Quand on cherche du bou­lot, être in­vi­té à un ’’brunch’’ peut s’avé­rer fort utile

Ré­cit de la ren­contre or­ga­ni­sée ré­cem­ment par la Mai­son de Ser­vice au Pu­blic et la Mis­sion lo­cale dans les lo­caux de la Ca­biotte.

Voix du Jura - - Jura - Be­noît In­ge­laere

Ré­cit de la ren­contre or­ga­ni­sée ré­cem­ment par la Mai­son de Ser­vice au Pu­blic et la Mis­sion lo­cale dans les lo­caux de la Ca­biotte.

Sa­lins-les-Bains. « Tout va bien… Tu en es si sûr ? » Jean-Fran­çois Ba­naï­ti sait par­fai­te­ment que ce n’est pas le cas. Si­non, pour­quoi le jeune homme avec le­quel il dis­cute se­rait-il pré­sent ce jeu­di dans les lo­caux de la Ca­biotte pour le Brunch or­ga­ni­sé par la Mai­son de ser­vices au Pu­blic (MSAP) et la Mis­sion lo­cale, à l’in­ten­tion de per­sonnes en re­cherche d’em­ploi. L’an­cien pro­fes­seur s’adresse à lui sans mé­na­ge­ment. « Ne rien faire, c’est hu­mi­liant, non ? ». Sur son CV, il lit qu’il a quit­té le col­lège en juin 2015. De­puis, il ne peut jus­ti­fier que deu deux ou trois stages. « D’ac­cord, tu es al­lé ici ou là, mais qu’est-ce que tu as ap­pris ? »

In­ter­ro­gé sur ses as­pi­ra­tions, le gar­çon fi­nit par sug­gé­rer que le mé­tier de cui­si­nier pour­rait l’in­té­res­ser. « Pour ce­la, il faut te for­mer ! Les cours ont dé­bu­té il y a trois se­maines. Ça vaut le coup de te dé­pê­cher pour ne pas perdre en­core cette an­née ». Il ajoute : « Un an de sa­laire, c’est le prix d’une voiture ! »

Une dis­cus­sion tout à fait in­for­melle

Les or­ga­ni­sa­teurs du dé­jeu­ner avaient de­man­dé à des em­ployeurs de ve­nir par­ta­ger ce temps du dé­jeu­ner avec les usa­gers de la Mai­son de Ser­vices au Pu­blic (MSAP) du Pays de Sa­lins ou les gar­çons et filles ac­com­pa­gnés par la Mis­sion lo­cale afin de leur dire ce qu’ils at­tendent d’un jeune qui se pré­sente pour un em­ploi… L’opé­ra­tion a pu se réa­li­ser grâce au par­te­na­riat de la Chambre de mé­tiers où Jé­rôme Mar­casse co­or­donne le dis­po­si­tif ré­gio­nal de par­rai­nage de per­sonnes en re­cherche d’em­ploi. Avant de sol­li­ci­ter un pos­sible par­rain, il a be­soin de connaître le par­cours du can­di­dat et d’en­tendre sa mo­ti­va­tion.

L’échange, au­tour de quelques pains sur­prise ou d’une part de gâ­teau, est tout à fait in­for­mel. Jé­rôme Mar­casse dit com­prendre l’hé­si­ta­tion de Pierre à s’ins­crire à une for­ma­tion payante. Il in­siste sur les pé­riodes de stage : « Plus vous au­rez pas­sé de temps en en­tre­prise, plus votre for­ma­tion se­ra re­con­nue par les em­ployeurs », dit-il.

Dé­jà un ren­dez-vous

Il dit aus­si la chance d’avoir, à Mou­chard, l’Ins­ti­tut des Com­pa­gnons : « C’est une très bonne for­ma­tion, même si c’est dur ». Il re­marque, sur le CV de Va­len­tin, qu’il pra­tique le foot. Le gar­çon lui dit que, dans une ca­té­go­rie in­fé­rieure, l’en­traî­neur l’avait nom­mé ca­pi­taine. « Dans les mo­ments dif­fi­ciles, ce sont des choses que tu dois uti­li­ser. Dis-toi : j’ai su être ca­pi­taine ! », lui dit-il.

Ces deux heures d’échange avec Jé­rôme ou Jean-Fran­çois, avec la pré­si­dente de la Ca­biotte Nathalie Ma­thieu, mais aus­si entre eux, doivent ai­der la dou­zaine de par­ti­ci­pants, quand ils se­ront face à un em­ployeur, à dé­fendre leur can­di­da­ture. En at­ten­dant, ils re­partent avec des contacts. Jé­rôme a pro­po­sé à San­drine de conve­nir d’un ren­dez-vous afin de sa­voir quel par­rain il pour­ra lui pro­po­ser. Sui­vant les conseils de Ma­rieC­laire, Flo­ry et Lu­di­vine vont al­ler con­sul­ter un site qui ré­per­to­rie les offres d’em­ploi dans le Ju­ra…

« Un an de sa­laire, c’est le prix d’une voiture… »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.