Mort du for­fait

Vos Chiens - - Juridique / Courrier - Maître Pierre CORREARD, avo­cat

Par­mi les in­nom­brables mo­di­fi­ca­tions lé­gis­la­tives que nous ont as­sé­nées ces der­niers mois les tech­no­crates des di­vers mi­nis­tères sont ap­pa­rues des règles fis­cales en­traî-nant, à par­tir du 1° jan­vier 2017 (donc des re­ve­nus de 2016), la dis­pa­ri­tion des ré­gimes for­fai­taires qui se voient rem­pla­cés (rien ne se perd !) par les ré­gimes mi­cro (BIC, BNC, BA). Etant don­né qu’une très grande ma­jo­ri­té des éle­veurs ca­nins et fé­lins (comme beau­coup de com­mer­çants, ar­ti­sans et pro­fes­sions li­bé­rales) per­sistent à dé­cla­rer leurs re­ve­nus pro­fes­sion­nels à l’ex-for­fait, il a sem­blé utile de leur ex­pli­quer à quelle sauce ils vont main­te­nant être man­gés (dé­vo­rés ?).

Et pour ce­la d’ex­traire quelques pas­sages de l’ou­vrage “Comp­ta­bi­li­té et ges­tion d’un éle­vage” en cours d’achè­ve­ment.

Les ré­gimes fis­caux

A écou­ter les pu­ristes qui dis­tinguent le ré­gime fis­cal du ré­gime d’im­po­si­tion, si du pre­mier se dé-duit le type d’im­pôt au­quel se voit sou­mise l’en­tre­prise (sur le re­ve­nu ou sur les bé­né­fices), le se­cond dé­ter­mine à la fois les mo­da­li­tés du cal­cul du bé­né­fice d’une ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle (ré-gime nor­mal, sim­pli­fié ou mi­cro –ex for­fait-) ain­si que­la dé­cla­ra­tion ou non à la T.V.A. et­sa pé­rio­di-ci­té.

C’est pour­quoi existent plu­sieurs ré­gimes d’im­po­si­tion aux­quels se­ront évi­dem­ment as­so­ciés des sys­tèmes comp­tables qui pour­ront dif­fé­rer se­lon le ni­veau du chiffre d’af­faires réa­li­sé. Bien que cette no­tion soit dé­taillée au cha­pitre II de l’ou­vrage pré­ci­té, il reste néan­moins im­por-tant de sa­voir qu’existent trois ré­gimes d’im­po­si­tion. Des­quels dé­cou­le­ront les types de comp­ta­bi­li­tés as­so­ciées :

1. Le mi­cro-bic, mi­cro-bnc ou mi­cro-ba qui s’ap­pli­que­ra

(1) au­to­ma­ti­que­ment en rem­pla­ce­ment du ré­gime for­fai­taire à par­tir des re­ve­nus dé­cla­rés pour l’an­née 2016 (ceux men­tion­nés sur la dé-cla­ra­tion qui se­ra adres­sée aux Im­pôts dé­but 2017). Pré­cé­dem­ment, le ré­gime for­fai­taire n’obli­geait pas la te­nue d’une comp­ta­bi­li­té puisque le reve-nu im­po­sable se voyait dé­ter­mi­né ar­bi­trai­re­ment par les Ser­vices Fis­caux en fonc­tion, par exemple, d’un re­ve­nu à l’hec­tare pour les culti­va­teurs ou par fe­mel­lere pro­duc­trice en cas d’éle­vage hors sol (animaux de com­pa­gnie

(2) car­ni­vores ou non, NAC, …) avec, dans ce der­nier cas, par­fois une fran­chise pour les 2 ou 3 pre­mières.). Le mi­cro étant main­te­nant ba­sé sur un mon­tant de chiffre d’af­faires, ce­la va obli­ger­soit à conser-ver toutes les fac­tures de ventes, soit à te­nir un jour­nal des ventes. Voire les deux en même temps.

