Ca­ni­cross ou ca­nivtt ? Les deux !

Sou­vent, nous avons ten­dance à nous spé­cia­li­ser dans une dis­ci­pline. Hors, il est très in­té­res­sant pour le chien et l’ath­lète d’al­ter­ner ces deux sports avec des ob­jec­tifs bien pré­cis. C’est pour­quoi, il est fon­da­men­tal de com­bi­ner ces deux dis­ci­plines po

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Le choix de sa dis­ci­pline

Le choix d’une dis­ci­pline re­pose en grande par­tie sur les ca­pa­ci­tés phy­siques du maître. Cer­tains choi­sissent le ca­ni­cross car la souf­france phy­sique de cet ef­fort ne les dé­cou­rage pas. De plus, l’in­ves­tis­se­ment dans le ma­té­riel est moindre. D’autres pré­fèrent la vi­tesse ef­fré­née et le pi­lo­tage au­da­cieux du ca­nivtt. En­fin, nous avons aus­si des chiens qui guident le choix de leur maître ! En ef­fet, on ne peut pas im­po­ser une dis­ci­pline qui ne plaît à son com­pa­gnon. Cer­tains chiens ne sup­portent pas d’être frei­ner par la trac­tion trop pé­na­li­sante du ca­ni­cross et donc adorent le ca­nivtt où ils peuvent ex­pri­mer li­bre­ment leurs grandes fou­lées. Les courses de ca­nivtt ne s’ef­fec­tuent pas dans une pro­mis­cui­té trop in­va­sive pour les chiens comme en ca­ni­cross. Il n’y a pas de dé­parts grou­pés. C’est trop dan­ge­reux ! Les dé­parts sont don­nés toutes les mi­nutes et par­fois, toutes les 30 se­condes si le nombre de par­ti­ci­pants est im­por­tant. Ain­si, cer­tains chiens pré­fèrent cette sé­ré­ni­té pour prendre du plai­sir.

Les avan­tages du ca­nivtt pour un ca­ni­cros­seur !

Le ca­ni­cross est un sport où les chocs ré­pé­tés en­traînent des trau­ma­tismes à long terme. Les plus ré­pan­dus sont la dor­sal­gie, ten­di­nites, dé­chi­rures mus­cu­laires et en­torses ch­ro­niques. Nous pou­vons dire aus­si que les cour­ba­tures très dou­lou­reuses après une course sont bien plus fré­quentes en ca­ni­cross qu’en ca­nivtt. La trac­tion du par­te­naire canin ac­cen­tue l’im­pact du pied au contact du sol et trau­ma­tise da­van­tage que la course à pied sans chien. C’est pour­quoi, les en­traî­ne­ments s’ef­fec­tuent sans la trac­tion du chien sauf pour re­voir une tech­nique par­ti­cu­lière avec ce­lui-ci. Ain­si, il est pri­mor­dial de com­bi­ner la pratique du ca­nivtt avec celle du ca­ni­cross. Lors des courses, de nom­breux ca­ni­cros­seurs re­con­naissent leur par­cours en vtt. Par consé­quent, cette re­con­nais­sance est moins longue et moins fa­ti­gante qu’à pied. Le spor­tif n’en­tame pas son éner­gie qu’il dé­pen­se­ra pen­dant son épreuve. Elle per­met aus­si de s’échauf­fer pro­gres­si­ve­ment les ar­ti­cu­la­tions sans les chocs. Après la course, re­prendre

son vtt est bé­né­fique. On éli­mine alors l’acide lac­tique en « mou­li­nant » (pé­da­ler sans ré­sis­tance) pen­dant au moins 10 à 20 mi­nutes. Lors des en­traî­ne­ments, il est in­té­res­sant de sup­pri­mer une séance de foo­ting par une sortie vtt avec son chien. Cet exer­cice ap­porte un ren­for­ce­ment mus­cu­laire au ni­veau des cuisses no­tam­ment des qua­dri­ceps et des che­villes, trop for­te­ment sol­li­ci­tées lors des ca­ni­cross. Les mé­de­cins du sport en­cou­ragent une pratique spor­tive en­ca­drée lors de bles­sures. En ef­fet, l’ar­rêt to­tal d’un ath­lète en­traîne sou­vent une dé­prime mais aus­si un dés­équi­libre du corps. Il faut en­tre­te­nir sa mus­cu­la­ture pour pré­ser­ver son équi­libre men­tal et cor­po­rel. C’est pour­quoi, la pratique du vtt ou de la na­ta­tion (sports non por­teurs) est une re­com­man­da­tion des mé­de­cins. Donc, les ca­ni­cros­seurs ont tout in­té­rêt à com­bi­ner leur pratique avec celle du ca­nivtt.

Les avan­tages du ca­nivtt pour le spor­tif canin !

Nous l’avons dé­jà évo­qué lors d’ar­ticles pré­cé­dents mais un chien spor­tif ne peut pas res­ter in­ac­tif. Pour­tant, leurs maîtres se blessent comme tous spor­tifs ! Il est im­pen­sable de stop­per ses sor­ties du jour au len­de­main. Ain­si, le chien de ca­ni­cross ac­com­pa­gne­ra son bi­nôme en vtt. Il s’ha­bi­tue­ra vite à cette nou­velle si­tua­tion et dé­cou­vri­ra des joies in­con­nues no­tam­ment celle de la vi­tesse ! La trac­tion se­ra dif­fé­rente car elle est beau­coup moins pé­na­li­sante que celle du ca­ni­cross. Les ordres du ca­ni­vé­té­tistes sont à peu près les mêmes qu’en ca­ni­cross. Par contre, il fau­dra prendre une marge d’er­reur beau­coup plus large qu’en ca­ni­cross si­non la chute se­ra as­su­rée ! Le chan­ge­ment de dis­ci­pline pour le chien de ca­ni­cross est aus­si conseillé lors d’un après tro­phée (1 se­maine de courses quo­ti­diennes). En ef­fet, le chien est at­ta­ché tous les jours et par­fois sur des dé­ni­ve­lés qui ré­duisent for­te­ment sa vi­tesse comme le tro­phée des mon­tagnes. Cer­tains chiens adoptent alors ce rythme lent et ne re­lancent plus lors­qu’ils en ont la pos­si­bi­li­té. Ain­si, la pé­riode au­tom­nale peut être l’oc­ca­sion de re­don­ner de la vi­tesse à son chien en le met­tant au ca­nivtt. Ce­lui-ci est sou­la­gé d’une trac­tion trop im­po­sante pour cou­rir avec moins de contrainte de poids. Il re­trouve alors une vi­tesse na­tu­relle. Par consé­quent, le ca­ni­cross et le ca­nivtt sont deux dis­ci­plines unies. De nom­breux ca­ni­cros­seurs vé­té­rans de­viennent d’ex­cel­lents ca­ni­vé­té­tistes. La pas­sion cy­no­phile au­ra rai­son de leur pre­mier choix spor­tif ou de leurs peurs. Ces an­ciens ca­ni­cros­seurs pos­sèdent une science de la course re­dou­table due à leur ex­pé­rience des courses. Ce­pen­dant, le pi­lo­tage en ca­nivtt reste un obs­tacle à fran­chir ! Seule la com­pli­ci­té avec leur bi­nôme canin per­met­tra cette re­con­ver­sion spor­tive.

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