Un sé­dui­sant nip­pon !

Vos Chiens - - Shiba Inu -

Pe­tit

chien de type spitz ( oreilles droites, queue en­rou­lée), le shi­ba est une race ja­po­naise très an­cienne. Des sque­lettes, da­tant de quatre mille ans avant notre ère, res­sem­blant au shi­ba inu ont été trou­vés dans ce pays in­su­laire de l’asie du Sud-est. Ce chien de chasse vi­vait dans les ré­gions mon­ta­gneuses de Na­ga­no face à la mer du Ja­pon. Il était uti­li­sé sur pe­tit gi­bier, et se­lon le ter­ri­toire où il tra­vaillait, il pré­sen­tait quelques dif­fé­rences de mor­pho­lo­gie. On dé­nom­brait trois types dif­fé­rents et cha­cun avait son iden­ti­té. • Shi­ba Shin­shu af­fi­chait une pe­tite taille et avait une robe rouge avec un masque noir. • Mi­no Shi­ba, ve­nu de Gi­fu, était le plus pe­tit des shi­ba. Il avait une robe rouge, des yeux tri­an­gu­laires et la queue en­rou­lée. • Shi­ba San’in, ve­nu du su­douest du Ja­pon, de cou­leur noire, pos­sé­dait un ca­rac­tère in­dé­pen­dant. Au dé­but du XXE siècle, il ne reste que peu de su­jets. Des chiens an­glais, set­ters et poin­ters im­por­tés de 1898 à 1912, ont rem­pla­cé les shi­bas dans leur tra­vail. Par ailleurs, les chiens ja­po­nais sont croi­sés avec des chiens eu­ro­péens. La race est me­na­cée d’ex­tinc­tion. À par­tir de 1912, le contexte po­li­tique change. Après une ou­ver­ture à l’in­ter­na­tio­nale et à l’eu­rope,

le Ja­pon connaît une vague de na­tio­na­lisme et de re­tour aux va­leurs du pays. Le shi­ba en est une. Il faut le pré­ser­ver.

Pré­ser­va­tion

Dans les an­nées 1920, des pas­sion­nés, dont le doc­teur Hi­ro­ki­chi Sai­to, s’em­ploient à pro­duire des shi­ba ty­pés. Du­rant toute sa vie, il a voya­gé à tra­vers le Ja­pon pour re­trou­ver des re­pré­sen­tants de la race qui soient le plus conforme pos­sible à ce que pou­vait être les shi­bas d’ori­gine. En 1928, il fonde le Club de pré­ser­va­tion des chiens ja­po­nais et or­ga­nise la pre­mière ex­po­si­tion ca­nine, en 1932, à To­kyo. Le pre­mier stan­dard de la race est ré­di­gé en 1934. En 1937, la race est clas­sée Mo­nu­ment na­tu­rel du Ja­pon. Quatre li­gnées pré­do­mi­nantes ont contri­bué au dé­ve­lop­pe­ment du shi­ba inu ac­tuel.

Ma­gni­fique !

Une im­pres­sion de force et de ma­jes­té se dé­gage de ce pe­tit chien qui pour­tant af­fiche des pro­por­tions mo­destes : en­vi­ron 38 cm au gar­rot pour un poids de 9 kg. Le stan­dard FCI n° 257 du 16 juin 1999, dé­te­nu par le Ja­pon, dé­crit ain­si son as­pect gé­né­ral : “Il est bien pro­por­tion­né. L’os­sa­ture et les muscles sont dé­ve­lop­pés. La consti­tu­tion so­lide. Vif dans ses al­lures dé­ga­gées et belles.” La cou­leur noire est re­cher­chée pour la truffe, les dents sont fortes. Les yeux sont re­la­ti­ve­ment pe­tits, tri­an­gu­laires et de cou­leur brun fon­cé. Les oreilles re­la­ti­ve­ment pe­tites, tri­an­gu­laires, lé­gè­re­ment in­cli­nées vers l’avant et bien dres­sées. Le dos est droit et so­lide, le rein large et mus­clé. La poi­trine est bien des­cen­due. La queue est at­ta­chée haut, épaisse et por­tée fer­me­ment en­rou­lée ou re­cour­bée en fau­cille. Le shi­ba est clas­sé dans le groupe V de la FCI. En Eu­rope, le pre­mier shi­ba se­rait ar­ri­vé, en 1969, au Da­ne­mark. En France, ce pe­tit chien est pré­sent de­puis les an­nées 1970.

