voir- faire ar­tisa­nal ba­sé sur le tra­vail du bois. À l’image de la Bo­hème, évo­quée de nom­breuses fois dans nos an­ciens dos­siers, cette contrée mon­ta­gneuse et boi­sée a at­ti­ré et dé­ve­lop­pé au fil des siècles une main d’oeuvre spé­cia­li­sée dans la me­nui­se­rie ar­ti­sa­nale et l’ébé­nis­te­rie. À l’is­sue de la Se­conde Guerre mon­diale, c’est prin­ci­pa­le­ment au­tour des villes de Mat­su­mo­to et de Ki­so que la lu­the­rie ja­po­naise com­mence à se dé­ve­lop­per. La plu­part des ate­liers de lu­the­rie ap­pa­rais­sant à cette époque étaient au­pa­ra­vant des ma­nu­fac­tures d’in­té­rieurs ja­po­nais, de caisses ou de meubles, éla­bo­rés à par­tir des es­sences de bois lo­cales. Le plus connu d’entre eux, Mat­su­mo­ku, était sous­trai­tant de la I. M Sin­ger & Co pour la­quelle il as­sem­blait des boî­tiers, des sup­ports et des tables pour les ma­chines à coudre. Du­rant les an­nées 50, les ate­liers d’ébé­nis­te­rie des mon­tagnes de Chùbù, sol­li­ci­tés par des so­cié­tés de mu­sique de To­kyo, se sont re­con­ver­tis dans la fac­ture d’ins­tru­ments. Quel­que­suns, comme Nis­shin Ko­ghio ou Chu­shin Gak­ki, se sont lan­cés avec brio dans l’éla­bo­ra­tion d’ins­tru­ments tra­di­tion­nels ja­po­nais à cordes ou dans la fa­bri­ca­tion de vio­lons d’étude. D’autres ont dé­bu­té en as­sem­blant des corps de pia­nos ou d’orgues. Tout comme en Al­le­magne, la pré­sence de bases amé­ri­caines a fa­vo­ri­sé la po­pu­la­ri­sa­tion de la gui­tare jazz, rock ou ha­waiienne, avec une de­mande crois­sante boos­tée par la ra­dio­dif­fu­sion de so­no­ri­tés nou­velles. De plus, la mu­sique

Le ré­seau com­mer­cial s’est vite tour­né vers ce nou­vel El­do­ra­do des gui­tares.

