Les pro-su­per­mar­ché ont rem­por­té la ba­taille

Voix du Jura - - La Une -

« Mes­dames, Mes­sieurs, je crois que je n’ai ja­mais vu avec au­tant de joie des carottes, des pe­tits pois, des bi­dons de les­sive ou même des boîtes de conserve !… » Claude Fran­çois, maire, com­men­çait son dis­cours lors de l’inau­gu­ra­tion du su­per­mar­ché Col­ruyt, nom d’une fa­mille belge, ac­teur de la grande dis­tri­bu­tion, avec cette pe­tite phrase pleine d’humour de­vant de nom­breuses per­son­na­li­tés et une foule de per­sonnes in­vi­tées pour l’oc­ca­sion. Il faut rap­pe­ler pour la pe­tite his­toire qu’avant de pou­voir inau­gu­rer ce nou­veau ma­ga­sin le 3 oc­tobre, ce n’était pas ga­gné ! De­puis de nom­breuses an­nées, les élus es­ti­maient qu’il était né­ces­saire d’im­plan­ter un com­merce avec sta­tion de car­bu­rant. A leurs cô­tés, un groupe d’ha­bi­tants de Saint-Au­bin et des com­munes voi­sines avec à sa tête Yves Laz­za­ri­ni, avait créé un col­lec­tif

et qui par une pé­ti­tion de grande en­ver­gure dé­mon­trait que la po­pu­la­tion était de­man­deuse d’un tel ma­ga­sin sur­tout de­puis la fer­me­ture d’un des pe­tits com­merces ali­men­taires de proxi­mi­té en centre-ville.

Plu­sieurs en­seignes com­mer­ciales se sont mon­trées in­té­res­sées et c’est Co­di­france, une des fi­liales fran­çaises du groupe Col­ruyt, qui ob­tien­dra fi­na­le­ment le per­mis de cons­truire en date du 13 juillet 2016. Mais en sep­tembre 2016, l’as­so­cia­tion

qui ne comp­tait plus que trois membres di­sant sou­hai­ter une dy­na­mi­sa­tion de la com­mune mais à cer­taines condi­tions dé­po­sait un re­cours gra­cieux stop­pant net les tra­vaux. L’af­faire sem­blait donc bien re­tar­dée mais à l’éton­ne­ment de tous, l’as­so­cia­tion a stop­pé toute ac­tion et les tra­vaux ont pu en­fin dé­bu­ter lun­di 13 février 2017. On com­prend mieux alors pour­quoi l’ou­ver­ture du su­per­mar­ché Col­ruyt avec Ch­ris­tine Ga­lois, res­pon­sable du ma­ga­sin se­con­dée par une équipe mo­ti­vée, était très ap­plau­die lors du dis­cours d’inau­gu­ra­tion, le ma­ga­sin ou­vrant ses portes au pu­blic le len­de­main à 8 h 30.

Jeu­di 17 août, Tho­mas et Emi­lie Don­zé, un jeune couple de 32 ans re­pre­naient la di­rec­tion de la bou­lan­ge­rie rue de Dole juste à cô­té du ta­bac-presse. « Ce lieu stra­té­gique nous a tout de suite sé­duits près d’autres com­merces de proxi­mi­té, des places de par­king et bien sûr une struc­ture bien équi­pée », ex­plique Tho­mas Don­zé. Et il sait de quoi il parle ce jeune pa­tron ar­ti­san amou­reux de la qua­li­té car c’est le troi­sième com­merce dans le­quel il in­ves­tit ! Après des dé­buts à Dole en 2012 comme pa­tron bou­lan­ger, il s’ins­talle en­suite à Saint-Au­bin en 2014 et main­te­nant Ta­vaux avec son épouse, Emi­lie, aux com­mandes et quatre em­ployés dont deux ap­pren­tis. Ain­si, dix-sept per­sonnes tra­vaillent dans les trois com­merces. « Main­te­nant, nous al­lons gé­rer et conti­nuer à as­su­rer la qua­li­té de nos pro­duits pour ser­vir aux mieux les dif­fé­rents clients dont cer­tains plus im­por­tants en quan­ti­té comme Col­ruyt, l’hô­pi­tal de Dole, la cui­sine cen­trale, des col­lèges, des res­tau­rants. Nous pro­po­sons outre le pain une pâ­tis­se­rie ar­ti­sa­nale faite bien sûr mai­son. À Ta­vaux, nous pro­po­sons avec la bou­lan­ge­rie de la sand­wi­che­rie, des for­mules di­verses et notre spé­cia­li­té

me­ringue aux amandes et crèmes pra­li­nées ». Un mois après, la clien­tèle est au ren­dez-vous à la grande sa­tis­fac­tion des jeunes pa­trons et de leurs em­ployés.

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