MER­VEILLE DE LA NA­TURE : SPLENDIDE ET DU­RABLE, ETHIQUE ET EXQUISE, LA FOUR­RURE EST IRRESISTIBLE

VOGUE Paris - - News -

De­puis tou­jours, les femmes et les hommes ont ado­ré la four­rure, le plus na­tu­rel des vê­te­ments, ap­pré­ciée pour son élé­gance in­née, sa cha­leur et sa no­blesse. Tou­te­fois, en ce dé­but de XXIe siècle, il existe une autre rai­son es­sen­tielle du re­tour en grâce de la four­rure au­près de la jeune gé­né­ra­tion: l’in­quié­tude gran­dis­sante pour l’ave­nir de la pla­nète. La pré­oc­cu­pa­tion crois­sante concer­nant l’im­pact des plas­tiques sur les océans et les sols et les consé­quences de la pol­lu­tion sur l’environnement ren­forcent plus que ja­mais l’im­por­tance de nos choix quant à ce que nous por­tons, ce que nous consom­mons et notre mode de vie en gé­né­ral. A l’ère de la fast-fa­shion, quand la fausse four­rure fa­bri­quée chi­mi­que­ment inonde le mar­ché pour fi­nir tris­te­ment dans les dé­charges, un man­teau de four­rure vé­ri­table reste l’ul­time re­fus de la phi­lo­so­phie du tout-je­table. Une four­rure que l’on aime se trans­met de mère en fille – et même de grand-mère en pe­tite-fille! – et peut aus­si se trans­for­mer au fil du temps et des modes. Et le jour où il fau­dra vrai­ment vous dé­bar­ras­ser de ce vê­te­ment si pré­cieux, ré­so­lu­ment éco­lo­gique et bio­dé­gra­dable, il se dé­com­po­se­ra na­tu­rel­le­ment en quelques mois. Ce qui ne risque pas d’ar­ri­ver avant plu­sieurs dé­cen­nies, ras­su­rez-vous… D’ici là, la jeune femme mo­derne – su­blime en zi­be­line, es­piègle en vi­son ou in­domp­table en re­nard – se­ra l’in­car­na­tion du chic res­pon­sable: une consom­ma­trice in­for­mée, très sou­cieuse de son élé­gance mais aus­si de l’environnement.

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