TEAM 2 CHOC (ALEXANDRE OZON)

Voile Magazine - - Transquadra 2017 -

PREPARATION DU BA­TEAU/EQUIPAGE L’homme comme le ba­teau ont fait sen­sa­tion en fi­nis­sant pre­miers des so­li­taires de la flotte at­lan­tique loin de­vant le pre­mier équi­page en double. Le Be­pox 990 construit en contre­pla­qué époxy est un achat d’oc­ca­sion da­tant de 2007. Ha­bi­tué de la Course des Iles et an­cien nu­mé­ro 1 de Da­niel An­drieux, Alexandre a pas­sé de nom­breuses an­nées à pré­pa­rer son bi­jou de cou­leur rose au contact des meilleurs. L’ac­cas­tillage a été chan­gé pro­gres­si­ve­ment pour du sur­di­men­sion­né ain­si que le mât, les sup­ports de winch ren­for­cés et l’élec­tro­nique re­mise au ni­veau (tout en NKE) exi­gé par une Transquadra. In­gé­nieur in­for­ma­ti­cien, notre na­tif de Royan, à l’aise avec tous les lo­gi­ciels de rou­tage, s’est or­ga­ni­sé une cel­lule de na­vi­ga­tion dans le car­ré avec un or­di­na­teur dé­por­té pre­nant place sur l’épon­tille de mât.

BI­LAN TECH­NIQUE Tout le ma­té­riel a bien te­nu le coup même s’il est vrai que les condi­tions mé­téo ren­con­trées ont ra­re­ment dé­pas­sé les 25 noeuds. Pour­tant il était tout de même temps de tou­cher terre, l’étai me­na­çant de se faire la malle, la faute à un dé­to­ron­nage en règle dans les hauts. Pour évi­ter le dé­mâ­tage, deux drisses ont été re­prises sur un pontet en ar­rière du point d’amure de la voile d’avant. Sa­tis­fait de son pi­lote au­to­ma­tique, Alexandre a ce­pen­dant pré­fé­ré pas­ser de longues heures à la barre pour amé­lio­rer ses per­for­mances. Sur une étape de 1 000 milles, le constat est sans doute réa­liste, il en se­ra au­tre­ment sur une tra­ver­sée de l’At­lan­tique… A no­ter aus­si un dé­faut d’AIS qui a ren­du le skip­per royan­nais to­ta­le­ment in­vi­sible des autres concur­rents et qui a fait beau­coup parler sur les pon­tons de la ma­ri­na de Ma­dère.

STRATEGIE METEO Le vain­queur de la flotte at­lan­tique a réa­li­sé une tra­jec­toire presque par­faite dans le golfe de Gas­cogne et le long de la côte ibé­rique. Après un « dé­gol­fage » ra­pide en route di­recte jus­qu’au DST du cap Fi­nis­terre dans un flux de nord-ouest d’une ving­taine de noeuds, le skip­per de Team 2 Choc n’a pas hé­si­té à tri­co­ter à la côte tan­dis qu’un vent de sud-sud-ouest lié à une pe­tite per­tur­ba­tion en­trant sur le proche At­lan­tique se met­tait en place. Avec une brise vi­rant pro­gres­si­ve­ment à l’ouest en mol­lis­sant, Alexandre a pu faire une route à bonne vi­tesse le long du Por­tu­gal, cap au sud-ouest avant de tou­cher l’ali­zé épo­nyme et de s’en­vo­ler sous spi jus­qu’à l’ar­ri­vée.

BI­LAN HU­MAIN Alexandre s’est im­po­sé un rythme de fi­ga­riste pour fi­nir de­vant Jean-Pierre Kel­bert et consorts, tout en ap­pre­nant à gé­rer sa course : at­ta­quer dans cer­tains cas mais aus­si sa­voir pro­té­ger son avan­tage. Mal­gré un manque de som­meil criant, il sem­blait en­core frais et plein d’éner­gie au mo­ment de po­ser le pied à terre : in­croyable !

AT­LAN­TIQUE SO­LO : 1e Alexandre Ozon a tout don­né pour fi­nir en tête à Ma­dère.

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