James Ethan Green

Re­mar­qué pour ses images qui ma­rient gé­né­ra­le­ment et clas­sique, le su­jet pho­to­graphe weird amé­ri­cain trai­té qui vient de fê­ter ses 28 ans signe dans ce nu­mé­ro sa pour Vogue Pa­ris. Ce­la pre­mière mé­ri­tait sé­rie bien une in­ter­view pour faire les pré­sen­ta­tion

VOGUE Paris - - News -

LE COM­PLICE: ETHAN JAMES GREEN Re­mar­qué pour ses images qui ma­rient gé­né­ra­le­ment su­jet weird et trai­té clas­sique, le pho­to­graphe amé­ri­cain, qui vient de fê­ter ses 28 ans, signe dans ce nu­mé­ro sa pre­mière sé­rie pour Vogue Pa­ris. Par Théo­do­ra As­part

Votre en­trée dans la pho­to de mode ? J’ai com­men­cé par pho­to­gra­phier mes amis et ma fa­mille. Es­ther, ma cousine et prin­ci­pale «col­la­bo­ra­trice» à l’époque, po­sait, se char­geait du sty­lisme et cou­sait par­fois elle-même des vê­te­ments pour nos shoo­tings. Mon plan de dé­part était d’al­ler dans une école d’art de De­troit, mais j’ai dé­cou­vert que je pou­vais tra­vailler comme man­ne­quin : j’ai ju­gé que ce se­rait plus utile d’ap­prendre le mé­tier en fré­quen­tant les stu­dios et je me suis en­vo­lé vers New York.

Votre plus loin­tain sou­ve­nir lié à la mode ? Une pub pour les grands ma­ga­sins J.C. Pen­ney avec la chan­son I’m Too Sexy.

Votre men­tor ? Le pho­to­graphe Da­vid Arm­strong, qui res­te­ra sans doute à ja­mais ma plus grande source d’ins­pi­ra­tion.

Une image de mode qui vous a mar­qué ? Il y en a beau­coup, mais je di­rais qu’une sé­rie de Juer­gen Tel­ler avec le man­ne­quin Ol­ga Ku­li­ko­va pa­rue dans W en juillet 2007 est la pre­mière à m’avoir vrai­ment trou­blé.

Votre ap­proche, en quelques mots ? J’ai ten­dance à pri­vi­lé­gier une forme de mi­ni­ma­lisme et d’in­ti­mi­té dans mes images. Ce­ci étant, ça peut va­rier. Je peux pas­ser d’une sé­rie tran­quille, presque mé­lan­co­lique, à quelque chose de très po­sé, shoo­té en écou­tant de la mu­sique à fond.

Une évo­lu­tion ré­cente dans votre ma­nière de tra­vailler ? Je suis nou­vel­le­ment ex­ci­té à l’idée de pho­to­gra­phier le mou­ve­ment. Et à shoo­ter en stu­dio, sous lu­mière ar­ti­fi­cielle. Je com­mence à ai­mer prendre des pho­tos qui ne s’ex­cusent pas d’être purement et sim­ple­ment des images de mode.

Une ob­ses­sion pho­to­gra­phique à dé­cla­rer ? J’adore le tra­vail d’Au­gust San­der.

Un mot de la sé­rie que vous avez shoo­tée pour ce nu­mé­ro ? Nous de­vions trou­ver le moyen de ra­con­ter une his­toire de fleurs en évi­tant les cli­chés. Ju­lia Wa­gner, la set de­si­gner, a sug­gé­ré qu’on uti­lise des fleurs en train de fa­ner. Voi­là com­ment on s’est re­trou­vés à fouiller dans les in­ven­dus du flo­wer mar­ket de Londres quelques jours avant la séance… Le ré­sul­tat est plus per­tur­bant qu’avec des fleurs fraîches, qui au­raient don­né quelque chose de trop doux.

La pho­to que vous rê­vez de prendre, à l’ave­nir ? J’ai­me­rais faire toute une sé­rie de por­traits en Inde.

Votre dé­fi­ni­tion du style ? Une forme d’ex­pres­sion de soi.

Et du mau­vais goût ? Le mau­vais goût, c’est de n’avoir au­cun goût qui vous soit propre.

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