LA BASSE THUNDERBIRD

Vintage Guitare - - HISTOIRE -

Gib­son avait pris l’ha­bi­tude de dé­cli­ner ses mo­dèles de gui­tares en basse, ce fut le cas de EB avec la SG, de l’EB- 2 avec la ES335, ce se­rait le cas pour la Fi­re­bird et la Thunderbird. Lorsque Ray Die­trich pro­po­sa ( avec suc­cès) le nom de Fi­re­bird pour les gui­tares, il fut ad­mis qu’il était né­ces­saire de trou­ver un nom dif­fé­rent pour les basses. Il s’agis­sait de gar­der un nom en rap­port avec les oi­seaux. Thunderbird fut vite pro­po­sé, et la connexion avec les voi­tures, do­maine de pré­di­lec­tion de Die­trich était évident, la Thunderbird étant alors un des vé­hi­cules les plus po­pu­laires des États- Unis. Du fait de la plus grande ten­sion exer­cée sur la longue por­tion cen­trale, la base du corps fut ren­for­cée en créant une poutre cen­trale la­mi­née avec 9 pièces d’aca­jou in­ter­ca­lées d’érable, comme le se­ront les gui­tares par la suite, mais ce dès le dé­but de la construc­tion. D’une cer­taine fa­çon, les basses ont donc pré da­té les gui­tares. La tête dif­fé­rait éga­le­ment du mo­dèle de gui­tare puis­qu’il fut dé­ci­dé de pla­cer les mé­ca­niques au som­met de la tête, des mé­ca­niques larges et clas­siques, puisque les mé­ca­niques de ban­jo ne don­naient pas sa­tis­fac­tion sur des basses. La concep­tion des mi­cros pour les basses fut plus com­pli­quée, car contrai­re­ment aux gui­tares, les mi­cros exis­tant sur les basses EB- 0 et EB- 3 ne conve­naient pas. Seth Lo­ver dut donc conce­voir un nou­veau hum­bu­cker pour basse, ce qu’il fit en uti­li­sant des moules uti­li­sés pour bo­bi­ner les mi­cros de lap- steel, tou­jours par sou­ci d’éco­no­mie… Cha­cune des deux bo­bines étant bo­bi­née de 5 000 tours de fil de 42, ce qui leur don­nait une ré­sis­tance de 9 000 Ohms. Comme pour les gui­tares, ces mi­cros étaient conçus sans plots ajus­tables, leur plaque de base étant consti­tuée d’un acier spé­cial qui boos­tait l’ef­fi­ca­ci­té des ai­mants. Deux mo­dèles de basse furent pro­po­sés en 1963 : la Tun­der­bird II, à 260 dol­lars, équi­pée d’un mi­cro, et la Thunderbird IV, à 335 dol­lars, équi­pée de deux mi­cros. Elles étaient d’en­trée de jeu les basses les plus chères de la gamme Gib­son. Les deux mo­dèles se voyaient at­tri­buer un che­va­let Tune- O- Ma­tic ajus­table avec un stop tail­piece sé­pa­ré, et elles furent en ce sens les pre­mières basses Gib­son à pro­po­ser ce type d’équi­pe­ment. Le mo­dèle II se ven­dit mieux que la IV, mais les ventes res­tèrent néan­moins bien en de­çà de celle de l’EB- 0 avec son pro­fil de SG. En ef­fet, en 1964 seule­ment 736 Thunderbird sor­tirent des usines Gib­son.

Thunderbird IV non re­verse

Thunderbird IV non re­verse

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