TOUT L’ES­PRIT DE GABRIELLE

Si Kris­ten Ste­wart est l’image of­fi­cielle, plu­tôt rock, du par­fum GABRIELLE de CHA­NEL, Ca­ro­line de Mai­gret, elle, a fil­mé En les ex­clu­si­vi­té, cou­lisses elle de cette nous col­la­bo­ra­tion. donne sa propre vi­sion du par­fum.

VOGUE Paris - - Vogue - Eau de Par­fum Gabrielle, 97 € les 50 ml. Ta­pis La Ma­nu­fac­ture Co­go­lin, table Épi, abc­pas­cal.fr Par Chris­telle Baillet. Pho­to­graphe Phi­lippe Jar­ri­geon. Réa­li­sa­tion Claire Dhe­lens.

En ex­clu­si­vi­té pour Vogue, Ca­ro­line de Mai­gret nous donne sa vi­sion dé­ca­lée du der­nier par­fum Cha­nel. Par Chris­telle Baillet, pho­to­graphe Phi­lippe Jar­ri­geon, réa­li­sa­tion Claire Dhe­lens

Avant de sen­tir ce par­fum Gabrielle, à quelle fra­grance vous at­ten­diez-vous ? À une note as­sez uni­ver­selle, plus démocratique que les autres, celle qui in­carne la mai­son Cha­nel. Le par­fum Gabrielle est des­ti­né à tou­cher les femmes dans leur en­semble… Quant à son pré­nom, il évoque la fé­mi­ni­té, la li­ber­té, l’in­dé­pen­dance, Gabrielle Cha­nel ayant par­ti­ci­pé à la li­bé­ra­tion de la femme, phy­si­que­ment comme in­tel­lec­tuel­le­ment. C’est un mo­dèle très fort pour moi. Quelle a été votre pre­mière ré­ac­tion en le sen­tant ? Il laisse un sillage très fé­mi­nin. Je vais donc plu­tôt le por­ter pour sor­tir, car le jour, je pré­fère les jus plus mi­ni­ma­listes comme la Co­logne Cha­nel. Gabrielle, lui, a une vraie trace, une iden­ti­té forte. Et comme, dès la nuit tom­bée, j’aime m’amu­ser avec mon style, sa note est par­faite pour exal­ter mon en­vie de fé­mi­ni­té… C’est-à-dire ? Gabrielle est un par­fum de conqué­rante, d’amou­reuse. Je l’as­so­cie­rais fa­ci­le­ment à une slip-dress noire, des ta­lons et un bla­zer over­si­zed. Y a-t-il dans sa com­po­si­tion une note qui vous est chère ? Oui, la tu­bé­reuse avec la­quelle j’ai une grande his­toire d’amour… Il y a quelques an­nées, je guet­tais d’ailleurs son ar­ri­vée chez mon fleu­riste. Si, es­thé­ti­que­ment, je n’aime pas cette fleur, son odeur, elle, me rend dingue ! Si vous de­viez com­pa­rer Gabrielle à une pièce ico­nique du ves­tiaire Cha­nel ? Sans hé­si­ta­tion la pe­tite veste noire car, elle aus­si, re­pré­sente la mai­son Cha­nel, son art, son ar­ti­sa­nat… J’aime le clas­si­cisme ab­so­lu de cette pièce et les dé­tails qui signent la sil­houette Cha­nel. Comme la pré­sence de billes de plomb dans les vestes pour as­su­rer un tom­bé par­fait. Ou les manches taillées un peu courtes pour lais­ser les poi­gnets ap­pa­rents, une zone tel­le­ment sexy et éro­tique… Com­ment ima­gi­nez-vous la fille qui va le por­ter ? C’est une fille pas­sion­nelle, libre, avec une vraie per­son­na­li­té. Car pour por­ter un par­fum qui laisse une telle em­preinte, il faut s’as­su­mer, être vrai­ment bien dans ses bas­kets. Quelles sont les qua­li­tés de la femme Cha­nel au­jourd’hui ? Elle est cu­rieuse, au­to­nome, ma­li­cieuse. Comme Kris­ten Ste­wart, elle a aus­si un cô­té rock. Af­fran­chie, elle fait ce qu’elle veut, comme elle veut. Chez Cha­nel, il y a un vrai par­ti pris de ne choi­sir que des femmes qui s’as­sument, avec par­fois des as­pé­ri­tés phy­siques qui leur donnent du ca­rac­tère. La femme Cha­nel est spé­ciale, elle le sait et cultive cette au­ra. Quelle fa­cette de la per­son­na­li­té de Kris­ten Ste­wart vous touche ? Le fait qu’elle as­sume sa fra­gi­li­té. Elle fait par­tie de ces filles qui disent «je ne suis pas par­faite, mais voi­ci ce que j’ai à of­frir ». Des filles qui nous ancrent dans le réel. Elle n’a pas un dis­cours po­li­cé et c’est aus­si ce que je vou­lais mon­trer dans le film. Se­lon Cha­nel, Gabrielle est le par­fum de l’in­sou­mis­sion. Qu’est-ce que l’in­sou­mis­sion en 2017, pour vous ? La li­ber­té d’être et de faire ce dont on a en­vie. On a tel­le­ment de chance, il faut conti­nuer à gran­dir, faire gran­dir, se pro­té­ger soi et les autres. Si, le temps d’une col­lab, la mai­son Cha­nel vous lais­sait carte blanche pour cus­to­mi­ser ce par­fum, que fe­riez-vous ? Heu­reuse coïn­ci­dence, ma grand-mère s’ap­pe­lait Gabrielle, un pré­nom que j’adore. Aus­si, très égoïs­te­ment, je de­man­de­rais qu’un jo­li por­trait d’elle soit col­lé à l’in­té­rieur de la bou­teille…

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