Vivre avec

Le shi­ba inu est gé­né­ra­le­ment dé­crit comme étant “un quart chien, un quart chat, un quart singe et un quart hu­main”. En ef­fet, il a la fi­dé­li­té du chien, l’in­dé­pen­dance du chat, la do­ci­li­té du singe et l’in­tel­li­gence de l’homme. Il faut ga­gner sa confiance et comme le Re­nard du Pe­tit­prince, il de­mande à être ap­pri­voi­sé. As­sez tur­bu­lent quand il est jeune, le shi­ba né­ces­site une édu­ca­tion toute en dou­ceur et avec fer­me­té. Avec lui, il faut être ri­gou­reux et ne ja­mais dé­ro­ger à un in­ter­dit. Si ses mi­miques at­ten­dris­santes, l’ex­pres­sion sé­dui­sante de sa bouille à cro­quer, vous font cra­quer et que vous lui ac­cor­dez ce qu’il de­mande, ce­la risque fort de nuire à sa bonne édu­ca­tion. En­suite, une fois que les ha­bi­tudes non sou­hai­tées sont ins­tal­lées, il est très dif­fi­cile de faire marche ar­rière. Le shi­ba est fier et sus­cep­tible. Il faut le trai­ter avec res­pect. À l’âge adulte c’est un chien af­fec­tueux, sans être pot de colle, fa­cile à vivre. Calme, il s’adapte à la vie en ap­par­te­ment. Dans une mai­son, il faut le lais­ser sor­tir dans le jar­din seule­ment si le ter- rain est bien clos. Le shi­ba inu aime croire que l’herbe est plus verte ailleurs, et il par­ti­ra le vé­ri­fier. Avec les per­sonnes qui ne sont pas ses proches au quo­ti­dien, il se mon­tre­ra dis­tant. Chez le chiot, l’ac­qui­si­tion de la pro­pre­té se fait tôt contrai­re­ment à d’autres races. Vers trois mois il est, en règle gé­né­rale, propre.

Ré­flé­chir avant d’agir

Avec de la cons­tance et de la pa­tience, le shi­ba peut ac­qué­rir une bonne édu­ca­tion pour de­ve­nir ce com­pa­gnon qui fe­ra la fier­té de ses hu­mains. In­tel­li­gent, le shi­ba ré­pon­dra à un ordre, mais seule­ment s’il en a en­vie. Il obéit s’il y trouve son in­té­rêt. Donc pour le sti­mu­ler rien de tel que de lui pro­po­ser une ré­com­pense gour­mande dès qu’il au­ra fait ce qui lui était de­man­dé. C’est la mé­thode po­si­tive pré­co­ni­sée par l’éle­veuse Anne Nis­sen­baum, qui élève des shi­ba de­puis 1996, sous l’af­fixe “de la Mo­ria”. Elle ex­plique : “c’est une race pri­mi­tive. Son édu­ca­tion est dif­fé­rente, elle fonc­tionne avec le ren­for­ce­ment po­si­tif. Les chiots ap­prennent vite des adultes “. Ame­ner le shi­ba à l’école du chiot est “une bonne chose”, se­lon elle, à condition qu’on le laisse vivre sa vie de jeune shi­ba et de ne pas lui im­po­ser des mé­thodes pour chien de ber­ger. Anne Nis­sen­baum aime son ca­rac­tère : “tou­jours vif et en éveil. Son cô­té in­dé­pen­dant, mais pas in­dif­fé­rent “. Elle ajoute : “les ca­rac­tères se sont bien amé­lio­rés en vingt ans. Le shi­ba inu n’est pas agres­sif avec l’homme. Il s’en­tend bien avec les en­fants de sa fa­mille. Il se montre pro­tec­teur en­vers les pe­tits”. Son ca­rac­tère do­mi­nant peut se ré­vé­ler lorsque plu­sieurs mâles en­tiers co­ha­bitent. L’en­tente avec les autres chiens est par­fois pro­blé­ma­tique sur­tout entre re­pré­sen­tants de même sexe. En re­vanche le shi­ba s’en­tend gé­né­ra­le­ment bien avec les chats dont il ap­pré­cie la com­pa­gnie. At­ten­tion aux oi­seaux et ron­geurs do­mes­tiques qu’il consi­dère comme des proies. Cô­té par­ti­cu­la­ri­té, il faut sa­voir que le

shi­ba est un chien qui, à l’image des chats, aime se per­cher et il pour­ra s’ins­tal­ler sur la table pour ob­ser­ver de haut ce qui se passe tout au­tour de lui. Il peut aus­si se mon­trer tê­tu et il faut ré­pé­ter une de­mande plu­sieurs fois avant qu’il ne se dé­cide à ob­tem­pé­rer. C’est son charme spé­ci­fi­que­ment shi­ba ! Quant à l’exer­cice phy­sique, le shi­ba inu ap­pré­cie un maître spor­tif ou plus sé­den­taire. Il se sa­tis­fait “d’une belle pro­me­nade do­mi­ni­cale”, pré­cise l’éle­veuse Anne Nis­sen­baum. Lors des sor­ties, elle re­com­mande chau­de­ment de “lais­ser un shi­ba en laisse ou de le mettre à la longe. Le rap­pel n’est pas fa­cile à ob­te­nir avec lui. et il risque de se faire écra­ser ou de par­tir va­ga­bon­der un bon mo­ment avant de se dé­ci­der à re­ve­nir”. Son instinct de chien de chasse est tou­jours là. Et c’est un bon fu­re­teur qui n’hé­site pas à par­tir dé­cou­vrir son en­vi­ron­ne­ment.

