Ca­na­li­sa­tions d’eau : pour­quoi tant de rup­tures

Après plu­sieurs rup­tures de ca­na­li­sa­tion spec­ta­cu­laires en janvier der­nier, deux ca­na­li­sa­tions ont rom­pu en moins de 24 heures, di­manche 8 et mar­di 9 oc­tobre. Ex­pli­ca­tions.

Voix du Midi (Toulouse) - - La Une - Au­bin La­ratte

En moins de 24 heures, ce sont deux ca­na­li­sa­tions dis­tinctes qui ont ex­plo­sé au ni­veau de la sta­tion de mé­tro des Arènes, di­manche 8 et lun­di 9 oc­tobre, à Tou­louse.

En janvier der­nier dé­jà, une ca­na­li­sa­tion d’eau s’était rom­pue dans le quar­tier Saint-Agne, inon­dant com­plè­te­ment la sta­tion de mé­tro à proxi­mi­té.

À cause de la cha­leur ?

Dans le même temps, une autre avait écla­té près de l’école ma­ter­nelle Mi­ra­beau de Tour­ne­feuille (Haute-Ga­ronne), aux portes de la Ville rose. Deux jours plus tôt, près de la gare Ma­ta­biau, un bus s’était re­trou­vé im­mo­bi­li­sé, frei­né dans sa course… par l’ex­plo­sion d’une ca­na­li­sa­tion. « Il y a des fuites que l’on voit et aus­si des fuites que l’on ne voit pas » , ex­plique Pierre Dis­seaux.

En réa­li­té, ce n’est pas si fré­quent que ça ». Le di­rec­teur des re­la­tions ex­té­rieures met en avant le tra­vail ef­fec­tué par Veo- lia pour ve­nir à bout des fuites et en­tre­te­nir le ré­seau : « Les fuites, c’est aus­si la vie du ré­seau » .

Comment ex­pli­quer ces deux rup­tures d’eau consé­cu­tives ? « Des ana­lyses se­ront réalisées » , ex­plique Pierre Dis­seaux. « En­suite, on en connaî­tra la rai­son » .

La ca­na­li­sa­tion da­tait de 1947

Il avance ce­pen­dant deux hy­po­thèses : la ca­na­li­sa­tion au­rait pu cé­der à cause d’un mou­ve­ment de sols suite aux fortes cha­leurs, ou après un violent choc à proxi­mi­té de la ca­na­li­sa­tion.

Les rup­tures de ca­na­li­sa­tion de janvier étaient, elles, ex­pli­quées par le froid. Dé­jà contac­té à ce su­jet en janvier, le pré­sident de l’Ob­ser­va­toire ré­gio­nal de la qua­li­té des in­fra­struc­tures (Or­qua­si), Jean-Louis Chau­zy (éga­le­ment pré­sident du Ce­ser), poin­tait la vé­tus­té des ca­na­li­sa­tions. « C’est la qua­li­té de sé­cu­ri­té des in­fra­struc­tures à Tou­louse qui pose pro­blème. Dans la Ville rose, le ré­seau est certes sur­veillé 24h/24 par des cap- teurs, et il est en­tre­te­nu, mais peut-être pas suf­fi­sam­ment » , ex­pli­quait-il.

Un ré­seau vé­tuste ? Veo­lia dé­ment. « Le ré­seau est main­te­nu et ré­gu­liè­re­ment re­nou­ve­lé » , ex­plique Pierre Dis­seaux. La ca­na­li­sa­tion qui a rom­pu lun­di ma­tin da­tait de 1947. « Elle était conçue pour du­rer plus de 100 ans » , ex­plique Pierre Dis­seaux.

Chaque an­née, Veo­lia ef­fec­tue le re­nou­vel­le­ment de 6 ki­lo­mètres ca­na­li­sa­tions sur les 1500 que compte Tou­louse.

Le res­pon­sable Veo­lia ajoute : « Nous avons des cap­teurs et du ma­té­riel mo­bile de re­cherche de fuites » .

425 fuites chaque an­née en moyenne

En moyenne, Veo­lia dé­nombre chaque an­née 425 fuites à Tou­louse. En 2012, Veo­lia avait consta­té plus de 700 fuites, no­tam­ment à cause du froid. « C’est mieux que dans les autres villes de même taille » , ex­plique Pierre Dis­seaux. « Nous sommes à un taux de per­for­mance ré­seau de 90 %, quand on nous de­mande 80 % » .

© Twit­ter/cc/ Samir Ha­jije

L’inon­da­tion a dé­bu­té dans l’après-mi­di du di­manche 8 oc­tobre aux Arènes, à Tou­louse.

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