TESTS ET EXAMENS D’ANGLAIS : QUE CHOISIR ? À CHAQUE PROFIL SON TEST

Vocable (All English) - - Bons Plans - PAR CAMILLE LARBEY

Les tests de langues sont de­venus in­con­tourn­ables pour pour­suivre ses études, obtenir cer­tains diplômes ou pos­tuler à des postes en France ou à l’étranger. Pour s’y retrou­ver, voici un panorama des dif­férents diplômes et cer­ti­fi­ca­tions d’anglais. Sans ou­blier nos pré­cieux con­seils afin de s’as­surer le sans-faute !

Bien que pro­posés par la même en­treprise améri­caine, ETS Global, le TOEIC® et le TOEFL® ne sont pas tout à fait iden­tiques. Le TOEFL® vise à cer­ti­fier vos con­nais­sances en anglais pour étudier en­suite dans une univer­sité améri­caine ou cana­di­enne. Il a donc une portée sco­laire et se présente sous la forme d’un QCM de 4 heures di­visé en 4 par­ties : com­préhen­sion écrite et orale, ex­pres­sion écrite et orale. Vous ob­tien­drez une note sur 120. Le TOEIC®, quant à lui, évalue votre niveau de langue en com­préhen­sion écrite et orale afin de val­oriser vos com­pé­tences sur le marché du tra­vail. Ce test a une portée pro­fes­sion­nelle et s’adresse à ceux qui veu­lent tra­vailler à l’étranger. D’une du- rée de 2h30, il se com­pose d’un QCM de 200 ques­tions, vous per­me­t­tant d’obtenir un score en­tre 10 et 990. Dans le même do­maine, le BULATS teste votre niveau d’anglais pro­fes­sion­nel. Un autre sub­sti­tut est l’IETLS. Ce cer­ti­fi­cat a le mérite d’être val­able à vie, à la dif­férence des tests précé­dents dont la va­lid­ité est de deux ans. Il en ex­iste deux ver­sions : l’une académique, des­tinée aux étu­di­ants souhai­tant in­té­grer des étab­lisse­ments supérieurs, et l’autre pro­fes­sion­nelle. Si le TOEFL® est da­van­tage de­mandé par les uni­ver­sités améri­caines, l’IETLS est plus pop­u­laire dans le reste du monde. Les Cer­tifi­cates délivrés par Cam­bridge sont égale­ment val­ables à vie. Il en ex­iste 5, cor­re­spon­dant aux de­grés A2 à C2 du cadre eu­ropéen (CECRL). Il est im­por­tant de bien con­naître son niveau de langue avant de s’y in­scrire. Un D ou un E (no­ta­tion à l’an­glo-sax­onne) est élim­i­na­toire. Depuis cet été, le Busi­ness English Cer­ti­fi­cat (BEC) de Cam­bridge, at­tes­tant de votre anglais en con­texte pro­fes­sion­nel, est dé­sor­mais éli­gi­ble au Compte Per­son­nel de For­ma­tion.

LES SCORES

L’im­por­tant n’est pas tant de passer un test que le score obtenu. Pour le TOEFL®, si vous désirez pos­tuler à un MBA à Har­vard, vous au­rez be­soin d’une note de 109. Mais cer­taines uni­ver­sités ou­vrent leurs portes à par­tir d’un score de 80. De nom­breuses en­treprises (Al­lianz, Bouygues, Coca- Cola, Das­sault Avi­a­tion, France Tele­com, L’Oréal, Nike, Sagem, Sanofi, etc...) utilisent votre ré­sul­tat au TOEIC® comme fil­tre à l’em­bauche. En dessous de 600 points, il est préférable de ne pas l’in­di­quer sur son CV. Le niveau min­i­mum req­uis peut varier d’une en­treprise à l’autre : Re­nault de­man­dera un score d’au moins 750 points, tan­dis qu’Air France a situé son plancher à 850 points. Idem du côté des grandes écoles : l’ISC Paris re­crute à par­tir de 785 points, l’Ed­hec de 815 et l’ESC Greno­ble de 800.

L’AVIS DES RECRUTEURS

Les recruteurs sont unanimes : ou­bliez la men­tion « anglais : lu, écrit, parlé ». Celle-ci ne veut rien dire. Indiquez plutôt votre cer­ti­fi­ca­tion et son score, s’il y en a un. Si vous avez passé le

TOEIC® - qui re­pose, rap­pelon­sle, sur la com­préhen­sion écrite et orale - les recruteurs vont véri­fier sys­té­ma­tique­ment votre oral. « Les en­treprises cherchent un can­di­dat qui a la ca­pac­ité à com­mu­ni­quer, développe Pierre Rabozzi di­recteur chez Page Per­son­nel. Or, j’ai déjà vu des can­di­dats ayant de très bons scores au TOEIC ®, in­ca­pables de s’ex­primer en en­tre­tien. » Le TOEIC ® et le TOEFL® sont de­venus la norme. Toute­fois, une autre cer­ti­fi­ca­tion ne pourra que mus­cler votre can­di­da­ture : « Le BULATS, et les tests Cam­bridge, même s’ils ne sont pas sou­vent de­mandés par les en­treprises, sont tou­jours très ap­pré­ciés sur un CV », fait re­mar­quer He­len Far­row, con­sul­tante se­nior en Ta­lent Man­age­ment chez Hud­son, avant d’énumérer quelques passe-droits aux tests : « avoir fait des études ou obtenu un diplôme en anglais at­tes­tant d’un niveau C1, jus­ti­fier d’une cer­taine péri­ode de tra­vail dans un en­vi­ron­nement en anglais, ou bien sûr être de langue mater­nelle anglaise ! »

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