Aver­tir à bon es­cient !

Sa taille passe-par­tout, c’est le plus pe­tit des races ja­po­naises, lui per­met de vivre en ap­par­te­ment. Les voi­sins ap­pré­cie­ront d’ailleurs sa dis­cré­tion. Il aboie peu et ja­mais pour rien. S’il donne de la voix, c’est tou­jours pour si­gna­ler un fait ou un mou­ve­ment in­ha­bi­tuel. Mais son rôle de gar­dien s’ar­rête à la fonc­tion d’aver­tis­seur.

Comment va ?

Cô­té san­té, le shi­ba inu est rus­tique. “Il a une très bonne san­té”, ex­plique l’éle­veuse “de la Mo­ria”. Il va chez le vé­té­ri­naire sur­tout pour les vac­cins. Il peut tou­te­fois dé­ve­lop­per des al­ler­gies cu­ta­nées, no­tam­ment s’il vit dans un en­vi­ron­ne­ment stres­sant : sé­pa­ra­tion des maîtres, dé­mé­na­ge­ment. C’est une éponge qui res­sent les émo­tions. Il faut veiller à l’hy­giène de sa bouche, car il peut dé­ve­lop­per du tartre. Son es­pé­rance de vie est bonne puis­qu’elle s’élève à 14-15 ans.

Sa­cré poi­lu!

Le poil de cou­ver­ture est dur et droit. Le sous-poil est doux et dense. La mue se pro­duit deux fois par an. Elle dure, en moyenne, trois se­maines et elle est im­pres­sion­nante. Les poils tombent par pa­quet, qu’on ap­pelle “la bourre”. La mue de prin­temps com­mence par le sous- poil lai­neux et se ter­mine par la perte du poil plus long de cou­ver­ture. “Cette

mue fait des mou­tons et je pré­fère ce­la au poil qui se fiche par­tout”, af­firme Mme Nis­sen­baum. Du­rant cette pé­riode, le shi­ba perd un peu de son éclat, comme d’autres races ayant un pe­lage four­ni. Pour l’en­tre­tien, un bon bros­sage ré­gu­lier, dans le sens du poil, est né­ces­saire pour éli­mi­ner les poils morts. Il faut em­ployer un peigne en fer et une carde avec des pi­cots. En de­hors de la mue, le pe­lage ne pré­sente pas de dif­fi­cul­té par­ti­cu­lière d’en­tre­tien. Il ne né­ces­site pas de toi­let­tage com­pli­qué. Le chien est beau na­tu­rel­le­ment. Pra­tique ce poil est aus­si au­to-net­toyant. Donc quand il rentre tout boueux, il suf­fi­ra d’at­tendre que la sa­le­té ait sé­ché pour lui don­ner un bon coup de brosse. S’il est pré­sen­té en ex­po­si­tion, où un poil im­pec­cable est de mise no­tam­ment si on vise les pre­mières places, il est re­com­man­dé de la­ver le shi­ba. Comme il risque de ne pas trop ap­pré­cié, il faut l’y ha­bi­tuer tout jeune. Ce poil iso­lant lui per­met de ré­sis­ter aux in­tem­pé­ries ain­si qu’à la cha­leur. En­fin c’est un poil très agréable au tou­cher.

Af­faire de cou­leurs, af­faire de goûts

Le pe­lage se dé­cline en dif­fé­rentes cou­leurs : rouge, noir et feu, sé­same (mé­lange à éga­li­té de poils blancs et noirs), sé­same noir (plus de poils noirs que blancs) et sé­same rouge (fond de robe rouge mé­lan­gé avec du poil noir). Toutes les cou­leurs ci-des­sus doivent pré­sen­ter de l’ura­gi­ro c’est-à-dire un poil blan­châtre sur les faces la­té­rales du mu­seau et sur les joues, sous la mâ­choire, sur la gorge, le poi­trail et le ventre, à la face in­té­rieure de la queue et à la face in­terne des membres.

Le chien à la mode

Si le shi­ba est une des stars du jeu vi­déo Nin­ten­dogs, ce n’est pas vrai­ment un ha­sard. Ces der­nières an­nées, il est de­ve­nu un chien de com­pa­gnie très ap­pré­cié qui peut conve­nir à un large pu­blic. “La de­mande est sou­te­nue de­puis l’an

Prix d’un chiot LOF,

pu­cé, pri­mo-vac­ci­né : de 1 700 à 2 500 €

Chien Fi­nois de La­po­nie le Ter­rier Noir Si­birs­ki Med­ved le Fox ter­rier poil dur Iset­ta

le Braque de Wei­mar Doc

le Sch­nau­zer géant noir Scap­man’s le Ter­rier de Yor­shire Hun­der­wood

le Set­ter Gor­don Per­fect Thun­der le Co­cker Ame­ri­cain Square Point’s

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