Pour pou­voir bé­né­fi­cier du ré­gime mi­cro, la T.P.E. (très pe­tite en­tre­prise) doit réa­li­ser un chiffre d’af­faires hors taxes ne dé­pas­sant pas • 32.900 € en pres­ta­tions de ser­vices (BNC), • 82.200 € au cours de deux an­nées suc­ces­sives pour l’agri­cul­ture (au lieu de 76.300 sur 3 an-nées au­pa­ra­vant pour le for­fait), • 82.200 € en ac­ti­vi­té com­mer­ciale ou in­dus­trielle (BIC). Im­por­tant : Etant don­né que le ré­gime du mi­cro pré­sup­pose obli­ga­toi­re­ment un bé­né­fice, le dé­fi-cit qui lui est an­ti­no­mique ne peut donc s’en­vi­sa­ger.

Ce bé­né­fice est cal­cu­lé d’après le chiffre d’af­faires qui doit main­te­nant être obli­ga­toi­re­ment dé-cla­ré, C.A. que les Im­pôts di­mi­nuent d’un abat­te­ment des­ti­né à te­nir compte des charges de l’en­tre­prise, de ses frais de fonc­tion­ne­ment, que le Fisc es­time-for­fai­tai­re­ment à 87% pour l’agri­cul­ture (avec un mi­ni­mum de 305 €), 70% pour le com­merce, 50% pour les ser­vices. En clair, l’éle­veur qui au­ra ven­du pour 20.000 eu­ros de chiens ou chats l’an­née pré­cé­dente se­ra consi­dé­ré ayant réa­li­sé (200.000 – (200.000 x 87%)) 2.600 € de bé­né­fices agri­coles. Sur les­quels, évi­dem­ment, il paie­ra des im­pôts.

At­ten­tion

De la même fa­çon que ce­la se pra­ti­quait pour le for­fait agri­cole, l’agri­cul­teur dé­cla­rant au ré­gime du mi­cro ne peut pas in­clure le mon­tant de ses ventes non agri­coles dans son chiffre d’af­faires agri­cole. Par exemple, l’éle­veur ayant ven­du pour 15.000 eu­ros de chiens plus 5.000 eu­ros de four­ni­tures di­verses (ali­ments, ma­té­riels, …) et/ou de pres­ta­tions de ser­vices (dres­sage, pen­sion, gar­dien­nage, …) de­vra dé­cla­rer sé­pa­ré­ment chaque ac­ti­vi­té. Tout sim­ple­ment parce que cha­cune bé­né­fi­cie d’un abat­te­ment dif­fé­rent : vente de chiots à 87%, re­vente d’ali­ment, de ma­té­riel, ac­ti­vi­té com­mer­ciale à 70% d’abat­te­ment, dres­sage, pen­sion, gar­dien­nage sont des pres­ta­tions de ser­vice à 50% d’abat­te­ment. Obli­geant, par consé­quent, les éle­veurs mul­ti-ac­ti­vi­tés dé­cla­rant au ré­gime du mi­cro à te­nir une comp­ta­bi­li­té se­rait-ce seule­ment afin de pou­voir com­mu­ni­quer au Fisc les bonnes don­nées de­cha­cune des ac­ti­vi­tés. Ou, s’ils per­sistent à ne pas te­nir de comp­ta­bi­li­té, à conser­ver et clas­ser par ac­ti­vi­té toutes leurs fac­tures de ventes car ils peuvent être ap­pe­lés à en jus­ti­fier au­près des Im­pôts.

