L’ar­chi­tecte d’in­té­rieur Laurent Pi­so­ni réunit deux ap­par­te­ments en un, dans une ver­sion loft au masculin.

Sur les bords de Seine, l’ar­chi­tecte d’in­té­rieur Laurent Pi­so­ni réunit deux ap­par­te­ments en un dans une ver­sion loft au masculin. Un es­pace noir sur blanc qui ouvre de nou­velles pers­pec­tives vers le fleuve en ligne de mire.

Vivre Côté Paris - - Le Sommaire - PAR Ca­ro­line Cla­vier P HOTOS Jean- Fran­cois Jaus­saud

Quand Laurent Pi­so­ni parle d’ar­chi­tec­ture, il re­ven­dique son goût pour le mi­ni­mal où s’équi­librent à l’unis­son fonc­tion et es­thé­tisme. C’est ain­si qu’il aborde la mé­ta­mor­phose des lieux. Ici, ces deux ap­par­te­ments conti­gus, l’un plon­geant sur une cour et l’autre tour­né vers les quais, ne doivent faire qu’un. Re­créer le lien avec le fleuve et les bords de Seine s’im­pose comme une évi­dence. L’im­meuble cons­truit en 1626 a conser­vé ses pièces frag­men­tées, re­fer­mant sur elles tout es­poir de pers­pec­tives, mais l’at­mo­sphère est là ! Les poutres XVIIe sont mas­quées, les murs de guin­gois éclipsent les lignes, les pla­fonds sont bas et la lu­mière ne cir­cule plus. L’état des lieux ap­pelle autre chose. C’est bien dans cet ob­jec­tif que l’ar­chi­tecte Laurent Pi­so­ni dé­cide de faire place nette et de réunir l’en­semble. L’idée ? Avoir une vue sur l’ho­ri­zon et conce­voir un es­pace à dé­cou­vert, d’un bout à l’autre de la sur­face. Une vé­ri­table oxy­gé­na­tion, concré­ti­sée par une large en­fi­lade qui met en lu­mière la pro­fon­deur du lieu, et re­lie vi­suel­le­ment le sé­jour à la salle de bain, en tra­ver­sant les dif­fé­rentes pièces à vivre. Une fois les portes cou­lis­santes ou­vertes, l’en­droit de­vient un seul et même vo­lume, à la ma­nière d’un loft. Mais le se­cret de ce lieu par­ta­gé, reste la confi­den­tia­li­té dont bé­né­fi­cie chaque pièce. Ryth­mé par des de­mi-cloi­sons per­pen­di­cu­laires à un cou­loir en en­fi­lade, chaque vo­lume garde sa fonc­tion. Cô­té ma­té­riaux, l’ar­chi­tecte a choi­si un lan­gage com­mun d’une pièce à l’autre. Au sol, des dalles de bé­ton, du blanc sur les murs et une sé­rie de pla­cards en bois la­qué blanc filent dans tout l’ap­par­te­ment. Ré­sul­tat : la ca­pa­ci­té de ran­ge­ment est lar­ge­ment op­ti­mi­sée et per­met un mo­bi­lier choi­si. Cette fois c’est le noir qui prend le pas, ac­ces­soires, tables, ca­na­pé, jouent sur des bruns mats, gla­cés ou tran­chés. Laurent Pi­so­ni mêle ici de­si­gn, pièces vin­tage, oeuvres d’art contem­po­raines et pièces d’an­ti­qui­tés amé­rin­diennes, afri­caines ou en­core océa­niennes. Un ta­pis ex­trait de la ga­le­rie Ro­bert Four, ins­pi­ré par un des­sin de Pierre Yo­va­no­vitch, couvre le sol du sé­jour. Sou­ve­nir d’une ex­po­si­tion éphé­mère, où l’ar­chi­tecte pré­sen­tait dans les murs de son agence, en dé­cembre der­nier, le tra­vail de l’ar­tiste. Les oeuvres du sculp­teur cé­ra­miste Maxence de Ba­gneux ac­com­pagnent de leur in­ten­si­té la flui­di­té de l’es­pace.

Une en­fi­lade re­lie vi­suel­le­ment le sé­jour à la salle de bain, tra­ver­sant au pas­sage les dif­fé­rentes pièces à vivre. Une fois les portes cou­lis­santes ou­vertes, l’en­droit de­vient un seul et même vo­lume, à la ma­nière d’un loft.

LES ADRESSES DE L’AR­CHI­TECTE D’IN­TÉ­RIEUR LAURENT PI­SO­NI

Pour ses sculp­tures en cé­ra­mique. L’ar­tiste Maxence de Ba­gneux. Pour le de­si­gn de col­lec­tion. Au­ré­lie Ju­lien Col­lec­tible De­si­gn. Pour ses pein­tures, ses pho­tos et ses sculp­tures. Mo­lin Cor­vo gal­le­ry. Pour son choix de marbres. Ar­the­ma. Pour les en­ca­dre­ments et les so­clages. L’Ate­lier Mon­di­neu.

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