Nou­veau pré­sident à la Cen­trale Ca­nine

Suite au dé­cès de Chris­tian Ey­mar-dau­phin, la Cen­trale Ca­nine a choi­si un nou­veau pré­sident en la per­sonne de Mi­chel Mot­tet. Ce scien­ti­fique de for­ma­tion, in­gé­nieur chi­miste et doc­teur ès Sciences, a pas­sé la plus grande par­tie de sa car­rière pro­fes­sionne

Vos Chiens - - Sommaire - Mi­chel Mot­tet

Quel sou­ve­nir gar­de­rez-vous de votre pré­dé­ces­seur ?

Au cours de ces der­nières d’an­nées, j’ai eu le plai­sir et l’hon­neur de faire par­tie de ce que cer­tains ap­pe­laient « la garde rap­pro­chée » du pré­sident Chris­tian Ey­mar-dau­phin, ani­mé de la vo­lon­té de le sou­te­nir et de l’ai­der. C’est là que j’ai pu ap­pré­cier non seule­ment ses connais­sances cy­no­philes mais sur­tout ses qua­li­tés hu­maines qui ont fait de lui un grand Pré­sident et un re­mar­quable me­neur d’hommes. Son dé­cès a lais­sé la SCC or­phe­line et mon am­bi­tion est de pour­suivre ce qu’il avait ini­tié et c’est pro­ba­ble­ment ce qui a conduit le co­mi­té à me dé­si­gner pour être le nou­veau pré­sident de la SCC.

De­puis des an­nées, vous par­ti­ci­pez à la ges­tion de la cy­no­phi­lie fran­çaise, de fa­çon dis­crète. Mon­sieur Mot­tet, qui êtes-vous ?

Je suis Ju­ras­sien d’ori­gine et Sa­voyard d’adop­tion. Né dans une fa­mille d’agri­cul­teurs, éle­veurs de Mont­bé­liardes, c’est pro­ba­ble­ment de là que vient ma pas­sion pour l’éle­vage. Ado­les­cent, j’ai eu un vé­ri­table coup de foudre pour le Ber­ger al­le­mand et c’est ain­si que j’ai pu convaincre mes pa­rents d’ache­ter « Fa­rouk » un chiot de cette race et ins­crit au LOF, que j’ai moi-même édu­qué et uti­li­sé pour la conduite et la garde du trou­peau de la ferme. Pen­dant une di­zaine d’an­nées, j’ai éga­le­ment été chas­seur à l’époque où il y avait beau­coup de la­pins puis la myxo­ma­tose ayant dé­ci­mé cette po­pu­la­tion je me suis da­van­tage tour­né vers le pas­sage des oi­seaux mi­gra­teurs à l’au­tomne.

Vous avez éle­vé des Ber­gers al­le­mands.

Oui pen­dant une ving­taine d’an­nées sous l’af­fixe «du Pas de la Coche » avec la seule am­bi­tion de pro­duire d’ex­cel­lents chiens. Bien que ne fai­sant qu’une à deux por­tées par an, et en dé­pit de mes contraintes pro­fes­sion­nelles nous avons eu la sa­tis­fac­tion de pro­duire plu­sieurs su­jets de pre­mier plan dont une chienne « Co­ra » qui a ob­te­nu en 1991 le qua­li­fi­ca­tif d’«aus­lese », si convoi­té dans le monde du Ber­ger Al­le­mand. L’éle­vage ca­nin vous a conduit à prendre des res­pon­sa­bi­li­tés cy­no­philes. En 1984 je suis ren­tré au co­mi­té de la SCBA dont je suis de­ve­nu le Se­cré­taire Gé­né­ral pen­dant une di­zaine d’an­nées puis vice pré­sident et pré­sident de 2000 à 2006. Au terme de mon deuxième man­dat de 3 ans, les ob­jec­tifs que nous nous étions fixés en 2000 étant at­teints, j’ai consi­dé­ré que ma mis­sion était ter­mi­née et j’ai dé­ci­dé de ne pas bri­guer un troi­sième man­dat. Je suis éga­le­ment juge de Ber­ger Al­le­mand de­puis 1989 et de Ber­ger Blanc Suisse de­puis 2005. J’ai été élu au co­mi­té de la SCC en 2006 date de­puis la­quelle je suis pré­sident de la com­mis­sion Ele­vage de notre fé­dé­ra­tion. J’ai en­suite été nom­mé Se­cré­taire

Gé­né­ral en 2009 et ce jus­qu’au 18 jan­vier 2017 date de mon élec­tion à la pré­si­dence de la SCC.