2. Le réel sim­pli­fié­pour le­quel, le bé­né­fice im­po­sable étant le ré­sul­tat de la dif­fé­rence entre les ventes et les achats,la te­nue d’une comp­ta­bi­li­té de­vient donc in­dis­pen­sable. Comp­ta­bi­li­té qui, tou­te­fois, reste en­core as­sez simple, à la por­tée de toute per­sonne ca­pable du mi­ni­mum d’or­ga­ni­sa­tion lui per­met­tant de ven­ti­ler les dé­penses en une pe­tite di­zaine de ru­briques et/ou, en­core mieux, pou­vant uti­li­ser quelques fonc­tions ba­siques d’un ta­bleur genre Ex­cel® (Cf. cha-pitre II). Ce ré­gime d’im­po­si­tion de­vient obli­ga­toire lorsque l’ac­ti­vi­té dé­gage un vo­lume de ventes hors taxes (chiffre d’af­faires) com­pris entre • 32.900 et 236.000 eu­ros en pres­ta­tions de ser­vices, • 82.200 et 350.000 eu­ros pour l’agri­cul­ture, • 82.200 et 783.000 eu­ros en ac­ti­vi­té com­mer­ciale ou in­dus­trielle. Les avan­tages de cette for­mule (comme de la sui­vante) ré­sident, d’abord, dans le fait que le re­ve­nu im­po­sable n’est plus for­fai­ti­sé d’après le seul chiffre des ventes mais dé­ter­mi­né en fonc­tion du ré­sul­tat réel de l’ex­ploi­ta­tion par une opé­ra­tion simple : ventes – achats. Que, donc, il ad­met qu’une ex­ploi­ta­tion puisse être dé­fi­ci­taire et qu’il offre, de plus, la pos­si­bi­li­té d’amor­tir les in­ves­tis­se­ments im­mo­bi­liers ou mo­bi­liers. Sauf pour les re­pro­duc­trices qui ne peuvent fi­gu­rer en im­mo­bi­li­sa­tions (et être amor­ties) que dans les ex­ploi­ta­tions agri­coles dé­cla­rant au réel nor­mal .

(3)

3. Le réel nor­mal qui de­vient obli­ga­toire dès que, pen­dant deux exer­cices consé­cu­tifs, l’en­tre­prise réa­lise un chiffre d’af­faires hors taxes ex­cé­dant • 236.000 eu­ros en pres­ta­tions de ser­vices, • 350.000 eu­ros pour l’agri­cul­ture, • 783.000 eu­ros en ac­ti­vi­té com­mer­ciale ou in­dus­trielle. Etant don­né qu’il s’agit d’un rythme d’ac­ti­vi­té éle­vé pou­vant cor­res­pondre, par exemple, à la vente de plus de 450 chiots par an,

la comp­ta­bi­li­té de telles en­tre­prises s’avère as­sez com­plexe et de­mande d’em­ployer un comp­table ex­pé­ri­men­té ou de re­cou­rir aux ser­vi­cesd’un ca­bi­net d’ex­per­tise comp­table. Elle n’est donc pas abor­dée dans le pré­sent guide.

Il est à no­ter

Que, parce qu’il pré­sup­pose des bé­né­fices im­po­sables (dé­ter­mi­nés en pour­cen­tage des ventes), le mi­cro-bic agri­cole fa­ci­lite, par voie de consé­quence, le cal­cul de ces co­ti­sa­tions so­ciales qui, telle celle dite “de so­li­da­ri­té” pour la M.S.A., sont dé­ter­mi­nées en pour­cen­tage du bé­né­fice agri-cole. S’il ar­rive à l’ex­ploi­ta­tion de dé­ga­ger des pertes, celles-ci peuvent, lors de la dé­cla­ra­tion an­nuelle des re­ve­nus per­son­nels (I.R.P.P.), être dé­duits de l’en­semble de ses re­ve­nus im­po­sables. A condi­tion que les re­ve­nus non agri­coles (sa­la­riat, com­merce, ar­ti­sa­nat, pro­fes­sion li­bé­rale, …) ne dé­passent pas 107.610 € 4).

( Et, évi­dem­ment que l’ex­ploi­ta­tion n’ait pas op­té pour le mi­cro (ex­for­fait). Dans tous les cas, il se­ra tou­jours pos­sible d’op­ter pour le re­port de l’im­pu­ta­tion des dé­fi­cits agri-coles sur l’une des 5 an­nées sui­vantes. En­fin, s’il est pos­sible d’op­ter pour un ré­gime “su­pé­rieur”, l’in­verse n’est pas pos­sible. Par exemples • l’éle­veur réa­li­sant 25.000 eu­ros de ventes hors taxes, qui de­vrait donc lo­gi­que­ment être as­su-jet­ti au ré­gime du mi­cro-ba, peut très bien ob­te­nir d’être as­su­jet­ti à l’un des ré­gimes du réel (sim­pli­fié ou nor­mal), • et, par contre, si l’éle­veur ayant un chiffre d’af­faires de 250.000 eu­ros qui­de­vrait nor­ma­le­ment être as­su­jet­ti au réel sim­pli­fié agri­cole peut ob­te­nir de dé­cla­rer au réel nor­mal, il ne lui est pas pos­sible de “des­cendre” au mi­cro-ba (ex-for­fait).