tra­di­tion­nelle ja­po­naise a fa­ci­le­ment adop­té la gui­tare es­pa­gnole à cordes ny­lon au tra­vers de mu­si­ciens po­pu­laires comme le vir­tuose Mas­sao Ko­ga. Dans un pre­mier temps, à la fin des an­nées 50, les ate­liers ont joué un simple rôle de sous- trai­tants de la par­tie lu­the­rie pour les marques de gui­tares nip­pones dé­jà en place. La mis­sion pre­mière des ébé­nistes était d’ho­no­rer les com­mandes des par­ties bois : corps, manches ou che­va­lets. Les par­ties mé­ca­niques, ou élec­tro­niques des ins­tru­ments am­pli­fiés, étaient as­sem­blées ailleurs chez les com­man­di­taires his­to­riques Teis­co ou Guya­tone. Mais, après avoir ab­sor­bé le sa­voir- faire de leurs contrac­tants puis dé­bau­ché quelques- uns de leurs ex­perts, la lu­the­rie de Chùbù a pro­gres­si­ve­ment ga­gné son in­dé­pen­dance pour éla­bo­rer par elle- même des ins­tru­ments fi­nis. Le ré­seau com­mer­cial s’est alors tour­né vers ce nou­vel el­do­ra­do des gui­tares. Et c’est tout au long des an­nées 60 que les ate­liers des mon­tagnes de Chùbù s’éman­cipent, se dé­ve­loppent, es­saiment et se mul­ti­plient : Chu­shin Gak­ki, Dy­na Gak­ki, Kyo­wa Sho­kai, Na­kai Gak­ki, Fu­ji­gen Gak­ki, Haya­shi Mok­ko, Ya­ma­ki Gak­ki mais aus­si Mo­ri­dai­ra, Ta­ha­ra, Shin­ko, Dai­ma­ru, sans ou­blier Ta­ka­mine et Su­zu­ki Vio­lin à Ki­so au sud de Chùbù. Tous dé­marrent une ac­ti­vi­té de concep­teurs ou de fac­teurs d’ins­tru­ments, pour des marques de dis­tri­bu­teurs ou pour leur compte per­son­nel. La de­mande com­mer­ciale était pour l’ex­por­ta­tion, mais il faut sa­voir que le mar­ché in­té­rieur nip­pon était mo­teur avec des cou­rants mu­si­caux comme le très po­pu­laire mou­ve­ment de la gui­tare ins­tru­men­tale Ele­ki ; un dé­ri­vé de la surf gui­tar, ini­tié par la po­pu­la­ri­té des Ven­tures au Ja­pon dès l’an­née 1962. Dans la ville de Mat­su­mo­to, du­rant les six­ties, le site de Fu­ji­Gen Gak­ki de­vient ra­pi­de­ment lea­der de Chùbù, sous les marques Mar­vel, De­mian ou Lin­dell. Il col­la­bore au dé­but avec son voi­sin Mat­su­mo­ku qui pren­dra son in­dé­pen­dance à son tour, après une fu­sion avec Arai à tra­vers les la­bels Aria, Bru­no, Con­rad… Plus au sud, Su­zu­ki Vio­lin pro­duit les gui­tares As­tro­tone, Ideal ou Roya­list. Entre les deux, sur les rives du lac Su­wa, deux ate­liers sortent du lot, Nis­shin Koh­gyo et l’aty­pique Zen- on Gak­ki.

Tous les sons

