25 ans

“Comment me dé­bar­ras­ser de mes ci­ca­trices d’ac­né qui me sapent le mo­ral ?”

Votre Beaute - - QUESTION & RÉPONSE -

na­dine Pomarède, der­ma­to­logue : « Quand on a souf­fert d’ac­né, les marques qui sub­sistent peuvent af­fec­ter la confiance en soi et im­pac­ter les re­la­tions so­ciales et pro­fes­sion­nelles. Ras­su­rez-vous la der­ma­to­lo­gie dis­pose dé­sor­mais de so­lu­tions et de tech­no­lo­gies mo­dernes éprou­vées qui per­mettent d’em­bel­lir consi­dé­ra­ble­ment l’as­pect du visage en quelques mois. Les trai­te­ments dé­pendent ce­pen­dant de la na­ture et de l’im­por­tance des stig­mates de l’ac­né.

EF­FA­CER LES TACHES & COM­BLER LES CREUX

« S’il s’agit par exemple de traces résiduelles de co­lo­ra­tion (rouges sur les peaux claires, et brunes sur les peaux mates), on re­court aux pee­lings der­ma­to­lo­giques su­per­fi­ciels ef­fec­tués chez un der­ma­to. À base d’acides de fruits seuls ou as­so­ciés à des bê­ta acides de fruits (acide sa­li­cy­lique), ils vont re­don­ner une belle uni­for­mi­té et de l’éclat à l’épi­derme au moyen d’ex­fo­lia­tions ré­pé­tées : trois à cinq séances es­pa­cées de trois se­maines, avec une pré­pa­ra­tion préa­lable à la mai­son. Comp­ter 80 à 100 eu­ros la séance, sans évic­tion so­ciale. « S’il s’agit de marques “en creux”, plus pro­fondes donc liées à une ac­né in­flam­ma­toire, deux so­lu­tions s’offrent à vous pour ni­ve­ler la peau : “ra­bo­ter” les ci­ca­trices, ou à l’in­verse les com­bler ; com­bi­ner les deux étant par­fois pré­co­ni­sé. Dans le pre­mier cas, on uti­lise un la­ser dit frac­tion­né, type la­ser CO , dans le se­cond, on opte pour les 2 in­fra­rouges (Ti­tan ® ) ou pour la ra­dio­fré­quence (Ther­mage ® ). « Les la­sers frac­tion­nés ont une double ac­tion : ils ré­duisent la pro­fon­deur des ci­ca­trices et sti­mulent la fa­bri­ca­tion de col­la­gène. Deux à quatre séances sont né­ces­saires, es­pa­cées d’au moins un mois. Plus “forts” que les pee­lings su­per­fi­ciels, ils né­ces­sitent trois à quatre jours de ci­ca­tri­sa­tion pen­dant les­quels le visage reste rouge comme après un coup de so­leil. Ils sont aus­si un peu plus chers : de 300 à 350 eu­ros la séance. « Les in­fra­rouges ou la ra­dio­fré­quence sti­mulent la fa­bri­ca­tion du col­la­gène sans ci­ca­tri­sa­tion. Ces ma­chines visent à sti­mu­ler la pro­duc­tion de col­la­gène, donc à re­don­ner le volume qui es­tom­pe­ra les creux dis­gra­cieux. Ces trai­te­ments s’ef­fec­tuent en cure de trois à quatre séances es­pa­cées d’un mois. No­tez en­fin que si les in­fra­rouges et la ra­dio­fré­quence peuvent être uti­li­sés sur tous les types de peau, le la­ser frac­tion­né doit être ma­nié avec pré­cau­tion sur les peaux fon­cées en rai­son d’un risque d’hy­per­pig­men­ta­tion. « En cas de re­cru­des­cence pé­rio­dique de bou­tons d’ac­né, des mi­cro­kystes (c’est le cas d’une femme sur quatre ac­tuel­le­ment, sur­tout de­puis l’aban­don des pi­lules de troi­sième gé­né­ra­tion), aux trai­te­ments dé­jà évo­qués on com­bi­ne­ra la lu­mière LED, bleue ou rouge, pour di­mi­nuer l’in­flam­ma­tion et dé­truire la bac­té­rie Pro­pio­ni­bac­te­rium acnes, in­cri­mi­née dans l’ac­né. »

LES LA­SERS FRAC­TION­NÉS RÉ­DUISENT DES CI­CA­TRICES ET STI­MULENT LE COL­LA­GÈNE.

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