MOSRITE TRIPLE- MANCHE

Vintage Guitare - - NEWS -

Se­mi Mo­se­ley, dont nous avons dé­taillé la car­rière dans notre nu­mé­ro 22, ap­pré­ciait par­ti­cu­liè­re­ment les doubles- manches, et par­mi ses ins­tru­ments les plus cé­lèbres fi­gurent les gui­tares de ce type qu’il avait construites pour Joe Ma­phis et pour Lar­ry Col­lins, deux des stars té­lé­vi­sées de l’époque. Tou­te­fois, se­lon son frère An­dy, il n’a pas dû construire plus de 10 dou­bles­manches dans le cours de sa car­rière, par­mi les­quelles deux gui­tares qu’il uti­li­sait lui- même et qui ont dis­pa­ru lors de l’in­cen­die de l‘ usine Mosrite dans les an­nées 80. Au­tant dire qu’une Mosrite double ou triple- manche est un oi­seau rare. Pour­tant une gui­tare triple- manche du construc­teur ca­li­for­nien vient de ré­ap­pa­raître il y a quelques se­maines. Construite au dé­part pour le prê­cheur évan­gé­liste J. Charles Jes­sup en 1957, dont le nom fut gra­vé sur la touche cen­trale, la gui­tare fut ra­che­tée par le père d’un cer­tain Doug Ca­roll quelques an­nées plus tard, gui­ta­riste no­vice et ama­teur de mu­sique. Avant de l’of­frir à son fils, alors âgé de 10 ans, le gé­né­reux père ren­voya la gui­tare chez Mosrite, où elle fut équi­pée de nou­veaux mi­cros, re­ver­nie en sun­burst ( elle était blonde à l’ori­gine), et la touche du manche cen­tral fut la­quée de noir pour ca­cher les in­crus­ta­tions de nacre au nom de son pré­cé­dent pro­prié­taire. Le ga­min, qui n’avait ja­mais tou­ché une gui­tare de sa vie, fut sur­pris, voire dé­pi­té par le poids de la gui­tare ( plus de dix ki­los), son er­go­no­mie par­ti­cu­lière et bien peu ami­cale ( ceux qui ont dé­jà mis leur main sur une triple- manche com­pren­dront). Dé­goû­té, il la four­ga sous un lit, et elle y res­ta pen­dant plus de qua­rante ans. Elle vient de res­sur­gir pour le plus grand bon­heur de tous les fon­dus de Mosrite vin­tage.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.