Trac­tion pro­duc­tions re­garde les créa­teurs du Ja­pon

Voix du Jura - - Evénement -

La so­cié­té lé­do­nienne Trac­tion pro­duc­tions pré­sen­tait sur le Sil­mo les pre­mières mon­tures de la gamme Air­light fa­bri­quées à Mo­rez par Fi­de­la 1820 de­puis la re­prise de l’en­tre­prise (lire aus­si notre ar­ticle sur ce su­jet dans les pages du sup­plé­ment « En di­rect du Haut-Ju­ra », ca­hier cen­tral). La fa­mille Gros étant at­ta­chée à une fa­bri­ca­tion fran­çaise exi­geante, c’est d’ailleurs au sein de cet ate­lier du haut Ju­ra que sont dé­sor­mais usi­nés cer­tains mo­dèles métalliques de Trac­tion pro­duc­tion. « Pour nous, ac­tuel­le­ment, mé­tal et acé­tate sont à 50 %, mais on sent que le mé­tal monte fort, et que dans le même temps, ça en est fi­ni pour le néo­ré­tro ».

Les mo­dèles acé­tate de la marque res­tent tou­te­fois in­no­vants et tech­no­lo­giques avec le ma­riage, bord à bord, de deux acé­tates, qui per­met de pro­po­ser des mo­dèles dignes d’un haut de gamme re­ven­di­qué. La fa­çon de créer est éga­le­ment sin­gu­lière puisque le des­sin est d’abord réa­li­sé à la main avant d’être nu­mé­ri­sé, « car si tout le monde uti­lise le même lo­gi­ciel, ce se­ra comme pour les voi­tures, on fe­ra tous les mêmes lu­nettes »…

Et si sur le stand on pou­vait en­core voir et com­man­der les fa­meuses lu­nettes por­tées par Ja­ckie Onas­sis en 1968 qui n’ont ja­mais été ar­rê­tées, Thier­ry Gros re­garde de près ce que font les jeunes créa­teurs ja­po­nais, « qui dé­tournent les choses tra­di­tion­nelles pour en faire des choses dé­ca­lées ». Une phi­lo­so­phie qui va as­sez bien avec l’es­prit de la mai­son.

A l’heure du tout à l’éco­lo, leur concept s’est vu pas mal mé­dia­ti­sé sur ce Sil­mo : c’est en ef­fet à base de dé­chets plas­tiques de mer que S2S (ou Sea2See) pro­duit des lu­nettes, fa­bri­quées en Ita­lie. Le concept est le sui­vant : l’en­tre­prise col­lecte des dé­chets plas­tiques de mer dans les ports Es­pa­gnols, les trie puis en fait des gra­nu­lats qui sont en­suite in­jec­tés dans des moules pour en faire des lu­nettes qui ne font pas « cheap » et donnent bonne conscience à leurs ache­teurs. Pour­quoi avoir fait le choix de l’Ita­lie plu­tôt que la plas­tique val­lée à Oyon­nax ? « Parce qu’à Oyon­nax on ne m’a pas pris au sé­rieux tan­dis que les Ita­liens ren­con­trés au MIDO m’ont dit Ok, on es­saie », ex­plique Fran­çois van den Abeele, le fondateur de l’en­tre­prise qui a bien conscience de vendre là un concept plu­tôt que des lu­nettes…

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