Le jeu, le se­cret de l’édu­ca­tion réus­sie en Mé­thode Na­tu­relle

Sa­vez-vous jouer avec votre chien ? Le jeu c’est la meilleure des choses car ce­la sti­mule l’in­tel­li­gence et amé­liore les ca­pa­ci­tés d’ap­pren­tis­sage, ce­la peut être aus­si la pire des choses quand il rend le chien fou et in­con­trô­lable !

Vos Chiens - - Education - Jo­seph OR­TE­GA

Le chien comme son an­cêtre le loup a une énorme ca­pa­ci­té d’adap­ta­tion, c’est la prin­ci­pale condi­tion de la sur­vie, ce­la si­gni­fie qu’il est ca­pable de mé­mo­ri­ser des ap­pren­tis­sages très com­plexes sur­tout s’ils sont as­so­ciés à de l’agréable. Le jeu doit ré­pondre à des règles simples que l’on a tout in­té­rêt à ob­ser­ver. Il y va de la cré­di­bi­li­té de la Mé­thode Na­tu­relle !

Faire preuve d’em­pa­thie

Une mé­thode étho­lo­gique né­ces­site de com­prendre les choses du point de vue de l’élève, tou­jours se po­ser la ques­tion : « Si j’étais le chiot là (ce chien là) qu’estce qui m’in­ci­te­rait à bou­ger ? »

Sa­voir quelles sont les pré­fé­rences de son chien

Se­lon son âge, sa race, l’in­di­vi­du, il existe toutes sortes de jeux : phy­siques, de ré­flexion, d’équi­libre, de sti­mu­la­tions (sol­li­ci­tant un ou plu­sieurs sens), d’imi­ta­tion, édu­ca­tifs, d’adresse, col­lec­tifs, com­pé­ti­tifs…

Connaître ses ob­jec­tifs

Cette pas­sion du jeu chez les ca­ni­dés a des fonc­tions im­por­tantes, ce­la ne sert pas qu’à éprou­ver du plai­sir : dé­ve­lop­per les qua­li­tés de per­cep­tion et la confiance en soi (le chien stres­sé ne joue pas !), tes­ter ses ca­pa­ci­tés et as­sou­vir son be­soin d’ac­tion (un chien de ber­ger qui fait 50 km dans la jour­née n’a pas de pro­blème de com­por­te­ment. Com­bien de ki­lo­mètres fait votre chien ?), amé­lio­rer la mo­tri­ci­té et la co­or­di­na­tion des mou­ve­ments, rendre so­ciable et équi­li­bré, res­ser­rer les liens avec le maître et en­cou­ra­ger à la co­opé­ra­tion, en­fin ai­der à se mus­cler har­mo­nieu­se­ment le corps et à lut­ter contre la sur­charge pon­dé­rale.

Sa­voir res­ter le « maître du jeu »

Il faut être pro­gres­sif, agréable, par­ti­ci­pant, adap­ta­tif, mais sur­tout de­meu­rer l’or­ga­ni­sa­teur. Ce­lui qui dé­bute et met fin au jeu. Res­pec­ter l’autre mais aus­si se faire res­pec­ter (ne pas ad­mettre les dé­bor­de­ments : ex­ci­ta­tion, mor­dille­ments. Chez les loups le chef de meute peut jouer et même al­ler jus­qu’à se cou­cher sur le dos, il reste néan­moins le lea­der !)

Ne ja­mais pro­vo­quer de dou­leur

On peut four­nir les sti­mu­la­tions les plus spec­ta­cu­laires en ap­pa­rence (les spec­ta­teurs sont sur­pris de tout ce que l’on peut faire avec un chiot de deux mois), la règle c’est de ne ja­mais al­ler jus­qu’à la dou­leur.

Faire preuve d’ima­gi­na­tion

On doit va­rier les jeux de rôle, donc l’ap­proche des exer­cices, à l’in­fi­ni… La plu­part des maîtres ne savent pas jouer avec leur chien, il est par­fois né­ces­saire de les faire ré­pé­ter « à vide », c’est-à-dire sans le chien. Com­ment te­nir la fi­celle de la balle, com­ment la faire bou­ger pour qu’elle de­vienne « une proie », com­ment lui don­ner une ap­pa­rence de vie lors­qu’elle est dans la gueule du chien, etc. Dans tous les cas la séance d’édu­ca­tion doit être ré­créa­tive, le chien a hor­reur de la mo­no­to­nie qui consiste à ré­pé­ter les mêmes exer­cices.

S’ar­ran­ger pour qu’il réus­sisse

Chaque vic­toire aug­mente la qua­li­té de l’exé­cu­tion. Pré­pa­rez-vous à faire face à un éven­tuel dé­ra­page, par exemple le chiot par­vient à s’em­pa­rer de votre jouet et à par­tir (alors qu’il ne fait pas en­core le rap­port d’ob­jet cor­rect. Ce­la si­gni­fie que ce n’est plus l’édu­ca­tion par le jeu, mais le jeu, tout court !). il faut donc que le maître ait dans sa poche ou dans son sac­ba­nane, un autre jouet. Ce qui per­met­tra de ré­cu­pé­rer le pre­mier en at­ti­rant le chiot.

Sa­voir s’ar­rê­ter au bon mo­ment

Pour res­ter dans le po­si­tif il faut de­meu­rer en de­çà de ses ap­ti­tudes phy­siques et men­tales. Une fois de trop c’est peu­têtre bas­cu­ler dans la sa­tu­ra­tion ou dans l’ex­ci­ta­tion !

Soyez dé­ten­du et sou­riant

Cette mé­thode est sy­no­nyme de plai­sir et de dé­tente aus­si bien pour le maître que pour le chien. Comme avec un congé­nère, le chien imite votre com­por­te­ment.

Ne pas ou­bliez que le but du jeu c’est l’ap­pren­tis­sage

Si pour le chien chaque séance est une par­tie d’amu­se­ment, pour le maître c’est la pos­si­bi­li­té de mettre en place des ap­pren­tis­sages de plus en plus com­plexes se­lon des lois scien­ti­fiques. Phase sys­té­ma­tique, phase in­ter­mit­tente, phase aléa­toire, ren­for­ce­ment des ap­proxi­ma­tions suc­ces­sives… Pour en sa­voir plus, voir les livres et stages de Jo­seph OR­TE­GA (in­ven­teur de l’ecole du chiot et de la Mé­thode Na­tu­relle®) dans son site : www.ecole-de-chiot.fr/

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