Phy­sa­lie : qui s’y frotte s’y pique

Voile Magazine - - Actus -

Un corps vio­la­cé, des ten­ta­cules atro­phiés et un flot­teur de cou­leur trans­lu­cide… Voi­là donc à quoi res­semble une phy­sa­lie. Un pro­me­neur en a dé­cou­vert une à Tré­gas­tel, l’oc­ca­sion de faire le point sur sa dan­ge­ro­si­té. Pas ques­tion de se lais­ser im­pres­sion­ner par ses cou­leurs aci­du­lées. La phy­sa­lie est toxique, voire tout à fait dan­ge­reuse. « Il ne faut en au­cun cas les tou­cher, même si les spé­ci­mens semblent morts sur le bord des plages », pré­vient Ju­lien Si­mon, tech­ni­cien-ani­ma­teur à l’Aqua­rium ma­rin de Tré­gas­tel. Mal­gré sa jo­lie ap­pa­rence, la phy­sa­lie n’ap­par­tient pas à la fa­mille des mé­duses mais à celle des hy­dro­zoaires. « Il s’agit d’une co­lo­nie d’ani­maux et non pas d’un seul. Elle peut avoir des ten­ta­cules de plus de 30 m, qui peuvent en­gen­drer de graves brû­lures. Quelques rares cas mor­tels ont été ré­per­to­riés dans le monde » pré­cise-t-il en­core. Cette es­pèce, qui flotte à la sur­face de l’eau, vit nor­ma­le­ment très au large dans les océans. Ce­pen­dant, on peut la trou­ver sur les côtes, le plus sou­vent morte, pous­sée par les vents ou vi­vante, trans­por­tée par les cou­rants.

Ne vous fiez pas à ses cou­leurs sym­pa­thiques : la phy­sa­lie est toxique !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.