Té­moi­gnages de Va­lé­rie et Jean-marc Char­neau

Vos Chiens - - Le Husky -

En mode husky de­puis 25 ans

Lors­qu’elle était étu­diante dans les Py­ré­nées-orien­tales, Va­lé­rie Char­neau rê­vait d’un husky : « l’ar­ché­type de ce qu’on voyait à l’époque, pe­lage noir et blanc avec des yeux bleus ». Le rêve de­vient réa­li­té en 1992. Son ma­ri Jean-marc Char­neau ra­conte : « nous étions par­tis ache­ter un bou­quet pour la fête des mères, et il y avait dans ce ma­ga­sin, un husky à vendre ». Ils ont cra­qué. Le husky de­vient une af­faire de fa­mille. « Ma mère, ma bel­le­mère, mon frère, la fa­mille en­tière a eu un husky », pré­cise Va­lé­rie. Mais pour elle, son ma­ri et leur fille Ma­rion, cette ren­contre s’est trans­for­mée en pas­sion. Elle est de­ve­nue leur mode de vie et rythme leur quo­ti­dien de­puis un quart de siècle.

Une meute de 33 chiens

En 1994, ils dé­marrent l’éle­vage sous l’af­fixe « Of Nor­dic Fo­rest ». Leurs ob­jec­tifs : pro­duire des chiens bons au tra­vail, beaux c’est-à-dire conformes au stan­dard et sains. « Nous fai­sons tous les tests de san­té avec nos re­pro­duc­teurs », af­firme Va­lé­rie. Ils ont ac­tuel­le­ment 33 chiens qui vivent en meute en bonne in­tel­li­gence. Les hus­kys sont des chiens de meute. Ils tra­vaillent avec Jean-marc, Va­lé­rie et leur fille Ma­rion, 16 ans qui a gran­di dans l’uni­vers des courses de traî­neaux et en com­pa­gnie de hus­kys. Après avoir fait quelques courses en­fants, elle a dé­bu­té les com­pé­ti­tions à l’âge de 14 ans. Pour les courses « nous fai­sons un peu de sprint, mais pré­fé­rons les courses de moyennes et longues dis­tances, car le husky n’est pas un sprin­teur, mais un fon­deur », ex­plique Jean-marc qui a no­tam­ment fait deux fois le Tro­phée de la Grande Odys­sée (en 2008 et 2009). Il part cou­rir éga­le­ment en Al­le­magne, Au­triche et en Ita­lie. Il sou­haite par­ti­ci­per à une course en Suède où homme et chiens courent en to­tale au­to­no­mie pen­dant quatre jours, mais « il faut un bon en­traî­ne­ment tant pour le mu­sher que pour ses chiens ». « Mu­sher est spor­tif. Il faut une bonne condi­tion phy­sique et s’en­traî­ner ré­gu­liè­re­ment », ajoute Va­lé­rie. Le couple Char­neau sait de quoi il parle. Grâce à son tra­vail, il monte ré­gu­liè­re­ment sur les po­diums. Un des bons sou­ve­nirs est leur ma­gni­fique dou­blé au cham­pion­nat d’eu­rope qui s’est dé­rou­lé, en Al­le­magne, à In­zell en 2009. Va­lé­rie a rem­por­té le titre de cham­pionne d’eu­rope en concou­rant avec l’at­te­lage de son ma­ri et lui a été vice-cham­pion avec ce­lui de sa femme.

Né pour ce­la

Le husky est fait pour être at­te­lé. Va­lé­rie parle de cette ac­ti­vi­té avec en­thou­siasme : « les jeunes sont at­te­lés à par­tir de 10 – 11 mois dans un at­te­lage com­po­sé de vieux rou­tards, et pas n’im­porte où ». Elle ajoute: « Quand on met le har­nais, les chiens font des bonds, sont ra­vis de par­tir ». Son ma­ri sou­ligne : « Mais dans l’ef­fort, un husky ne se donne ja­mais à fond et uti­lise en­vi­ron 70% de ses ca­pa­ci­tés. Les 30% res­tant servent à ré­cu­pé­rer après l’ef­fort pour pou­voir man­ger et pou­voir lut­ter contre le froid en bi­vouac ».

Proche de l’homme

Les Char­neau ap­pré­cient, chez le husky, son look bien sûr, mais aus­si son com­por­te­ment : « C’est un chien proche de l’homme, at­ten­tif. ll aime faire plai­sir. Il est très câ­lin. Si on sait le prendre on en fait ce qu’on veut ». C’est en­core son cô­té rus­tique, cos­taud et spor­tif qui les sé­duit. Quand ils ne partent pas sur les sen­tiers avec leurs chiens, ils les em­mènent sur des rings d’ex­po­si­tions et « cer­tains ra­vis de faire le beau ont le pa­nache né­ces­saire pour ga­gner », dé­taille Va­lé­rie. L’éle­vage compte un cer­tain nombre de cham­pions de beau­té et de tra­vail.

Un mode de vie

Mu­sher un sport qui coûte cher, une ac­ti­vi­té qui de­mande un en­traî­ne­ment ri­gou­reux et un in­ves­tis­se­ment quo­ti­dien « 365 jours sur 365 ». Mais c’est aus­si beau­coup de joies et de convi­via­li­té. En com­pé­ti­tion si un concur­rent est en mau­vaise pos­ture, l’es­prit spor­tif pré­vaut et les concur­rents s’en­traident pour pré­ser­ver le bien-être des chiens. Cette vie par­ta­gée avec les hus­kys, certes pas tous les jours fa­cile, reste pour­tant dense et riche en sa­tis­fac­tions : « tant que nous au­rons la condi­tion phy­sique et l’en­vie nous conti­nue­rons », conclut Va­lé­rie.

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