Quel fut votre prin­ci­pale ac­tion au sein de la com­mis­sion éle­vage ?

Nous avons très vite eu la vo­lon­té de four­nir aux éle­veurs des Do­cu­ments Gé­néa­lo­giques sus­cep­tibles de les ai­der dans la conduite de leur éle­vage et c’est ain­si qu’en 2012 les Pe­di­grees 3 gé­né­ra­tions «en­ri­chis» avec des in­for­ma­tions re­la­tives à L’ADN à la san­té et aux per­for­mances ont vu le jour et dans la pers­pec­tive de pou­voir à terme cer­ti­fier les gé­néa­lo­gies de nos pe­di­grees, nous avons mis en place une base de don­nées des em­preintes gé­né­tiques des chiens. Tou­jours avec le sou­ci de don­ner aux éle­veurs de vé­ri­tables ou­tils pour la conduite de leur éle­vage, nous avons tra­vaillé sur un pe­di­gree com­por­tant non plus 3 mais 5 gé­né­ra­tions ain­si que des in­for­ma­tions sur la consan­gui­ni­té. Nous avons de plus consi­dé­ré qu’il était im­por­tant, pour mettre en va­leur le po­ten­tiel gé­né­tique d’un su­jet, de connaitre non seule­ment ses as­cen­dants mais éga­le­ment ses col­la­té­raux et ceux de ses as­cen­dants. Ces pe­di­grees 5 gé­né­ra­tions ont été mis en place en 2016 et nous sommes cons­cients qu’ils consti­tuent la li­mite de ce que l’on peut faire sous la forme « pa­pier ». De­puis 1 an nous tra­vaillons sur un pro­jet d’«aide à l’ele­vage» com­por­tant 2 vo­lets : l’un des­ti­né aux éle­veurs et l’autre aux clubs de race et qui per­met­tra via in­ter­net d’avoir ac­cès à la ri­chesse des in­for­ma­tions conte­nues dans notre base de don­nées. Il se­ra no­tam­ment pos­sible pour les éle­veurs d’avoir ac­cès à tous les élé­ments re­la­tifs à un chien, de connaitre sa re­pro­duc­tion, de si­mu­ler des ac­cou­ple­ments vir­tuels etc. et, pour les clubs de race, d’avoir des in­for­ma­tions sur l’en­semble du chep­tel dont ils ont la charge. Ce pro­jet va­li­dé par le co­mi­té est en cours de réa­li­sa­tion avec l’aide de nos ser­vices in­for­ma­tiques. Il se­ra pré­sen­té lors de la pro­chaine As­sem­blée Gé­né­rale et mis en ap­pli­ca­tion avant la fin de cette an­née.

Votre élec­tion est ré­cente, mais avez-vous dé­jà ré­flé­chi sur ce qui doit être réa­li­sé dans les pro­chaines an­nées ?

Lorsque j’ai pré­sen­té ma can­di­da­ture, j’ai bien in­di­qué aux membres du co­mi­té qu’en au­cun cas je n’en­vi­sa­geais une rup- ture avec ce qui avait été fait jusque-là. J’adhère to­ta­le­ment aux orien­ta­tions prises par le pré­sident Chris­tian Ey­marDau­phin, qu’il s’agisse des mé­thodes de tra­vail pour être au ser­vice de nos cy­no­philes et qui nous ont per­mis d’ob­te­nir la cer­ti­fi­ca­tion ISO 9001, du dé­ve­lop­pe­ment de notre com­mu­ni­ca­tion par un nou­veau site in­ter­net plus convi­vial et plus riche d’in­for­ma­tions ou de notre pro­jet d’aide à l’ele­vage.

Avez-vous des pro­jets sur les ex­po­si­tions ca­nines ?

S’agis­sant du cham­pion­nat, nous pen­sons qu’il se­rait ju­di­cieux de re­ve­nir sur la ré­gion pa­ri­sienne ou à proxi­mi­té im­mé­diate pour faire bé­né­fi­cier cette ma­ni­fes­ta­tion du pres­tige de Pa­ris. Vous al­lez de­voir être pré­sent à Pa­ris. De­puis en­vi­ron 2 ans j’ai pris l’ha­bi­tude d’être pré­sent 2 jours par se­maine au siège de la SCC. Je conti­nue­rai à le faire. De plus, avec les moyens mo­dernes de com­mu­ni­ca­tion je pour­rai éga­le­ment tra­vailler de­puis mon do­mi­cile. Comme vous pou­vez le consta­ter la SCC meuble bien ma vie de re­trai­té.

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