La marque Ze­non est bien an­té­rieure à son ac­ti­vi­té connue au­tour des gui­tares élec­triques. En 1931 le fon­da­teur, Tei­ji Shi­ma­da, crée sa com­pa­gnie mu­si­cale : la Zen- on Mu­sic Li­mi­ted Cor­po­ra­tion de To­kyo. En Ja­po­nais zen on si­gni­fie « tous les sons » . Dans les an­nées 30, la so­cié­té se dé­ve­loppe fa­ci­le­ment au­tour du cré­neau mon­tant de l’édi­tion mu­si­cale, elle gère un ca­ta­logue de droits d’édi­tion pour les com­po­si­teurs ja­po­nais du dé­but du XXe siècle et as­sure une dis­tri­bu­tion de disques au Ja­pon. Elle édite disques et par­ti­tions et com­mer­cia­lise éga­le­ment du ma­té­riel édu­ca­tif mu­si­cal : des mé­thodes et des ins­tru­ments pé­da­go­giques. À l’is­sue de la Deuxième Guerre mon­diale, la Zen- On migre vers Chùbù dans une ré­gion cen­trale du Ja­pon, en passe de de­ve­nir le coeur de l’in­dus­trie mu­si­cale nip­pone. Un site sur les rives du Lac Su­wa est choi­si pour im­plan­ter la Zen- On qui, dans le cou­rant na­tio­nal d’ex­pan­sion, veut mon­ter en puis­sance dans la ma­nu­fac­ture des ins­tru­ments de mu­sique. La pro­duc­tion s’orien­te­ra pro­gres­si­ve­ment vers plu­sieurs ca­té­go­ries d’ins­tru­ments : pia­nos, orgues, har­mo­ni­cas… En 1947 la Zen- On met en place des par­te­na­riats com­mer­ciaux dans di­vers do­maines de l’ac­ti­vi­té mu­si­cale. Elle se lie no­tam­ment avec des édi­teurs in­ter­na­tio­naux comme la Hal Leo­nard Cor­po­ra­tion aux USA ou les Edi­tions Al­phonse Le­duc de Pa­ris pour la par­tie de l’Eu­rope de l’Ouest. En 1954, elle aborde le mar­ché de la gui­tare en ra­che­tant Izu­ku Gak­ki, un jeune ate­lier re­grou­pant des lu­thiers is­sus de Haya­shi Gak­ki, l’un des lea­ders de la gui­tare acous­tique ja­po­naise d’après- guerre. Une pro­duc­tion de six cordes est alors ins­tal­lée sur le site Zen- on de Su­wa qui se­ra re­bap­ti­sé Ze­non Gak­ki. Les gui­tares clas­siques sont com­mer­cia­li­sées sous le la­bel Ko­ga. Cette ap­pel­la­tion Ko­ga est due à l’en­dor­se­ment par Ze­non du gui­ta­riste Mas­sao Ko­ga, un vir­tuose de la mu­sique tra­di­tion­nelle ja­po­naise, dont le nom connu de tous au Ja­pon donne une cré­di­bi­li­té cer­taine aux gui­tares pro­duites. Mas­sao Ko­ga, re­con­nu comme l’un des plus grands gui­ta­ristes ja­po­nais du XXe siècle, joue­ra sur des gui­tares Ze­non pen­dant plus de 20 ans. De nos jours, ces pre­mières Ze­non clas­siques de bonne fac­ture sont très re­cher­chées sur le mar­ché in­terne de la gui­tare vin­tage au Ja­pon.