Pe­tite pratique comp­table

Si le petit éle­veur n’a be­soin que de très peu de comptes four­nis­seurs (sou­vent un seul ven­deur d’ali­ments, un seul vé­té­ri­naire, …) et d’un unique compte “clients di­vers” alors que les grosses

(5) en­tre­prises ont, elles, be­soin d’in­di­vi­dua­li­ser les comptes de cha­cun de leurs nom­breux four­nis­seurs et clients dans des comp­ta­bi­li­tés très dé­taillées, vo­lu­mi­neuses et sou­vent com­plexes. Au ré­gime mi­cro (B.I.C., B.N.C. ou B.A.), rap­pe­lons que, toute vente de­vant obli­ga­toi­re­ment être ac­com­pa­gnée d’une at­tes­ta­tion ou d’une fac­ture re­mise au client 6), si la te­nue d’une comp

( ta­bi­li­té n’est pas obli­ga­toire, le double de ces pièces doit ce­pen­dant être conser­vé pen­dant au moins cinq ans pour pou­voir être pré­sen­té à tout contrôle fis­cal. Doubles des at­tes­ta­tions ou des fac­tures qui, dans le cas de plu­ri­ac­ti­vi­té (éle­vage, dres­sage, pen­sion, re­vente d’ali­ments, …), de­vront être clas­sées par type d’ac­ti­vi­té puisque cha­cune d’elles bé­né­fi­cie d’une dé­cla­ra­tion et d’un abat­te­ment dif­fé­rents (voir plus haut). Il est évident que l’un de ces re­gistres comp­tables que l’on trouve en­core dans quelques bonnes li­brai­ries per­met­tra d’en­re­gis­trer etde ven­ti­ler les ventes (en hors taxes) par type d’ac­ti­vi­té (re­vente, ser­vices, agri­cul­ture) sim­pli­fie­ra bien le tra­vail 7).

( Le­ré­gime du réel sim­pli­fié­rend in­dis­pen­sable l’en­re­gis­tre­ment des mou­ve­ments fi­nan­ciers dans un jour­nal des ventes et un jour­nal des achats. Jour­nal des ventes évi­dem­ment plus simple que ce­lui du mi­cro puis­qu’il n’est plus né­ces­saire (mais pas in­ter­dit) de dif­fé­ren­cier les re­cettes se­lon leur na­ture. Par contre, le jour­nal des achats de­vra com­por­ter un nombre cer­tain de co­lonnes afin de pou­voir ven­ti­ler les dé­penses se­lon leur na­ture (par exemple : cor­res­pon­dance, dé­pla­ce­ments, ma­té­riel de bu­reau, etc.), ce qui se­ra utile lors de l’éta­blis­se­ment de la dé­cla­ra­tion fis­cale an­nuelle de l’ex­ploi­ta­tion. Re­gistre comp­table ou ta­bleur in­dis­pen­sable. Le ré­gime du réel nor­mal rend utile la con­sul­ta­tion d’un ca­bi­net d’ex­per­tise comp­table, au moins pour les pre­mières dé­cla­ra­tions.

La T.V.A.

Les ex­ploi­tants agri­coles dont la moyenne des re­cettes hors taxes sur deux an­nées consé­cu­tives dé­passe 46.000 eu­ros sont obli­ga­toi­re­ment sou­mis au ré­gime sim­pli­fié de l’agri­cul­ture (R.S.A.) à comp­ter du 1° jan­vier de l’an­née sui­vante 8).

