Slow pa­ren­ting

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Le slow pa­ren­ting est une phi­lo­so­phie tout à fait ré­vo­lu­tion­naire qui pré­co­nise un cer­tain de­gré de lais­ser-al­ler dans l'édu­ca­tion des en­fants. Il ne s'agit pas d'aban­don­ner son en­fant mais de lui per­mettre d'ex­plo­rer le monde à son propre rythme. L'idée est de pro­po­ser une édu­ca­tion bien­veillante qui sug­gère sans im­po­ser, as­siste sans en­va­hir. Pour l'au­teur bri­tan­nique Tom Hog­kin­son, l'idéal se­rait «d'être proche de son en­fant mais pas trop.» Ce re­cul per­met­tra aux plus jeunes de faire leurs propres ex­pé­riences en fai­sant face aux risques. Tan­dis que dans l'édu­ca­tion clas­sique, la sé­cu­ri­té re­pose sur l'évic­tion des si­tua­tions à risque, le slow pa­ren­ting pré­co­nise l'in­verse. Pre­nant en exemple le sem­pi­ter­nel com­man­de­ment pa­ren­tal : Ne pas adres­ser la pa­role aux in­con­nus. Cette règle est à l'ori­gine d'une peur dé­me­su­rée et peu sen­sée des in­con­nus et au­to­rise pa­ral­lè­le­ment et im­pli­ci­te­ment une confiance aveugle à l'égard des proches. Af­fron­ter soi-même les si­tua­tions de la vie c'est se faire sa propre opi­nion de ce qui est dan­ge­reux ou non. Pour les dé­fen­seurs du slow pa­ren­ting, cette ac­cli­ma­ta­tion au risque ren­force les fa­cul­tés de ré­ac­tion et de ré­sis­tance en cas de be­soin. Ils sou­tiennent aus­si que les en­fants au­ront un meilleur dé­ve­lop­pe­ment af­fec­tif sur le long terme.

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