« Don Juan 73», Bar­dot

VOGUE Hommes International - - OUVERTURE -

« On tour­nait une scène dans une voi­ture avec Bar­dot et elle était en larmes, elle n’ar­ri­vait pas à faire la prise. Je pense que Va­dim avait dû lui dire des choses dans la nuit qui l’avaient beau­coup bles­sée. Quand elle est sor­tie de la voi­ture, j’ai vu que les gens étaient ra­vis de la voir dé­faite. Elle ins­pi­rait la ja­lou­sie alors que moi j’ins­pi­rais la sym­pa­thie. Je n’étais pas dan­ge­reuse, les femmes n’avaient pas l’im­pres­sion que j’al­lais leur pi­quer leurs ma­ris. Bar­dot a été d’une gé­né­ro­si­té dingue avec moi. Et compte te­nu de ce que nous avions en com­mun, ce n’était pas évident. On avait une scène de lit en­semble, on ne sa­vait pas quoi faire et on s’est dit qu’on de­vrait chan­ter une chan­son. Bar­dot a dit : “Pour­quoi on ne chan­te­rait pas ‘Je t’aime… moi non plus’ ?” J’ai re­fu­sé. On a fi­ni par chan­ter “My Bon­nie Lies over the Ocean”. J’ai ob­ser­vé Bar­dot dans le moindre dé­tail pour trou­ver la faille. Sa bouche, son nez, sa peau, ses pieds, ses che­veux… Elle était fa­bu­leuse de beau­té. »

« Les vê­te­ments de gar­çon trop grands, c’est bien quand on vieillit. On a l’air fra­gile. »

Dans Don Juan 1973. « Bar­dot était fa­bu­leuse de beau­té. »

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