( A condi­tion qu’ils n’aient pas bé­né­fi­cié d’un rem­bour­se­ment de T.V.A. et que la moyenne de leurs re­cettes hors taxes pen­dant trois an­nées consé­cu­tives soit res­tée in­fé­rieure à 46.000 eu­ros, les agri­cul­teurs peuvent de­man­der à ne plus être sou­mis à la T.V.A.

Note : de­puis que la T.V.A. agri­cole est pas­sée à 20%, la qua­si­to­ta­li­té des éle­vages d’animaux en­re­gistre un dé­fi­cit au lieu d’avoir à en ré­cu­pé­rer une par­tie comme au­pa­ra­vant. Tous les éle­vages réa­li­sant moins de 46.000 eu­ros an­nuels de ventes hors taxes ont donc in­té­rêt à se rap­pro­cher de leur ins­pec­teur des Im­pôts pour de­man­der à ne plus être as­su­jet­ti à cette taxe. Leur seule obli­ga­tion se­ra, en­suite, d’ajou­ter sur leurs fac­tures la men­tion “TVA non ap­pli-cable : ar­ticle 293 B du C.G.I.”.

Comp­ta­bi­li­sa­tion des fac­tures

Il est pos­sible de comp­ta­bi­li­ser les ventes au mo­ment de la fac­tu­ra­tion ou à ce­lui de l’en­cais­se­ment. La comp­ta­bi­li­sa­tion des ventes consiste à en­re­gis­trer cette vente dès que le client quitte l’ex­ploi­ta­tion avec le chiot. Ce qui pré­sente plu­sieurs in­con­vé­nients : • d’abord­lorsque, plu­sieurs se­maines après la vente, la banque in­forme l’éle­veur que le chèque est im­payé, d’être obli­gé de pas­ser une écri­ture de sens in­verse pour re­ti­rer comp-ta­ble­ment cette vente de la comp­ta­bi­li­té, • la re­ti­rer aus­si de la dé­cla­ra­tion de TVA, ce qui ne se­ra pas sim­ple­si la dé­cla­ra­tion de TVA men­tion­nant ce chèque en bois est par­ve­nue aux Im­pôts, • ce qui peut, en fin d’exer­cice (lors­qu’on ar­rête les comptes de l’an­née), se com­pli­quer comp­ta­ble­ment puisque la vente pas­sée l’an­née N de­vra être an­nu­lée l’an­née N+ 1, • se com­pli­quer aus­si en cas de chiot qui a été cé­dé en fin d’an­née et se­ra payé en plu-sieurs fois (donc en par­tie l’an­née sui­vante), car si la fac­ture est en­re­gis­trée pour son mon­tant to­tal sur l’an­née N, la banque l’en­re­gis­tre­ra en par­tie sur l’an­née N + 1. Il vaut donc mieux comp­ta­bi­li­ser les en­cais­se­ments, ce qui est beau­coup plus près de la réa­li­té puis­qu’en­re­gis­trant les chèques lors­qu’on se­ra cer­tain qu’ils ne sont pas sans pro­vi­sion. At­ten­tion aux dé­lais de com­pen­sa­tion­car il faut un cer­tain temps pour que le compte sur le­quel le chèque a été dé­po­sé soit dé­fi­ni­ti­ve­ment cré­di­té du mon­tant en ques­tion. Il peut même ar­ri­ver, sur­tout lorsque le rè­gle­ment pro­vient d’une banque étran­gère, que le compte du ven­deur qui a été cré­di­té au mo­ment du dé­pôt du chèque soit, plus tard, dé­bi­té lorsque la banque étran­gère in­forme son ho­mo­logue fran­çaise du manque de pro­vi­sion de l’émet­teur. Rap­pe­lons, au pas­sage, que, puisque seuls peuvent pra­ti­quer le cré­dit les or­ga­nismes ban­caires agréés, les ex­ploi­ta­tions ne peuvent faire cré­dit. Seule­ment ac­cor­der des fa­ci­li­tés de paie­ment consis­tant à frac­tion­ner le prix de vente sur une pé­riode n’ex­cé­dant pas trois mois.

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