Le space de­si­gn

Un ar­ticle du ma­ga­zine amé­ri­cain Bill­board du 11 sep­tembre 1961 an­nonce qu’en cette fin d’an­née Ze­non Gak­ki a pas­sé des ac­cords com­mer­ciaux avec la Vic­tor Com­pa­ny afin d’abor­der le mar­ché de la gui­tare élec­trique et de la mu­sique am­pli­fiée. La Vic­tor Com­pa­ny, plus connue sous son sigle JVC ( Ja­pa­nese Vic­tor Com­pa­ny) est alors un des fleu­rons de l’élec­tro­nique nip­pone. Dans son as­so­cia­tion, JVC va four­nir à Ze­non un sup­port pré­cieux dans les do­maines de l’élec­tro­nique avec

Dans les an­nées 30, la so­cié­té gère les droits d’édi­tion de com­po­si­teurs.

Les so­lid­bo­dies Ze­non se dis­tinguent par un de­si­gn très psy­ché­dé­lique.

l’ob­jec­tif de pé­né­trer le mar­ché de l’orgue élec­tro­nique et se lan­cer dans la course de la gui­tare élec­trique. Dans le re­gistre com­mer­cial, la Vic­tor Com­pa­ny uti­li­se­ra son ré­seau in­ter­na­tio­nal pour dis­tri­buer des gui­tares Ze­non sous sa marque Vic­to­ria. En pa­ral­lèle, en 1962, un des cadres de Ze­non nom­mé Ka­zuyu­ki Te­ra­dai­ra, crée une so­cié­té dis­tri­bu­trice in­ter­na­tio­nale pour Ze­non nom­mée Daion, un la­bel qui si­gni­fie « gros son » en Ja­po­nais. Ze­non sort alors ses pre­mières élec­triques, des hollow bo­dies à grande caisse sous in­fluence Gretsch ou Gib­son, qui res­te­ront au ca­ta­logue jus­qu’en 1965. Les so­lid­bo­dies Ze­non se dis­tinguent de la concur­rence, dès le dé­but de leur pro­duc­tion en 1962, par un de­si­gn aty­pique très psy­ché­dé­lique, qua­li­fié de ca­li­for­nien, dans la mou­vance surf gui­tar. Les sé­ries ZES ( Ze­non Elec­tric So­lid) ont un look très fu­tu­riste pour l’époque. Le pre­mier mo­dèle pré­sente une in­fluence Jazz­mas­ter avec des formes exa­gé­rées : le corps est de pe­tite taille. La tête « stra­toïde » est sty­li­sée et dis­pro­por­tion­née, dans la veine d’une Big­sby Tra­vis. Pour la par­tie élec­tro­nique, Ze­non achète des pick­guards pré- mon­tés, fa­bri­qués sur com­mande par la Mit­suya Elec­tro­nics, une en­tre­prise de To­kyo qui four­nit des mi­cros à plu­sieurs autres ate­liers comme Tom­bo, Fu­gi­gen ou To­kai. En 1963, un nou­veau de­si­gn de so­lid­bo­dy en­core plus fu­tu­riste est com­mer­cia­li­sé : une Vic­to­ria étin­ce­lante de mo­der­ni­té, avec un mul­ti­pick­guard de mé­tal et deux cornes poin­tues comme des ailes de jet. Dans le ja­pon des six­ties, cette gui­tare au look de vais­seau spa­tial a un as­pect « mo­der­nis­sime » qui semble di­rec­te­ment is­su du fu­tur et au­rait sa place dans l’am­biance des films de science fic­tion de l’époque. En 1963, la moi­tié de la pro­duc­tion de Ze­non est ex­por­tée par JVC. Mais en 1964 les liens entre Zen- On et la Vic­tor Com­pa­ny se com­pliquent et JVC se tourne alors vers un autre fa­bri­cant ( sans doute Mat­su­mo­ku) pour éla­bo­rer les gui­tares Ni­vi­co ( NI­VI­CO pour NIp­pon

VIc­tor COm­pa­ny). En 1964, le suc­cès de la pro­duc­tion des gui­tares élec­triques Ze­non est tel que les autres ac­ti­vi­tés ins­tru­men­tales de l’usine, comme l’orgue élec­tro­nique, sont dé­pla­cées sur un autre site ap­pel­lé Ze­non Sei­zou, sur le pé­ri­mètre de Chùbù à Ha­ma­mat­su. Du­rant ces pé­riodes eu­pho­riques, Ze­non a dû faire ap­pel à Dy­na Gak­ki, un voi­sin sous- trai­tant de Na­ga­no, pour as­su­rer une par­tie de la pro­duc­tion ( plus tard Dy­na Gak­ki se­ra un des sous­con­trac­tants ja­po­nais mis à con­tri­bu­tion par Fen­der pour pro­duire les Fen­der Ja­pan). En 1965, après la dé­ser­tion de JVC et son la­bel Vic­to­ria, Ze­non crée la marque Mo­rales. Ce la­bel pro­pose alors de splen­dides folks Dread­nought de bonne fac­ture. De plus, en ré­ponse au triomphe ja­po­nais des Ven­tures suite à un concert mé­mo­rable à To­kyo en 65, Ze­non sort une co­pie de Mos­rite sous son la­bel Mo­rales. Cette co­pie bluf­fante de qua­li­té au­ra un énorme suc­cès au Ja­pon. Jus­qu’en 1967, la pro­duc­tion a inon­dé le monde en­tier avec des contrats de grande dis­tri­bu­tion comme ce­lui pas­sé avec le géant La­fayette. Les Ze­non ont été ex­por­tées sous de mul­tiples la­bels : Vic­to­ria, Daion, Zen- On, Au­di­tion, Ome­ga, Ros­si, Giv­tone, Ar­tist, Crest­wood… et sous le la­bel Z ( d’un Z qui veut dire Ze­non). Mais le suc­cès était éga­le­ment in­tra- nip­pon car le de­si­gn ar­tis­tique des Ze­non plai­sait énor­mé­ment à la jeu­nesse ja­po­naise et a été co­pié par d’autres fa­bri­cants comme

En 1968 le car­net de com­mandes d’élec­triques passe dans le rouge...

Teis­co avec sa Spec­trum 5.

