la broche ré­ap­pa­raît su­brep­ti­ce­ment au dé­tour d’une veste ou d’une ca­puche de sweat. Le point sur ce phé­no­mène, mon­té en épingle.

Ré­vé­la­teur de sen­si­bi­li­té et de per­son­na­li­té,

VOGUE Hommes International - - BIJOUX - PHO­TO­GRAPHE Gia­co­mo Va­lois Fré­dé­rique PRO­POS RE­CUEILLIS PAR Ver­ley

— Si les hommes ont por­té la broche (au­tre­fois ap­pe­lée fi­bule) de­puis la nuit des temps, le xixe siècle a ra­me­né sa dose d’aus­té­ri­té et de dé­pouille­ment au sein du ves­tiaire mas­cu­lin. De­puis, elle a re­ga­gné ses lettres de no­blesse et pa­rade fiè­re­ment au re­vers d’une veste ou, en dé­ca­lé, sur une poche basse, une cein­ture ou une ca­puche. L’idée étant de s’en ser­vir pour adou­cir une tex­ture brute comme le de­nim ou le tweed de laine ou, au contraire, pour chi­qui­ser le mol­le­ton d’un sweat. Trois ex­perts nous donnent leur éclai­rage sur ce bi­jou à part, qui met en va­leur non pas la peau qui le porte mais le vê­te­ment qui l’hé­berge. VOGUE HOMMES Pour­quoi maintenant ? ELIE TOP Parce que les looks glam rock, dou­blés d’une disparition pro­gres­sive des sté­réo­types de genres, créent une nou­velle at­ti­tude, un re­gard « dé­gen­ré » sur le bi­jou. En­fin ! LYDIA COURTEILLE Beau­coup d’hommes aiment les bi­joux. Mais peu osent en por­ter. Heu­reu­se­ment, avec l’au­dace de la mode mas­cu­line ac­tuelle, les ver­rous sautent et, d’un seul coup, tout est per­mis. Et tant mieux, parce qu’au–de­là des montres, des bra­ce­lets et des bou­tons de man­chette, ils ont vite fait le tour des pos­si­bi­li­tés.

PIERRE RAINERO, CARTIER Parce que les hommes se sentent plus libres dans l’ex­pres­sion de leur style. Et qu’une broche, plus qu’un autre bi­jou, per­met d’af­fir­mer sa dif­fé­rence. D’au­tant que les hommes qui col­lec­tionnent les belles pierres sou­haitent au­jourd’hui les por­ter, et que la broche est ac­tuel­le­ment pour eux une des ma­nières les plus ap­pro­priées de le faire.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.