Les mouillages de l’Odet

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Splen­dide ria ver­doyante, la ri­vière de l’Odet était dé­jà ap­pré­ciée dans l’An­ti­qui­té comme en té­moignent les ves­tiges de la villa et des thermes gal­lo-ro­mains du parc du Pé­ren­nou, da­tant du III e siècle. Sû­re­ment plus fré­quen­té qu’à cette époque, l’Odet reste un havre de paix quand on s’en­fonce dans les terres.

L ’Odet est une al­lée sau­vage bor­dée de grands arbres entre les­quels on peut aper­ce­voir quelques élé­gants ma­noirs et châ­teaux. A chaque virement de bord, le cli­que­tis des winches fait écho au chant des oi­seaux. Sur fond de ver­dure, les ba­teaux au mouillage qui dansent sur leur bouée ajoutent au ta­bleau de jo­lies taches de cou­leur. S’il y a un mo­ment de l’an­née où l’Odet mé­rite d’être re­mon­té, c’est en mai. Les mas­sifs de rho­do­den­drons pa­rent la ri­vière de mil­liers de fleurs et de ma­gni­fiques re­flets. Pour cou­ron­ner le tout, l’Odet est une ri­vière pro­fonde (au moins 2 m dans le che­nal jus­qu’à la baie de Ké­ro­gan). Par ailleurs, les rives sont glo­ba­le­ment franches : on peut s’en ap­pro­cher d’as­sez près sans trop d’in­quié­tude. La re­mon­tée au mo­teur est en­fan­tine : à moins d’avoir un mo­teur puis­sant, at­ten­dez que le cou­rant vous em­boîte le pas (et c’est tel­le­ment plus agréable de ne pas lut­ter contre les élé­ments !). La na­vi­ga­tion à la voile est car­ré­ment magique pour ceux qui aiment chas­ser les ri­sées (at­ten­tion aux claques !) et jouer avec les bas­cules de vent. La di­rec­tion du vent est en ef­fet très va­riable car ce­lui-ci, ca­na­li­sé par le gou­let que forme la ri­vière, a ten­dance à s’orien­ter dans l’axe de celle-ci. Si vous « tri­co­tez » d’une rive à l’autre en lou­voyant gaie­ment, pre­nez garde, en sai­son, à ne pas gê­ner la cir­cu­la­tion des Ve­dettes de l’Odet. Il faut comp­ter deux bonnes heures pour par­cou­rir la di­zaine de milles de­puis l’en­trée jus­qu’à Quim­per (la vi­tesse est li­mi­tée entre 3 et 8 noeuds se­lon les zones). Ce­la dit, après tant de mer­veilles, l’ar­ri­vée sur Quim­per est as­sez dé­ce­vante et le port de com­merce du Cor­ni­guel est à l’écart du centre-ville. Vous pou­vez faire de­mi-tour dans la grande baie de Ké­ro­gan.

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