Douar­ne­nez, port d’Iroise

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Quand on contourne la pointe Bre­tagne, Douar­ne­nez im­pose un cro­chet à l’écart des routes de croi­sière. Ni­chée au fond d’une im­mense et ma­gni­fique baie où la na­vi­ga­tion est fa­cile, la ville, an­cien bas­tion de la pêche, vaut fran­che­ment le dé­tour. Douar­ne­nez offre trois pos­si­bi­li­tés d’es­cale : le port de plai­sance de Tré­boul, Port Rhu, cé­lèbre pour son mu­sée ma­ri­time à flot et Ros­meur, port de pêche où le mouillage fo­rain est pos­sible.

Ter­rain de jeu fort ap­pré­cié des plai­san­ciers lo­caux, la baie de Douar­ne­nez est un plan d’eau ex­cep­tion­nel : des côtes franches et peu de cou­rant et de dan­gers. Seuls le mau­vais temps d’ouest et la houle as­so­ciée peuvent jouer les trouble-fête. Par­mi les dan­gers im­por­tants, ci­tons le cap de La Chèvre qui ferme la baie, au nord. Ce­lui-ci doit être contour­né lar­ge­ment si l’on ne veut pas se frot­ter à ses cornes. Ces hauts-fonds (Corne NO et Corne SE de La Chèvre) qui pro­longent le cap sont ce­pen­dant as­sez in­of­fen­sifs (sonde 8 à 10 m). C’est sur­tout de la (Basse) Vieille qu’il faut se mé­fier. Celle-ci est si­gna­lée à + 0,8 m. La Basse Vieille qui veille sur sa Chèvre n’est ce­pen­dant pas sour­noise : sa pré­sence est in­di­quée par un dan­ger iso­lé vi­sible éga­le­ment de nuit. Le phare à sec­teurs de la pointe du Millet guide la na­vi­ga­tion de nuit dans la baie, dont l’en­trée par l’ouest ne pré­sente pas de dif­fi­cul­té par­ti­cu­lière. Il est pos­sible de lon­ger se­rei­ne­ment la côte sud qui est exempte de dan­ger jus­qu’à la pointe de Lei­dé. La ville de Douar­ne­nez est fa­ci­le­ment iden­ti­fiable du large grâce à l’île Tris­tan qui se dé­tache au pre­mier plan, à l’em­bou­chure de la ri­vière de Poul­da­vid. La ri­vière sé­pare Douar­ne­nez en deux. Fai­sant face à l’est, l’his­to­rique port de pêche du Ros­meur est tou­jours au­jourd’hui un port de pêche et de com­merce. Le grand bas­sin en eau pro­fonde n’est pas ou­vert aux na­vires de plai­sance et les coffres sont ré­ser­vés aux as­so­cia­tions de plai­san­ciers. Le mouillage fo­rain est tou­te­fois au­to­ri­sé (contac­ter la ca­pi­tai­ne­rie). La zone de mouillage est abri­tée des vents de sec­teurs E à O mais est ex­po­sée à la houle par vent d’O à NO. Le fond de vase est de bonne te­nue. Les deux ports de plai­sance ( Tré­boul et Port Rhu) sont si­tués de l’autre cô­té de l’île Tris­tan. C’est sû­re­ment au­tour de cet îlot qu’est né le ber­ceau his­to­rique de la ville puisque « Douarn an enez » si­gni­fie la « terre de l’île ». Celle-ci doit son nom à la lé­gende de Tris­tan et Iseut. Les deux amants se se­raient ca­chés dans une grotte pen­dant trois ans sur l’île pour vivre leur amour in­ter­dit.

UN PORT SUR CHAQUE RIVE

Mais lais­sez les lé­gendes aux rê­veurs et res­tez concen­tré à l’ap­proche de l’île Tris­tan. Lais­sez-la à bâ­bord si vous sou­hai­tez re­joindre Tré­boul ou Port Rhu, les deux ports de plai­sance ac­ces­sibles en re­mon­tant la ria. De jour comme de nuit, il est ai­sé de re­mon­ter la ri­vière Poul­da­vid (ali­gne­ment et feu à sec­teurs). Port de plai­sance en eau pro­fonde, Tré­boul est si­tué sur la rive gauche, 300 m après l’em­bou­chure. Pour ac­cé­der à Port Rhu, qui s’étale le long de la rive droite, il faut re­mon­ter plus amont, fran­chir un seuil à + 1 m et pas­ser la porte de l’écluse du bas­sin à flot. Les cinq ba­teaux de tra­vail tra­di­tion­nels du port mu­sée (un lan­gous­tier, une ga­bare de la mer d’Iroise, un re­mor­queur an­glais, une barge de la Ta­mise et un ca­bo­teur nor­vé­gien) ren­forcent le charme du plus an­cien port de Douar­ne­nez, fré­quen­té de­puis le Moyen-Age.

Tré­boul se si­tue rive gauche, juste à l'en­trée de la ri­vière. Port-Rhu, sur la rive op­po­sée, est un peu plus en amont.

Si vous choi­sis­sez de faire es­cale à Tré­boul, al­lez tout de même vi­si­ter le port mu­sée de Port-Rhu.

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