Un Man­sen­cal bis

Vos Chiens - - Paroles D’experts -

Ce per­son­nage haut en cou­leur a eu son pre­mier chien en 1977, un lé­vrier af­ghan. A quoi tient la des­ti­née d’une vie : l’éle­veur l’in­cite à pré­sen­ter ce chien en ex­po­si­tion où il col­lecte d’abord un Bon puis un 1er ex­cellent avec un chien qu’il qua­li­fie de moyen. Il dé­cide d’en ac­qué­rir un se­cond dans un éle­vage ré­pu­té où il doit pa­tien­ter trois ans. Son at­tente est bien ré­com­pen­sée puisque Rin­go Star du Lob Nor de­vient mul­ti- cham­pion ( sauf en France) ; Il fut le pre­mier Af­ghan à par­tir aux Etats Unis où il de­vient cham­pion. Dès 1978, Jean-jacques Du­pas aide M. Mes­sin qui or­ga­nise les ex­po­si­tions de la Saint-hu­bert du Nord et il entre au co­mi­té de cette ré­gio­nale aux cô­tés de la fa­mille Les­tienne. Il ac­quiert en­suite un berger des Py­ré­nées, Vis­cose, qui de­vient cham­pion du monde et qui se­ra uti­li­sé comme éta­lon dans toute l’eu­rope. Guy Man­sen­cal qui pré­side le club des chiens des Py­ré­nées l’ins­crit d’of­fice à une for­ma­tion de juges. M. Man­sen­cal à pré­sent à la re­traite se­ra son maître et son mo­dèle. Il est en­suite nom­mé juge de races ber­gères et en­fin de lé­vriers. sept ans et je re­grette qu’il n’y en ait pas plus. Ce­la fait rire à l’étran­ger quand on dit qu’il y a un nu­me­rus clau­sus en France » . In­vi­té à ju­ger dans le monde en­tier, il ap­pré­cie par­ti­cu­liè­re­ment le Ja­pon pour sa ri­gueur : « j’ai ju­gé un jour 175 ca­niches toys de qua­li­té fa­bu­leuse et c’était tel­le­ment bien or­ga­ni­sé ! » Il re­fuse de ju­ger à Crufts : « quand ils viennent ju­ger chez nous on ne de­mande rien ; à l’in­verse, nous de­vons rem­plir de mul­tiples pa­piers. In­vi­té à ju­ger les ca­niches dont je pré­si­dais le club, j’ai rem­pli des for­mu­laires et ils m’ont dit qu’ils me don­ne­raient une ré­ponse dans un mois. J’ai ré­pon­du que je ne venais pas ». Il a ado­ré un pays pour son ac­cueil, l’ouz­be­kis­tan, pays en­core en stage au­près de la FCI. Il ap­pré­cie l’or­ga­ni­sa­tion des pays scan­di­naves, les Etats Unis, même si les juges sont ob­ser­vés par un of­fi­ciel du Ken­nel Club qui dé­cide si l’on se­ra ré­in­vi­té. Lors d’une Spé­ciale Af­ghan, il voit pleu­rer un homme à qui il vient de don­ner le Meilleur de race : « il était éton­né que je le fasse ga­gner sans le connaître. Le len­de­main il a fait Meilleur de race à West­mins­ter ». Pour lui un bon juge doit avoir du cou­rage, être hon­nête, res­pec­ter les stan­dards, ne pas faire de co­pi­nage et être un ar­tiste « qui sait ap­pré­cier le beau même dans la vie de tous les jours : un pay­sage, un cou­cher de so­leil, un ta­bleau, une belle na­na ou un beau mec. Si on n’a pas cette qua­li­té on ne peut ap­pré­cier un chien ». Jean-jacques Du­pas es­time que le juge spé­cia­liste d’une ou plu­sieurs races doit gui­der les éle­veurs dans leurs choix fu­turs ; il par­ti­cipe in­di­rec­te­ment à la sé­lec­tion. Mais il avoue hum­ble­ment qu’on ne peut pas être ex­cellent dans toutes les races. « Lorsque j’ai ju­gé le sixième groupe à l’eu­ro­péenne à Ge­nève, j’étais dans mes pe­tits sou­liers de­vant de très nom­breuses races dans deux rings pré­pa­ra­toires com­plets. J’ai sor­ti un bas­set ar­té­sien nor­mand qui a fi­ni troi­sième du Best In Show ». Il re­grette qu’en France, ne pas don­ner un qua­li­fi­ca­tif Ex­cellent soit mal per­çu. Il res­pecte les ex­po­sants et il de­mande la même chose en re­tour. Il ad­met des com­por­te­ments dif­fé­rents d’un groupe à l’autre : « le deuxième groupe est plus ma­cho que le neu­vième, les ex­po­sants de chiens de chasse sont très re­lax, leur chien est bon à la chasse, c’est la vraie va­leur. Dans les chiens de com­pa­gnie, beau­coup de per­sonnes es­saient de nous in­fluen­cer en ci­tant leurs résultats pas­sés. Ma ré­ponse est nette : vous vous tai­sez où vous sor­tez du ring ». Comme pré­sident du club des ca­niches il s’est tou­jours bat­tu pour que le stan­dard soit res­pec­té par­tout. On ne doit pas trans­for­mer une race pour l’adap­ter à une mode ou à un tra­vail. Se­lon lui, la qua­li­té des chiens du dixième groupe a énor­mé­ment bais­sé et au contraire cer­taines races des groupes un, cinq, huit et neuf ont pro­gres­sé ; même dans le sixième groupe cer­tains chiens sont fa­bu­leux mais la pré­sen­ta­tion ne les avan­tage pas. Une autre ori­gi­na­li­té de JeanJacques est sa concep­tion des ex­po­si­tions. Pré­sident de la ré­gio­nale il or­ga­nise chaque an­née avec son équipe l’ex­po­si­tion de Douai : « on sou­haite que le ma­tin soit un ins­tant sé­rieux lors des ju­ge­ments. Et l’après-mi­di c’est la fête. On al­terne les ju­ge­ments avec de pe­tits spec­tacles. Dans un CACS, nous avions au moins huit cents per­sonnes lors du fi­nal ». Ce­la n’em­pêche pas un rè­gle­ment très strict no­tam­ment lors­qu’il exige que tous les juges se rendent au ring de pré­pa­ra­tion avant d’of­fi­cier sur le ring d’hon­neur. Cette ré­gio­nale fut la pre­mière à faire des ex­po­si­tions à ho­raires, à mettre les cages en op­tion puis à les sup­pri­mer ; les ex­po­sants peuvent ar­ri­ver trois quart d’heure avant d’être ju­ger et s’ils perdent ils peuvent s’en al­ler. Le pu­blic de l’après-mi­di dé­cou­vri­ra les races sur le ring d’hon­neur.

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