La fin du Zen

En 1967, tou­ché par la crise mon­tante du mar­ché de la gui­tare so­lid­bo­dy, Ka­zuyu­ki Te­ra­dai­ra, di­rec­teur de Daion ( la fi­liale ex­por­ta­trice de Ze­non), lâche Ze­non et crée son propre ate­lier de lu­the­rie acous­tique : Ya­ma­ki Gak­ki ( Ya­ma­ki si­gni­fie­rait « arbre des mon­tagnes » ) , pour se cen­trer sur le com­merce de belles gui­tares folk d’ins­pi­ra­tion Mar­tin. En 1968, le car­net de com­mandes des gui­tares élec­triques Ze­non passe dans le rouge. La di­vi­sion élec­trique est ra­che­tée par Haya­shi Gak­ki, qui sous trai­te­ra en­suite sa fa­bri­ca­tion à Mat­su­mo­ku puis à Cort en Co­rée, mais sous d’autres la­bels… Ce se­ra la fin des Ze­non élec­triques au space de­si­gn et de la pré­sence du la­bel

Z sur les têtes. Si­mul­ta­né­ment, en no­vembre 1969, Ze­non vend son usine d’orgues de Ha­ma­mat­su à la jeune en­tre­prise Ro­land. Ce site de Ha­ma­mat­su

ren­tre­ra dans l’his­toire de la mu­sique élec­tro­nique en de­ve­nant l’usine d’orgues élec­tro­niques d’un par­te­na­riat Ro­landHam­mond. Mal­gré tout, en 1970 Le site de Su­wa re­bon­dit grâce au sillon tra­cé par la co­py era ja­po­naise en se lan­çant dans la fa­bri­ca­tion de clones de stan­dards élec­triques US : Strats, Tele, LP, SG, Ri­cken... sous sa nou­velle marque Roje. Ces co­pies sont ho­no­rables et sont as­sez rares en Eu­rope. Du­rant les an­nées 70, la Ze­non main­tien­dra éga­le­ment une pro­duc­tion de gui­tares acous­tiques folk sous les la­bels Roje et Mo­rales, jus­qu’au mi­lieu des an­nées 80. Les folks Mo­rales, éga­le­ment as­sez rares en Eu­rope, sont d’une bonne qua­li­té de lu­the­rie et une bonne af­faire sur le mar­ché du vin­tage. De nos jours, la Ze­non est tou­jours ac­tive, mais s’est re­cen­trée sur ses ra­cines : l’édi­tion mu­si­cale, prin­ci­pa­le­ment au­tour de la mu­sique clas­sique et des grands com­po­si­teurs ja­po­nais.

Ca­ta­logue Ze­non Mo­rales de 1969. ( Col­lec­tion Pa­trice Noël)

Ca­ta­logue Ze­non 1965 ( Col­lec­tion : Pa­trice Noël).

Tar­re­ga Gui­tar­ras ( Pho­to : X)

Al­bum de Mas­sao Ko­ga, vir­tuose po­pu­laire.

Vic­to­ria « space de­si­gn » de 1963. ( Pho­to : X)

La­bel de gui­tare Ko­ga. ( Pho­to : X)

Ze­non ZES- 60 avec pick­guard Mit­suya.

Mi­cro Mit­suya elec­tro­nics.

Fra­mus Stra­to Se­ries 1962. ( Coll. Pa­trice Noël)

Mi­cro Zen- On

Tëte d’une ZES60, mi­cro Mei­to. ( Pho­to : X)

ZES60, mi­cro Mei­to. ( Pho­to : X)

Ca­ta­logue Roje Mo­rales 1970

Une ZES 170. ( Pho­to : X)

Pu­bli­ci­té Mo­rales an­nées 70 ( Col­lec­tion : Pa­trice Noël)

ZES 150 de 1965 ( Pho­to : X)

Une ZES 80 ( Pho­to : X)

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