Anses et criques sur l’Odet

Voile Magazine - - FINISTERE SUD | L'ODET -

L’ anse de Ké­ran­draon (rive gauche) est le pre­mier mouillage après Bé­no­det, en amont du pont de Cor­nouaille (pas de stress concer­nant ce der­nier, le ti­rant d’air mi­ni­mal est de 30 m sur 50 de large). L’anse de Ké­ran­draon as­sèche à 1,90 m : pour évi­ter de vous échouer sur les bancs de vase, pre­nez de la marge et quit­tez Bé­no­det en­vi­ron deux heures avant la pleine mer. Le pre­mier mouillage à flot est si­tué sur la rive op­po­sée, en amont de l’anse de Ké­ran­draon. L’anse de Com­brit est un très joli bras qui s’en­fonce à l’in­té­rieur des terres sur un peu plus de trois ki­lo­mètres. On peut y pas­ser la nuit sans pro­blème, à condi­tion de trou­ver une place ! En sor­tant de l’anse de Com­brit pour conti­nuer la re­mon­tée de l’Odet, on dé­couvre, rive droite, le ma­noir de Ke­rou­zien qui do­mine fiè­re­ment un beau parc clas­sé du XIXe. Si vous avez l’oeil, vous aper­ce­vrez un peu plus haut, sur la même rive, les ves­tiges de la villa et des thermes gal­lo-ro­mains du parc du Pé­ren­nou. On se glisse en­suite dans le dé­fi­lé étroit et sau­vage des « Vire-Court », deux coudes brusques au dé­bou­ché des­quels on trouve le mouillage de Ros­su­lien, après le ro­cher du Saut de la Pu­celle. A mi-ma­rée, il est pos­sible d’ac­cos­ter sur la cale amé­na­gée au XIXe siècle et dont la rampe per­met­tait de dé­char­ger les mar­chan­dises des na­vires de com­merce. Vient en­suite l’ado­rable pe­tite anse de Pors Meillou, rive gauche, très fa­cile à iden­ti­fier grâce à l’in­con­gru pan­neau d’en­trée de com­mune plan­té sur la berge. En met­tant le pied à terre, nous pé­né­trons dans la ville de Goues­narc’h (pro­non­cer « goué­nar »). La cale de mise à l’eau au­to­rise l’ac­cos­tage et l’échouage le long du quai. En re­mon­tant vers Quim­per, on oblique pro­gres­si­ve­ment vers le nord. A moins de vou­loir à tout prix ins­crire « Quim­per » dans votre livre de bord, vous pou­vez faire de­mi-tour dans la grande baie de Ké­ro­gan, re­des­cendre un peu et bi­fur­quer à gauche dans le bras de Saint-Ca­dou qu’on re­père à la der­nière mi­nute. L’en­trée est étroite : ser­rez la rive nord pour évi­ter les roches. Il est pos­sible de mouiller dans l’anse, sur fond de sable et de vase, au beau mi­lieu de la fo­rêt, dans en­vi­ron 1 m d’eau. Les pe­tits ti­rants d’eau ou les an­nexes peuvent pour­suivre l’aven­ture et pous­ser jus­qu’à l’anse de Toul­ven ou vers l’élé­gant châ­teau de Pen­frat.

Le ma­noir de Ké­rou­zien, rive droite, est le pre­mier châ­teau qu’on dé­couvre en re­mon­tant l’Odet.

Vous avez un pe­tit ti­rant d’eau ou vous pou­vez échouer ? Avant de quit­ter l’anse de Bé­no­det, faites un cro­chet par la mer Blanche. Mais at­ten­tion, la passe d'en­trée est un gou­let tor­tueux où le cou­rant de ma­rée est par­fois par­ti­cu­liè­re­ment puis­sant.

L’anse de Com­brit, sur la rive droite, est un bras de l’Odet qui s’en­fonce dans la cam­pagne sur pas moins de 3 km.

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