Un col­lec­tif d’agri­cul­teurs met en v ente La Piè ge sur Le B on Coin

Les agri­cul­teurs de La Piège tentent toutes les ma­noeuvres pos­sibles pour que leur ter­ri­toire conserve le sta­tut de « zone dé­fa­vo­ri­sée ». Le col­lec­tif Pour que Vive La Piège est même al­ler jus­qu’à pu­blier une an­nonce sur Le Bon Coin !

Voix du Midi (Lauragais) - - Lauragais Infos -

« Suite à l’aban­don du monde ru­ral par l’État et la sur­di­té du Mi­nis­tère de l’Agri­cul­ture, vends ma­gni­fique ter­ri­toire (450km²) si­tué aux confins du Lau­ra­gais, à l’ex­tré­mi­té oc­ci­den­tale du dé­par­te­ment de l’Aude », at­taque l’an­nonce pa­rue sur Le Bon Coin, mer­cre­di 7 fé­vrier.

Dans cette an­nonce, le col­lec­tif Pour que Vive la Piège – qui s’était dé­jà illus­tré quelques jours plus tôt en blo­quant plu­sieurs car­re­fours rou­tiers dans le sec­teur de Fan­jeaux et Ga­ja-la-Selve – pré­cise que La Piège est un ter­ri­toire « proche de Tou­louse (mais pas trop) et do­mi­nant la plaine de Cas­tel­nau­da­ry (zone de plaine consi­dé­rée par les ser­vices de l’État comme une zone de mon­tagne) ». Dans la fou­lée, les ré­dac­teurs de l’an­nonce dressent le pa­ral­lèle avec leur ter­ri­toire, quant à lui consi­dé­ré « comme une plaine par les ser­vices de l’État » alors que La Piège est au contraire se­lon les termes de l’an­nonce une « ma­gni­fique zone val­lon­née par­se­mée de pechs culmi­nants pour cer­tains à 500 m d’al­ti­tude et par­cou­rue de ruis­seaux – l’Hers, la Vixiège, la Gan­guise… – dont les eaux

ali­mentent le bas­sin aqui­tain ».

Sen­ti­ment d’ab an­don

Les « ven­deurs » livrent aus­si une vi­sion bien plus contras­tée de leur ter­ri­toire évo­quant les « nom­breuses ex­ploi­ta­tions en­det­tées mais où vous se­rez tou­jours ac­cueillis avec le sou­rire » ain­si que les « écoles ru­rales en désué­tude mais pre­mier rem­part des va­leurs de la Ré­pu­blique, mai­ries ad­mi­nis­tra­ti­ve­ment sub­mer­gées mais tou­jours à l’écoute de ses ad­mi­nis­trés, nom­breuses mai­sons avec eau cou­rante, élec­tri­ci­té et chauf­fage où il fait bon boire un ca­fé entre amis » et sur­tout, une « po­pu­la­tion au grand coeur ».

Avant d’in­di­quer l’adresse du mi­nistre de l’Agri­cul­ture, Sté­phane Tra­vert, en guise de contact pour l’achat, l’an­nonce quelque peu in­so­lite pré­cise éga­le­ment : « Pos­si­bi­li­té de réa­li­ser de nom­breux pro­jets de vie, beau­coup de pos­si­bi­li­tés pour peu qu’on s’y in­té­resse. N’est pas com­pris dans la vente : au­to­route, aé­ro­port, pol­lu­tion, nui­sance so­nore, in­té­rêt de l’État. »

Mal­gré la gra­vi­té de la si­tua­tion, les au­teurs de la mise en vente de ce « havre de paix que l’État est en train de dé­truire dans l’in­dif­fé­rence la plus to­tale », concluent avec hu­mour : « Agent im­mo­bi­lier, in­ves­tis­seur chi­nois et tech­ni­cien de la DDTM s’abs­te­nir ! »

© Cap­ture d’écran / Le Bon Coin

L’an­nonce du col­lec­tif Pour que Vive la Piège est pa­rue le 7 fé­vrier sur le site Le Bon Coin.

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